Le Recueil d’Arras.

Visages d’Antan. Le Recueil d’Arras (XIVe–XVIe siècles)

Editions du gui-2007.

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Un recueil de 289 dessins de portraits peints à la pointe graphite ou à la sanguine du peintre héraldiste Jacques Le Boucq. Ces dessins apportent un témoignage exceptionnel sur l’art du portrait depuis le XIVe siècle jusqu’au milieu du XVIe siècle.

Cet ouvrage a reçu le Prix FOULD 2008, décerné par l’Institut de France (Académie des inscriptions et belles lettres).

Le Recueil d’Arras, conservé à la Bibliothèque-Médiathèque d’Arras), réunit 289 dessins de portraits, pour la plupart de Jacques le Boucq, peintre-héraldiste de Valenciennes (vers 1520 ? – 1573).

Presque tous sont copiés d’après des sculptures (surtout des gisants) ou des peintures dont ont été relevés précisément les traits des visages.

Ces dessins permettent souvent de connaître les physionomies de personnages dont on ne possède pas d’autres représentations. Ils apportent également un témoignage exceptionnel sur l’art du portrait depuis le XIVe jusqu’au milieu du XVIe siècle, essentiellement dans les anciens Pays-Bas.

Cette édition, plutôt que de conserver le classement généalogique de l’original, regroupe les portraits en ensembles correspondant à l’œuvre des artistes copiés ou de leur entourage, tels que Jan van Eyck, Robert Campin, Roger van der Weyden, Joos van Clève, Jan Gossaert, Jan Mostaert, Jan van Scorel, Jan Vermeyen, Anthonis Mor, Willem Key.

Chaque dessin, reproduit à sa taille originale, est accompagné d’une notice sur le personnage représenté et autant que cela est possible, d’une reproduction de ses armoiries. 120 personnages sont accompagnés de leurs armes dans les notices. Une introduction établit l’histoire du recueil, le situe dans le cadre des intérêts iconographiques qui se développent au XVIe siècle et montre son intérêt aussi bien sous l’angle généalogique qu’artistique.

L’ouvrage a été édité dans les conditions d’un fac-similé (qualité du support et des reproductions, taille réelle des dessins…).

Les auteurs livrent une étude approfondie de ce manuscrit, résultat de très nombreuses années de recherches. Les personnages représentés viennent presque tous des Anciens Pays-Bas avec des portraits de souverains, des ducs de Bourgogne avec leur entourage et ausi de grandes familles comme les Croy, les Borselen, les Châtillon, les Egmont, les Lalaing, etc.

Les auteurs : Albert Châtelet, professeur honoraire d’histoire de l’Art à l’université Marc Bloch de Strasbourg avec la participation de Jacques Paviot, professeur d’histoire du Moyen-âge à l’université Paris XII.

Impression en quadrichromie sur papier d’édition à base de coton. Dos arrondi reliée en toile du Marais, complété de signet et tranchefile. Marquages réalisés à chaud. Jaquette à l’américaine imprimée en couleurs et pelliculée. – 500 pages – Textes en Français

 

 

Mémoires.

Mémoires.

Philippe de Commynes.

Collection acteurs de l’Histoire dirigée par Georges Duby.

Edition imprimerie nationale 1994.

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Philippe de Commynes (1447-1511) a joué en son temps un rôle politique tel que cela seul aurait suffi à faire de ses Mémoires un texte de première importance. Serviteur et agent de Charles le Téméraire, qu’il abandonne pour conduire, auprès de Louis XI, le jeu diplomatique de la France, « Commynes l’Européen » restera une figure majeure sous trois rois de France.
Mais ces Mémoires sont bien autre chose qu’un document majeur sur l’histoire du temps vue par un de ses principaux acteurs. Avec eux, entre Moyen Age et Renaissance, nous découvrons une écriture et un genre nouveaux. La langue n’est plus raide ni convenue, mais familière et comme rythmée par un continuel va-et-vient du récit à la réflexion, de l’action au jugement. Avec Commynes, les masques tombent, les vérités, parfois cruelles, se disent, et le genre littéraire des Mémoires fait sa véritable apparition.

Préface de Philippe Contamine.

Glossaire d’ancien français.

Index des personnages et des lieux cités.

6 livres couvrant une période s’étalant des guerres de Charles le Téméraire à la mort de Louis XI.

 

« vous y trouverez le langage doux et aggréable, d’une naisve simplicité, la narration pure, et en laquelle la bonne foy de l’autheur reluit evidemment, exempte de vanité parlant de soy, et d’affection et d’envie parlant d’autrui »  Montaigne.

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Guerre et société en France en Angleterre et en Bourgogne XIVe-XVe siècle.

Guerre et société en France en Angleterre et en Bourgogne XIVe-XVe siècle.

Sous la direction de Philippe Contamine, Charles Giry-Deloison et Maurice H.Keen.

Edité par le centre d’Histoire de la région Nord et de l’Europe du nord ouest 1991.

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Les treize contributions ici rassemblées constituent un « état des lieux » des travaux français et britanniques les plus récents sur la guerre de Cent ans.

Deux champs thématiques majeurs sont privilégiés : les problèmes d’organisation posés par la guerre à la fin du Moyen Age et les attitudes mentales ainsi que les réponses littéraires aux contraintes et aux malheurs de la guerre. Les préparatifs, la mobilisation des hommes, des armes et de l’argent, les réactions sociales, psychologiques mais aussi pratiques à la guerre et les changements qui en résultèrent sont examinés en détail.

Ces questions sont abordées dans un cadre géographique global accordant une large place à la Bretagne et à la Bourgogne. Les contributions s’appuyant sur des documents originaux et inédits dont nombres sont insérés en annexe.

L’ouvrage témoigne de l’intérêt que présente pour une recherche commune l’étroite collaboration des écoles historiques française et britannique.

Contributions de Philippe Contamine, Maurice H.Keen, Malcolm Vale, Elisabeth Lalou, Kenneth Fowler, Françoise Autrand, Nicole Pons, Christopher Allmand, Bertrand Schnerb, Monique Sommé, Michael Jones, Pierre Pégeot.

361 pages

Index de noms propres

Cartes.

 

 

Armorial de Bellenville.

Armorial de Bellenville

Edition du gui 2004.

Préface de Michel Pastoureau et Michel Popoff.

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Parmi les quelques 350 armoriaux que le Moyen Age nous a laissés, l’armorial de Bellenville occupe une place exceptionnelle. Non seulement il s’agit du plus ancien recueil d’armoiries peintes sur le parchemin conservé dans une bibliothèque publique française, non seulement il concerne l’Europe dans son ensemble, recensant 1740 armoiries provenant de vingt et un pays européens actuels, mais il compte aussi et surtout au nombre des plus beaux manuscrits enluminés produits par l’héraldique médiévale. A ces différents titres, il constitue un véritable trésor patrimonial européen et mérite d’être étudié et admiré comme tel. Or, contrairement à l’armorial de Gelre presque contemporain, son n’existence n’était jusqu’à présent connue que des seuls spécialistes d’héraldique médiévale. Et encore ceux-ci n’en avaient-ils fait la découverte, ou plutôt la redécouverte, qu’il y a une soixantaine d’années, les érudits ayant travaillé avant la seconde guerre mondiale ignorant tout de ce précieux recueil. Il fallut même attendre les années 1980 pour que ce document incomparable fasse l’objet d’une première édition. Toutes ces raisons invitaient à en publier un fac-similé accompagné d’une nouvelle édition scientifique établie selon les normes actualisées et tenant compte des derniers progrès de la recherche.

 

Cet armorial compilé vers 1364-1386 est vraisemblablement d’origine flamande et d’aucuns doutent que l’auteur soit Claes Heinen, auteur du célèbre armorial dit de Gelre qui aurait paru après l’armorial dit Bellenville.

Cet armorial appartenait au XVIe siècle à Antoine de Beaulaincourt, seigneur de Bellenville, roi d’armes de la Toison d’or. Il passa ensuite dans les mains d’Alexandre Pétaud en 1650.

 

Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, sous la cote ms français 5230. Il présente toutes caractéristiques d’un manuscrit de la fin du XIVe siècle. Il se compose de 75 feuillets de parchemin de bonne qualité, copiés et peints au recto et au verso.

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Histoire de la compagnie des indes orientales.

De geschiedenis van de VOC.

Histoire de la compagnie des indes orientales (en néerlandais)

Femme Gaastra.

Walburg Pers Zutphen 2002.

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Il y a quatre siècles, la compagnie des Indes orientales (Verenigde Oost Indische Compagnie, VOC) établissait un monopole pour la navigation vers l’Asie. La VOC fut la plus grosse entreprise maritime du monde aux 17 et 18 ème siècles. Avec le commerce des épices comme le poivre et la cannelle et plus tard également avec des produits comme la soie, le thé et la porcelaine, la VOC Nederland apporta une période d’expansion économique et culturelle incomparable.

A l’occasion du jubilé 2002 de la VOC est paru l’Histoire de la VOC de Femme Gaastra, dans une édition richement illustrée. L’auteur éclaire dans cet ouvrage qui fera autorité, toutes les facettes de cette entreprise unique. Pourquoi par exemple, y avait-il autant de pouvoir politique accordé à une entreprise commerciale naissante ? Quelle forme de gestion fut choisie ? Comment fut financée la VOC , comment les hommes construisaient-ils leurs bateaux et comment furent organisé près de 5000 voyages vers l’Est ? Comment choisir 10000 volontaires européens pour travailler pour la VOC et donc à voyager à travers de nombreuses difficultés et risques ? Comment étaient les conditions de travail à bord et en quoi consistait l’aide militaire ?   etc etc…

Le texte est enrichi de très nombreuses et uniques illustrations.

 

Femme Simon Gaastra, (Leeuwarden, 23 juillet 1945) est un historien néerlandais et ancien professeur d’histoire maritime à l’Université de Leiden.

Vier eeuwen geleden verkreeg de Verenigde Oost-Indische Compagnie (VOC) het monopolie voor de vaart op Azië. De VOC werd het grootste scheepvaart- en handelsbedrijf van de wereld in de 17de en 18de eeuw. Met de handel in specerijen als peper en kaneel en later ook producten als zijde, thee en porselein bracht de VOC Nederland een periode van ongekende economische en culturele voorspoed.
Ter gelegenheid van het VOC-jubileumjaar 2002 verschijnt De geschiedenis van de VOC van de hand van Femme Gaastra in een speciale rijk geïllustreerde editie. De auteur belicht in dit gezaghebbende standaardwerk alle facetten van dit unieke bedrijf. Waarom werd er bijvoorbeeld zoveel politieke macht verleend aan een in opzet commercieel bedrijf? Welke bestuursvorm werd gekozen? Hoe werd de VOC gefinancierd, hoe bouwde men schepen en hoe organiseerde men de bijna 5.000 reizen naar de Oost? Waarom kozen tienduizenden Europeanen vrijwillig voor werk bij de VOC en dus voor reizen vol ontberingen en grote risico’s? Hoe waren de arbeidsomstandigheden aan boord en wat hield de militaire ondersteuning in?
Gaastra laat aan de hand van veel historisch materiaal zien hoe groot het werkterrein van de VOC was, in welke producten werd gehandeld en welke winsten er in die bijna twee eeuwen werden gemaakt. Maar ook: hoe met vaak harde middelen oorlog werd gevoerd, concurrenten werden verdreven of leveringen van specerijen werden afgedwongen.
De tekst is verrijkt met vele vaak unieke illustraties. Nu ook in kleur en met tabellen vol interessante informatie. De geschiedenis van de VOC is een boek dat op boeiende en zeer toegankelijke wijze de opkomst, bloei en neergang laat zien van de VOC, een omvangrijk handelsimperium dat werd bestuurd door Nederlandse kooplieden van internationale allure.

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Bushidô, le code du samouraï

Bushidô, le code du samouraï

Inazo Nitobe

Guy Trédaniel éditeur 2013.

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Les samouraïs font à la fois rêver et trembler. Ils représentent l’une des incarnations les plus puissantes de l’héroïsme masculin, au sens noble du terme, de par leur soumission à un code d’honneur et de vertus irréprochables, en suivant le bushidô, la voie du chevalier-guerrier.

Ils éclairent l’âme d’un Japon qui, après la tragédie d’Hiroshima et de Nagasaki au XXe siècle, a fini par opter pour la paix intérieure et l’harmonie, renouant ainsi avec son passé le plus ancien et le plus fécond.

Un livre des plus complets sur le sujet, présentant les sept grandes vertus confucéennes, associées au bushidô : Droiture – Courage – Bienveillance – Politesse – Sincérité – Honneur – Loyauté.

– Une vision éclairée des samouraïs, de leur initiation, de leur culture, leur philosophie et leur influence pendant des siècles. – Une édition remarquable du célèbre texte de Inazô Nitobe.

 

Reliure traditionnelle chinoise

Ce livre a été fabriqué selon les procédés traditionnels de reliure, suivant une technique développée sous la dynastie Ming (1368-1644), employée jusqu’à l’adoption de la reliure occidentale au début du XXe siècle. Dans la reliure traditionnelle chinoise, les feuilles de papier sont imprimées seulement sur une face. Chaque feuille est pliée en deux, l’impression étant sur l’extérieur. Le paquet  de feuilles est ensuite protégé par deux plaques rigides, l’ensemble est perforé puis cousu près de la tranche.

 « la chevalerie est en elle-même la poésie de la vie » Schlegel, philosophie de l’Histoire.

Prier et combattre

 

Dictionnaire européen des ordres militaires au moyen âge.

Sous la direction de

Nicole Bériou et

Philippe Josserand

Fayard 2009.

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C’est dès 2002 que s’est ouvert le grand chantier du Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge. Coordonné par Nicole Bériou (université Lyon-II et Institut universitaire de France) et par Philippe Josserand (université de Nantes), cet ouvrage se fait l’écho du dynamisme d’un champ historiographique en plein renouveau, en intégrant mieux qu’ils ne le sont les frères de ces institutions – Templiers, Teutoniques, Hospitaliers et autres Calatravans : ils  furent plusieurs dizaines –, aux préoccupations des connaisseurs et des amateurs du Moyen Âge. Cette mine de documentation, à l’intersection de l’histoire militaire, spirituelle, politique (sans oublier l’architecture et l’urbanisme) s’étend dans l’espace du Proche-Orient des croisades aux pays Baltes des Teutoniques, des commanderies templières d’Angleterre jusqu’à l’Espagne et au Portugal de la Reconquista, et couvre quatre ou cinq des siècles les plus fascinants du Moyen Âge.
Autour d’historiens français reconnus, une équipe a travaillé pendant plusieurs années, rassemblant plus de 200 collaborateurs issus de quelque 25 pays dont huit de l’Union Européenne (Allemagne, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, Royaume-Uni). Des nombreux échanges qui ont permis de confronter des traditions historiques s’ignorant souvent, un ouvrage exceptionnel est né qui compte 1 120 entrées traitant d’un lieu, d’un personnage ou d’une institution, ou portant au contraire sur l’ensemble des ordres dans une perspective thématique.
Précédé d’une ample introduction historique d’Alain Demurger, spécialiste des Templiers, pourvu de renvois, de bibliographies et d’index, le Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge donne aussi, loin des stéréotypes du Templier avaricieux ou du Teutonique cruel, au public le plus large – ceux que font trembler le supplice et la spoliation des Templiers, rêver le film d’Eisenstein sur Alexandre Newski, les ruines du krak des chevaliers  – l’occasion de mieux comprendre des institutions qui comptent au nombre des créations les plus originales du Moyen Âge. Sans oublier ici ou là, de prodigieux destins.

240 auteurs

1128 entrées

1032 pages

136 illustrations

40 cartes et 19 plans

1 cahier hors texte de 8 pages couleur.

Le must au sujet des ordres combattants !!!

 

Jean Giono, oeuvres.

Jean GIONO :

Oeuvres. 1) Hommage à Jean Giono, par Marcel Achard. – Regain – Le serpent d’étoiles. 2) Que ma joie demeure. 3) Jean le Bleu – Mort d’un personnage. 4) Un de Baumugnes – Les vrais richesses. 5) Colline – Triomphe de la vie.

Editions Rombaldi. Collection Les Immortels chefs d’œuvre. 1969-1970. Complet en 5 volumes in 8 relié simili cuir vert décoré. 260 pages environ par volume. Avec des illustrations hors texte en couleurs par : Yves Brayer, Jean Commère, Jacques Deperthes, Gérard Passet, Gaston Barret, Gérard Economos.

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Peut-on parler de spiritualité chez Giono ? La question est posée par l’un de ses biographes, Jean Carrière, qui répond « Oui, dans la mesure où celle-ci lui est venue non comme une expérience délibérée, mais comme une lente maturation à jouir des choses sans les posséder. ». Et cet esprit de jouissance-dépossession, qui s’apparente au carpe diem des antiques sagesses, accorde à celui qui s’y livre sans réserve et sans fausse pudeur, selon les propres termes de l’auteur, un sentiment de libération païenne :

« Ce n’est pas seulement l’homme qu’il faut libérer, c’est toute la terre… la maîtrise de la terre et des forces de la terre, c’est un rêve bourgeois chez les tenants des sociétés nouvelles. Il faut libérer la terre et l’homme pour que ce dernier puisse vivre sa vie de liberté sur la terre de liberté [...] Ce champ n’est à personne. Je ne veux pas de ce champ; je veux vivre avec ce champ et que ce champ vive avec moi, qu’il jouisse sous le vent et le soleil et la pluie, et que nous soyons en accord. Voilà la grande libération païenne. »

Cet appel à la libération de l’homme et de la terre s’inscrit en faux contre l’injonction biblique de prise de possession de la terre et de ses animaux par l’homme. Il est aussi une invitation à renouer pleinement avec les joies du corps, la sensualité naturelle, longtemps niée ou occultée par la morale chrétienne :

« J’ai pris pour titre de mon livre le titre d’un choral de Bach : Jésus, que ma joie demeure ! Mais j’ai supprimé le premier mot [...] parce qu’il est un renoncement. Il ne faut renoncer à rien. Il est facile d’acquérir une joie intérieure en se privant de son corps. Je crois plus honnête de rechercher une joie totale, en tenant compte de ce corps, puisque nous l’avons. »

Le paganisme de Jean Giono apparaît, dès les premiers romans écrits à la fin des années 1920, sous la forme d’une vision panthéiste qui replonge les êtres au cœur du cosmos étoilé, mais aussi par la perception d’un sentiment tragique de la vie inspiré notamment par sa lecture enthousiaste des récits homériques dès la plus tendre enfance :

« Je lus L’Iliade au milieu des blés mûrs. [...] C’est en moi qu’Antiloque lançait l’épieu. C’est en moi qu’Achille damait le sol de sa tente, dans la colère de ses lourds pieds. C’est en moi que Patrocle saignait. C’est en moi que le vent de la mer se fendait sur les proues »

La violence inspirée par une lecture sensuelle du récit homérique traverse toute l’œuvre de Jean Giono. Qu’on pense, par exemple, à la fin tragique de Que ma joie demeure, ou, trente ans après, à la rivalité mortelle qui oppose les deux frères de Deux cavaliers de l’orage. Elle est assumée sans jugement moral, et sans jamais faire ombre à la profonde joie païenne de celui qui ne croyait pas au problème résolu pour tout le monde ni au bonheur commun, mais qui disait : « Je crois que ce qui importe c’est d’être un joyeux pessimiste. ».

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Guide secret de la Picardie

Guide secret de la Picardie.
René Gast et Guillaume Rateau.
Editions Ouest France. 2011.

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Terre frontière, la Picardie a su édifier, malgré la barbarie des guerres et des invasions qui l’ont ravagée durant des siècles, une culture d’une incomparable richesse. A chaque âge de l’humanité s’y est inventée une nouvelle civilisation, dont chacune a constitué le terreau sur lequel la suivante s’est construite, donnant naissance à un immense corpus de mythes, de croyances et de légendes. Chasseurs paléolithiques et chevaliers féodaux, serfs réfugiés dans leurs villes souterraines ou leurs églises fortifiées, bourgeois défiant du haut de leurs beffrois la toute-puissance de leurs seigneurs, bâtisseurs de cathédrales, sorcières au bûcher, utopistes inventant la cité idéale, combattant obscurs de la Caverne du Dragon…Cette longue chaîne humaine a forgé la très ancienne mémoire picarde, dans laquelle sont encore enfouis d’étranges secrets…

Très nombreuses illustrations. 143 pages.

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saint vulfran arnaud pattin Saint Vulfran (Wulfram) à Abbeville.

Le Mont des Cats.

Le Mont des Cats.

La trappe des Flandres.

Christine Hanscotte-Proust

Editions de la Voix du Nord 2005.

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Depuis 1826, le mont des Cats est couronné d’un monastère trappiste héritier des couvents cisterciens de la Flandre médiévale. Dans ce lieu de paix soumis à la clôture, une communauté d’hommes a choisi de vivre selon la règle de Saint Benoît conjuguant silence, travail manuel et prière.

Aujourd’hui, l’abbaye Sainte Marie du Mont vit grâce aux revenus d’une fromagerie réputée et rayonne d’une spiritualité monastique qui s’étend par delà nos frontières et la place parmi les hauts lieux du patrimoine religieux du Nord de la France.

Christine Hanscotte Proust est assistante qualifiée du patrimoine archives. En 1990, elle a rédigé son mémoire de maîtrise d’histoire sur l’abbaye du mont des Cats, sous la direction d’Yves Marie Hilaire (université de Lille III). Depuis, elle a déjà publié sur ce sujet dans la revue « l’information historique » et les « annales des Pays Bas français » (1995).

Nombreuses illustrations, fascicule de 50 pages.


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