Saint-Omer et le XVIIème siècle.

Saint-Omer et le XVIIème siècle.

Musée de l’Hôtel Sandelin

Editions Kim Dunkerque 1977.

arnaud pattin saint omer

Catalogue de l’exposition du Tricentenaire 1677/1977.

Préface de Philippe-Gérard Chabert, conservateur des musées de Saint Omer, pour ce catalogue consacré à l’exposition  commémorant le tricentaire de la prise de Saint Omer par les Français et le rattachement de la Flandre à la France, après la bataille du val de Cassel en 1677. (Peeneslag).

Le catalogue comprends des médailles, des peintures, des armes, des reliures, du mobilier et de nombreuses cartes et documents datant de cette période.

Intéressante pierre tumulaire d’Adrien de Lieres, colonel d’infanterie tué au siège de Saint Omer en 1677.adrien de lieres

 

 

Quand MONTREUIL était sur mer – Quentovic.

Quand MONTREUIL était sur mer – Quentovic.

Jean Leroy.

Edité à compte d’auteur à Boulogne en 1979.

quentovic arnaud pattin

Un passionné d’histoire interroge le passé d’une ville disparue ( apparemment)… « Quentovic ». cette illustre cité –mérovingienne, puis carolingienne- située jadis en basse Canche, et qui utilisait « d’antiquité » un atelier monétaire, était également le chef lieu d’un petit territoire administrativement indépendant à la fois du Boulonnais et du Ponthieu.

L’auteur usant d’observations inédites, analysant des données surprenantes, bousculant un certain ordre établi par des idées reçues, apporte enfin la conclusion assez stupéfiante que la colline fortifiée qui prit le nom de « Montreuil » à partir des toutes premières années du IXème siècle, et premier port de mer des premiers capétiens, fut bien ce célèbre « débarcadère-marché » du nom de Quentovic qui se manifesta si brillamment durant les six derniers siècles de la première moitié de notre ère. Cette irritante énigme qui défraya tant la chronique jusqu’à ce jour, a donc vécu.

Bien des faits historiques dont la région littorale nord de la France fut témoin, prennent tout leur sens dans la perspective de cet ouvrage remarquable. Alliant à un sens rigoureux de la recherche assise sur des bases scientifiques trop souvent méconnues, celui d’une véritable investigation, Jean Leroy a su mener à terme, en toute sérénité, sa patiente et minutieuse enquête.

 Peintre, historien local, écrivain et amateur de silex, Jean Leroy touche à tout depuis sa plus tendre enfance. Ce dernier etait retraité de la banque depuis 1984. Il est notamment l’auteur d’un ouvrage intitulé Quand Montreuil était sur mer-Quentovic, qu’il a complété de quelques dessins et publié en 1979. Il a aussi écrit Sainte-Marie de Boulogne en 1985. Jean Leroy cultivait aussi un goût pour la peinture. « J’ai tout essayé : le fusain, le pastel, la gouache, l’huile et l’acrylique. Quelques murs de Boulogne sont encore porteurs de peintures en grand format que j’ai réalisées. Finalement, mon choix s’est fixé sur la gouache. » Jean Leroy a participé à de nombreuses expositions dont quelques unes avec son père, à Boulogne et Montreuil. « Mon père fut président des amis du musée de Montreuil et vice-président du syndicat d’initiative et était engagé dans plusieurs associations culturelles. Pour ma part, j’ai été membre de l’office de tourisme de nombreuses années même lorsque, de 1965 à 1984, je résidais à Boulogne-sur-mer. » Jean Leroy a réalisé, il y a quelques années, un inventaire complet qu’il détenait des archives de l’hôtel Dieu à la demande des soeurs augustines juste avant leur départ. Il disait avoir eu la surprise de trouver dans les sous-sol de cet hôpital des cartons empilés sous un escalier qui contenaient des parchemins dont certains portent le sceau des ducs de Bourgogne et des cueilloirs, des statues des reliquaires et quelques poteries d’apothicaires.

 

GHQ Montreuil sur mer.

G.H.Q.

(Montreuil sur mer)

Par G.S.O. (Frank Fox, officier du GHQ)

Le grand quartier général de l’Empire britannique en France 1916-1919.

Edition de l’association Mémoires des conflits en Montreuillois. 2015.

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De 1916 à 1919, la ville de Montreuil sur mer et le pays environnant deviennent le cœur d’un dispositif militaire unique dans l’histoire de l’armée britannique. Jugez plutôt : au plus fort de l’affrontement, le grand quartier général (general headquarters, GHQ) est chargé de gérer  l’approvisionnement de 2 millions de soldats, de 500 000 animaux. Chaque mois plus de 200 000 tonnes de munitions sont acheminées grâce aux navettes de 250 trains par jour ! Cet immense effort de guerre est pensé, mis en œuvre par une équipe de 300 officiers supérieurs installés dans Montreuil et 240 autres en périphérie.

Ecrit en 1920 par le major Frank Fox, officier supérieur au GHQ, ce livre présente cette aventure exceptionnelle qui fait de la ville de Montreuil sur mer le rendez vous du monde anglo-saxon durant plus de 3 ans.

Notons que l’auteur a travaillé pour le Mi7 (renseignement militaire, propagande et censure) de 1917 à 1918.

Texte inédit en français-préface de Charles Goodson-Wickes, arrière-petit-fils de l’auteur
Format 16,5 x 24 cm – 300 pages – papier couché 150 g-couverture cartonnée.

 

 

 

 

 

Dames du XIIe siècle.

Dames du XIIe siècle.

T. I Héloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres.

Georges Duby 

Editions Gallimard 1995.

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« Je présente ici six figures de femmes que j’ai choisies parmi les moins indistinctes. C’est un commencement. Un autre livre traitera du souvenir des aïeules, tel qu’il se conservait dans les maisons de haute noblesse, précisant l’image que les chevaliers faisaient en ce temps des dames. J’examinerai enfin, dans un dernier tome, quels jugements portaient sur ces femmes les hommes d’Eglise qui dirigeaient leur conscience et s’efforçaient de les tirer de leur perversité native. Ce que je m’emploie à montrer n’est pas le réel, le vécu, inaccessibles. Ces femmes ne seront jamais que des ombres indécises, sans contour, sans profondeur, sans accent. Ce sont des reflets, ce que reflètent des témoignages écrits. Des témoignages datant de l’époque, tous officiels, lancés vers lepubIic,jamais repliés sur l’intime. Des textes écrits par des hommes, faits pour être dits à haute et intelligible voix, et pour enseigner. Pas plus que la sculpture ou la peinture, la littérature du XIIe siècle n’est réaliste. Elle figure ce que la société veut et doit être. Reconstituer un système de valeurs, voilà tout ce qu’il m’est possible de faire. Et reconnaître dans ce système la place assignée aux femmes par le pouvoir masculin. »

Connaître les femmes médiévales… Le pari était risqué. Georges Duby le relève avec brio et invite à relire six histoires de femmes, Aliénor la reine, Héloïse la religieuse, Marie Madeleine, Juette, la belle dorée et la belle Iseut, à la recherche non pas d’une réalité mais d’une impression fugitive. Attentif aux limites de ses sources, des textes écrits par les hommes pour une utilisation publique, l’auteur décrypte la façon dont la société concevait la femme au Moyen Âge: un être faible et mauvais, un objet soumis aux hommes et dont il fallait se méfier. Tour à tour enjôleuses, pénitentes, illuminées ou simplement amoureuses, les dames de Duby vivent leurs passions et leurs douleurs sous le regard bienveillant de l’historien. Georges Duby, membre de l’Académie française, figure incontournable de l’historiographie médiévale, lui a offert ses plus belles pages. Ce tome des Dames du XIIe siècle est le premier d’une trilogie qui propose une nouvelle approche de l’histoire des femmes.

 

Sang noir

 

Sang noir

 Bertrand Hell.

Chasse, forêt et mythe de l’homme sauvage en Europe. Paru le 15 mai 2012.

Essai (broché) éditions l’œil d’or.

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LE SANG NOIR, c’est le sang du cerf en rut, tué lors de la chasse, celui du sanglier, vieux mâle solitaire ; mais aussi celui qui coule dans les veines du chasseur à l’automne, ou encore de l’homme des bois, du loup-garou, de l’enragé, du possédé. Il préside aussi à la poursuite céleste des pléiades par Orion. Analysant la pratique de la chasse, en France et en Europe, Bertrand Hell retrace, à travers le motif central du sang noir, les multiples aspects du mythe de l’homme sauvage, dont il est la métaphore dans notre culture. S’adonner à la chasse, c’est s’abandonner au flux sauvage, risquer de passer sous son empire ; il y faut donc des règles précises. mais la passion peut devenir fureur, et fièvre dangereuse. De la méditerranée à la Sibérie, mythes et mythologies illustrent ces débordements ; le thème touche à la cosmologie, à la théologie, à la médecine, il organise en profondeur l’imaginaire de notre culture, et l’on verra que saint Hubert s’inscrit dans la filiation d’Artémis, la divine chasseresse. 

 

Première partie : la fièvre de la chasse.

Deuxième partie : les fureurs noires.

Troisième partie : le mythe de la chasse sauvage.

Quatrième partie : l’ordre signifiant du sauvage.

Ouvrage couronné du prix de l’Académie française en 1995.

quelques illustrations.

 cranach loup garou

 

 

Chasses et parties de chasse.

Chasses et parties de chasse.

Président Théodore Roosevelt.

Traduction d’Albert Savine.

Librairie des Mathurins, Dujarric éditeurs 1903.

chasses et parties de chasse théodore roosevelt

 

Le titre original de l’édition américaine qui date de 1885 est « hunting trips of a ranchman » soit parties de chasse d’un ranchero.

Il remonte à l’époque où M. TH. Roosevelt habitaient alternativement ses deux ranchos de la corne de l’élan et de la butte de la cheminée, près du bourg de Médora. Ce territoire du Dakota du nord est actuellement un parc national : le Roosevelt National Park.

On trouvera dans ces pages enthousiastes, le tableau de chasse d’un Nemrod de 25 ans, sur des terres qui venaient d’être conquise sur les Indiens et où les éleveurs commençaient seulement à en disputer le sol au gibier innombrable qui en peuplait les plaines sans fin.

A chaque chapitre s’y révèle un violent amour pour la vie libre, le plein air et les poursuites acharnées à travers neiges et plaines  qui sans doute ont rendu les solitudes désolées du Far West plus souriantes aux yeux de Roosevelt que toutes les grandeurs de la Maison Blanche.

Dix chapitres :

1-l’élevage dans les mauvaises terres

2-le gibier d’eau

3-le grouse des plaines d’élevage du nord

4-le daim sur les fonds de rivières

5-le daim à queue noire

6-une excursion dans la prairie

7-une partie de chasse au bélier à grosses cornes

8-sa seigneurie le bison

9-chasse à la piste de l’élan dans la montagne

10-le vieil Ephraïm. (le grizzli)

 

 

 

Les dieux et les morts

Les dieux et les morts

Eric Belot

collections d’antiquités romaines du Château-musée de Boulogne-sur-Mer, [exposition], salles souterraines du Château-musée, 1990

 319 p.
 N ° spécial des : « Mémoires de la Société académique du Boulonnais », 9, 1990. – Bibliogr. p. 293-317
Édition : [Boulogne-sur-Mer] : Société académique du Boulonnais , 1990

 

 les dieux et les morts eric belot arnaud pattin

Boulogne antique était la tête de pont de la flotte de Bretagne (la classis britannica) et une place portuaire primordiale du nord-ouest de l’Empire romain, au débouché de la « voie de l’océan », qui mettait Rome en contact avec les « hommes du bout du monde ».   Boulogne sur mer se pose en conséquence à priori comme l’un des sites majeurs de l’archéologie française. Force nous est néanmoins de constater pour l’heure qu’en dépit   des découvertes mobilières exceptionnelles qui furent effectuées au siècle dernier à l’issue des fouilles de nécropoles et de la mise en évidence capitale des vestiges du camp de la classis britannica au cours des années 1970, la réputation de l’archéologie boulonnaise demeure très en deçà de ce qu’elle devrait être, ces acquis anciens et récents restant souvent méconnus même des professionnels.

Introduction premier domaine : la religion antique

Introduction deuxième domaine : la mort.

Introduction troisième domaine : la nouvelle religiosité

Très nombreuses illustrations.

Courtrai, 11 juillet 1302.

Courtrai, 11 juillet 1302.

Xavier Hélary.

Editions Tallandier 2012.

pattin arnaud courtrai

 

C’est le premier livre consacré à la bataille de Courtrai qui a opposé les chevaliers de Philippe le Bel aux Flamands. Elle est pourtant décisive : Philippe le Bel y a perdu une grande partie de sa chevalerie et surtout de son prestige. Avant Azincourt et Crécy, c’est la première grande défaite de la chevalerie française. Elle signe également la naissance du sentiment national flamand. Pourquoi la guerre a-t-elle éclaté entre Philippe le Bel et ses sujets flamands ? Comment une armée de chevaliers, de professionnels de la guerre, a-t-elle pu être vaincue ? Pour la postérité, la bataille de Courtrai sera la  » bataille des Éperons d’or « , la première défaite infligée à une armée de chevaliers par une armée d’artisans. Le 11 juillet 1302, devant les murailles du château de Courtrai, l’armée royale et les milices flamandes sont de nouveau face à face, comme elles l’ont souvent été depuis le début du siècle. Les forces en présence sont déséquilibrées : les troupes flamandes sont composées de 20 000 combattants à pied, alors que les troupes françaises atteignent les 50 000 archers, fantassins et chevaliers. Les Français jugent la victoire facile. Ils s’élancent et dans la précipitation s’embourbent dans les marécages. Les chevaliers, trop lourdement armés, ne peuvent s’extirper du bourbier. Les combattants flamands vont massacrer ces chevaliers à terre. Ce jour-là, la victoire sera flamande. Périssent ainsi Robert d’Artois, chef de l’armée et cousin du roi de France, le connétable de France, les deux maréchaux de France, le garde du sceau et des barons en grand nombre. Sur les cadavres qui parsèment le champ de bataille, les Flamands vainqueurs ramassent par centaines les éperons dorés qui sont l’attribut des chevaliers. En Belgique, on commémore encore chaque année le jour de la bataille, devenu jour de fête nationale. Pour les Flamands, cette victoire sonne le début de leur indépendance et acquiert une valeur symbolique.

 

Ancien élève de l’ENS, agrégé d’histoire, Xavier Hélary est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris IV-Sorbonne.

 

Sommaire

 

  • LA BATAILLE DES EPERONS D’OR
  • LE COMTE DE FLANDRE ET LES FLAMANDS
  • LES MATINES DE BRUGES
  • L’ARMEE ROYALE
  • L’ARMEE FLAMANDE
  • LA BATAILLE S’ENGAGE
  • LA DERNIERE CHARGE
  • LA DEROUTE
  • LA MEMOIRE DE LA BATAILLE DE COURTRAI
  • LA POSTERITE D’UNE BATAILLE

 

Maurin des Maures.

Maurin des maures.

Jean Aicard.

Editions Phébus  1996

maurin des maures arnaud pattin

« Où l’on croit utile de rappeler au lecteur qu’en Provence la galéjade a valeur de légende et que celle de Maurin, natif des Maures, initie  à l’art du cyprès qui place son honneur à se tenir toujours droit. »

Longtemps difficile à trouver en librairie, ce « Raboliot » provençal (1908),composé dans la langue la plus chaude, la plus pure, est beaucoup plus qu’un simple roman de terroir : la geste d’un homme et d’un pays encore ensauvagés qui incarnent une façon unique d’être au monde – dans une insoumission de tous les instants.

Il y a du Don Quichotte chez Maurin le braconnier. Mais plus encore, peut être, de l’anarchiste. Ce chevalier n’est d’aucune école, d’aucun parti, d’aucune idéologie. On ne peut l’acheter, puisqu’il ne tient à aucun bien matériel, si ce n’est ceux que lui offre son errance : le gibier qu’on met rôtir sur la braise, la gourde de vin partagée au bord du chemin, la peau hâlée des beautés de rencontre. Il ne poursuit au reste aucun idéal saisissable, se bornant à faire ce qu’il peut pour se tenir droit – il y a du cyprès chez cet homme-, et veillant à ne courber le col devant aucun pouvoir.

Reste la magie du texte de Jean Aicard, dont la force poétique tient à ce qu’il ne cherche jamais à mettre la poésie en avant. Chaud, avons-nous dit, mais retenu pourtant, et clair comme un ciel nettoyé par le mistral. Reste surtout l’art d’un conteur qui construit son livre  en une succession de scènes brèves dont chacune, à sa façon, est inoubliable. Et dont chacune renvoie à cette leçon toujours bonne à méditer : si tu veux aller sans déchoir, ne demande rien à personne, offre sans rechigner ce que tu as – mais avant tout, refuse d’obéir à quiconque.

1677, la bataille de la Peene.

1677, la bataille de la Peene.

La Flandre déchirée.

Collectif.

Edité par la maison de la bataille de la Peene, décembre 2017.

1677

La bataille de la Peene s’inscrit dans le contexte de l’établissement de la frontière qui a déchiré la Flandre.

En avril 1677, le Val de la Peene est le théâtre d’un évènement meurtrier   dont les enjeux dépassent la simple conquête de la région de Saint Omer et d’une partie de la Flandre.

C’est l’affrontement des armées françaises et de celles, coalisées, des Provinces unies et de l’Espagne. A plus d’un titre, cet évènement est singulier, par la présence de troupes hollandaises, mais aussi parce qu’il s’agit de la dernière conquête définitive de la France dans les Pays Bas espagnols.

Le présent ouvrage est enrichi de documents, tels le récit de la bataille du maréchal d’Humières et de Constantijn Huygens jr., d’un rappel succinct de l’Histoire de la Flandre, d’une évocation des commémorations de la bataille et de la genèse de la Maison de la bataille.

Cet ouvrage est cofinancé par le KFV et les souscripteurs dont la liste est jointe en annexe.

Ont participé à la rédaction : Jacques Buttin, Philippe Ducourant, Dominique Hemery, Kristof Papin, Jean Jacques Thybaut, Jocelyne Willencourt, Gilbert Allemeesch, Felix Boutu, Mathilde Frens et Danielle Lambert.

Préface d’Eric Vanneufville.

Illustré 272 pages.

 


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