Essai sur les littératures médiévales germaniques.

Essai sur les littératures médiévales germaniques,

Jorge Luis Borges.

Christian Bourgois éditeur, 1998.

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Le but de cet ouvrage est de réunir l’histoire des origines des trois grandes littératures qui ont surgi d’une racine commune et que des vicissitudes historiques complexes ont peu à peu transformées et éloignées les unes des autres, comme il est advenu des différentes langues dans lesquelles ces littératures furent écrites. Cette racine commune est celle que Tacite, au premier siècle de notre ère, a nommé Germanie, mot qui signifiait pour lui moins une région géographique qu’un peuple, et, plus qu’un peuple, un ensemble de tribus dont les coutumes, les langues, les traditions et la mythologie étaient voisines : la germanie, a noté Ker, n’est jamais parvenue à constituer une unité politique, mais le Wotan des germains continentaux est à la fois le Woden des saxons et l’Odin des peuples scandinaves.

200 pages, pas d’illustrations.

Fruchart, alias « Louis XVII »

Fruchart, alias « Louis XVII »

Jean Houcke

Edité et imprimé par le foyer culturel de l’Houtland. 1991

fruchart jean houcke Arnaud pattin

Le 29 décembre 1813, devant le Corps Législatif, le député Lainé prononçait une violente philippique contre l’Empire. Dénonçant les excès de la conscription, devenue « un odieux fléau », il affirmait : « trois fois par an, on moissonne notre jeunesse ».

Ce ras le bol des guerres de Napoléon, il y avait belle lurette qu’un jeune paysan de Merville (Merghem), l’avait traduit en émeutes puis en lutte ouverte et organisée contre l’Empereur.  D’un charisme étonnant, d’une audace inouïe et d’un courage exemplaire, Louis Fruchart avait, en quelques  semaines,  transformé la Flandre intérieure et une partie de l’Artois en une petite Vendée. Les troupes régulières du vainqueur d’Austerlitz avaient bien garde de s’aventurer dans ce maquis flamand où, avec panache, Louis Fruchart faisait la loi.

Journaliste rompu aux techniques de l’enquête, amateur d’histoire, familier des archives, Jean Houcke nous propose le reportage de l’épopée de ce personnage de légende, que ses contemporains appelèrent « Louis XVII ». L’auteur s’efforce surtout de replacer les exploits de son héros dans le contexte de l’époque. Tâche difficile car il s’agit de l’une de ces périodes troublées où l’histoire s’accélère et s’emballe au point de donner, parfois, le vertige aux fervents de Clio. La succession alternée des régimes et des gouvernements et ses conséquences sur la vie quotidienne n’est pas le moindre attrait de cette évocation qui permet à Louis Fruchart, « Louis XVII » « roi des conscrits », le plus illustre des Mervillois, de retrouver, dans notre histoire régionale sa véritable place : l’une des premières.

 

 

Finances et politique à Lille pendant la période bourguignonne.

Finances et politique à Lille pendant la période bourguignonne.

Denis Clauzel.

Westhoek éditions, 1982.

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Lille, les princes et l’argent : une page inédite d’histoire médiévale.

A la fin du moyen-âge, les princes affirment partout leur autorité et font reculer les autonomismes locaux : les grandes communes se trouvent dès lors entraînées dans cette marche vers la centralisation et l’absolutisme. Parallèlement, les Ducs de Bourgogne s’efforcent d’ériger au cœur de l’Europe, un « Etat » nouveau, intercalé entre le royaume de France et l’Empire… Promue au rang de capitale administrative, Lille se trouve, paradoxalement, soumise à un véritable pillage. Dans cet affrontement  entre les princes et les Lillois, l’argent joue un rôle tel que la vie quotidienne, l’urbanisme, l’assistance publique et même les fêtes s’en trouvent affectés.

Monographies étroitement liée à l’histoire générale, cet ouvrage s’adresse à un large public : à l’amateur d’historiographie locale bien sûr, mais au-delà, par l’actualité des thèmes qu’il développe (argent et pouvoir, richesses économique te puissance financière, comptabilité et politique, injustice fiscale et inégalité sociale…), il intéressera  tous ceux qui veulent comprendre à travers le passé, ou simplement réfléchir à la genèse de notre civilisation où le quantitatif est roi.

 

Né en 1949, Denis Clauzel est professeur agrégé de l’Université et docteur en histoire. Menant de front enseignement et recherche, il s’est spécialisé dans les études d’histoire médiévale. Il prépare actuellement une thèse de doctorat d’état sur « Lille et ses campagnes de la fin du XIIIe siècle au début du XVIe siècle. »

Les noms de lieux en France.

Les noms de lieux en France.

Ernest Nègre

Collection Armand Colin, Paris 1963.

N°376, 220 pages, 1 carte.

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 M. l’Abbé E. Nègre. Professeur à la Faculté Libre des Lettres à Toulouse (Institut Catholique), est bien connu pour les travaux qu’il a consacrés aux noms de lieux du département du Tarn (1). Ces études régionales, limitées à un cadre géographique restreint, lui ont permis d’aborder, à partir de données assurées, les principaux aspects de la toponymie française dont il nous offre aujourd’hui, dans un petit manuel à l’usage des étudiants et du grand public, un tableau d’ensemble bien documenté.

Après avoir défini les buts et les méthodes de la science- toponymique.  l’Abbé E. Nègre, s’aidant à la fois des principaux ouvrages de ses prédécesseurs (A. Longnon, A. Vincent, A. Dauzat) et du résultat de ses propres recherches, nous présente la succession des grandes étapes historiques au cours desquelles a été progressivement constitué l’immense trésor des noms de lieux de France. Il examine ainsi, dans l’ordre chronologique, les formations préceltiques et celtiques (chapitres 1 et 2), avec un court appendice sur les influences phéniciennes et grecques (chap. 3), puis les formations latines ou romanes, antérieures nu xr siècle (chap. 4) ainsi que les formations non romanes (germaniques, bretonnes et basques) qui font l’objet du chapitre r,, enfin, les formations des dialectes romans actuels (chap. 6) et les formations proprement françaises, très peu nombreuses (chap. 7).

Dans l’avant-dernier chapitre, qui est à juste titre le plus important de I ‘ouvrage (73 pages), puisqu’il correspond à la très grande majorité des toponymes recensés, l’auteur souligne la variété des évolutions phonétiques locales : cf. p. 144, les différentes dénominations des terrains couverts de fougères. Comme tous les noms de lieux d’une région donnée, quelle que soit leur ancienneté, ont été soumis dans leur dernier état aux influences complexes qui ont déterminé la structure des parlers actuels. la connaissance précise de ces parlers et de leur histoire constitue, au départ, la base solide sur laquelle doit s’appuyer toute recherche toponymique.

Pratiquant lui-même cette méthode éprouvée, M. l’Abbé E. Nègre a introduit dans son exposé une foule d’exemples nouveaux qu’il a empruntés aux régions qu’il connaît particulièrement bien (domaine occitan) et qui apportent souvent une contribution originale à la solution de problèmes en suspens. C’est ainsi par exemple que la forme locale du mot sable, qui est saule dans lu moyenne vallée de la Garonne, permet d’interpréter les toponymes Sauté et Saulet dans le Lot-et-Garonne, non pas comme des « lieux plantés de saules > (le terme occitan étant safre ou sauze) mais comme des « terrains sablonneux > (p. 134). De même, le passage du groupe -nti- i, -urs- (S. A man­tio > St-Chameaux. dans le Tnr n) autorise le rattachement du nom de la ville de Carmaux, dans le même département, à l’anthroponyrne gaulois Caramantin» (p. 48) : ajoutons, ù l’appui de cette expltcatiun phonétique, que l’archéologie semble confirmer cette étymologie puf s­que des amphores italiques du 1er siëcle av. J .-<:. ont été trouvées ù côté de l’ancienne mine de cuivre de Rosières (Le Cros de l’.4 oenc), située dans ln banlieue même de Carmaux.

Ce dernier exemple souligne également. comme le fait l’auteur dans l’introduction de son livre, les liens multiples qui relient I ‘étude des noms de lieux aux recherches parallèles des historiens et des archéologues : c’est dire assez que ce nouveau manuel de toponymie apportera à de nombreux lecteurs, intéressés par d’autres disciplines, d’utiles éléments d’information, bien classés et clairement présentés.

Puisqu’un compte rendu doit comporter une partie critique, indiquons à présent, en plus de quelques corrections concernant la forme de certains noms de lieux (p. 53, Lauenças pour Laveneas, hameau de la commune de Saint-Georges-de-Luzenron, Aveyron. situé sur 14;’ ruisseau de Lavencou ; :p. 147, Montplaisir cité à côté de Mon/plai­sant, sans autre explication, ce qui risque de faire oublier qu’il s’agit d’une fausse graphie pour Monplaisir, cf. : Monrepos). diverses objec­tions sur des points de détail.

Dans les chapitres concernant les formations préromaines, pourquoi rattacher Toulon (Allier, Marne, Saône-et-Loire) à lu « racine préceltique tull, hauteur » (p. 26) et Toulon (Var, Dordogne, Allier, Saône-et-Loire) ù c: Telo, nom d’un dieu gaulois des sources » (p. 47). Comme l’a bien montré P. Aebischer (Revue Celtique, 47, 1930, pp. 427-441), il s’agit d’un même mot, très probablement gaulois – à en juger par son aire de répartition – qui est it l’origine de tous ces Toulon et aussi, comme le note d’ailleurs M.· l’abbé E. Nègre (p. 52) des noms communs téron et touron c: source >, répandus sur le même territoire. Bien que M. Ch. Rostaing (Toponymie de la Provence, pp. 262 et 270) ait également fait entrer sous deux rubriques différentes Le Thoronet (Lorgues, Var) et Le T’boronet (Gourdon, Alpes-Maritimes), il semble bien qu’il s’agisse dans les deux cas du même appellatif d’origine celtique désignant une source. Ce terme présente un vocaltsma différent de celui du mot pyrénéen luron, qui signifie exclusivement « hauteur, tertre :> : cf. le nom du tumulus dit le Turon de Bernac, à Bernac-Debat (Htes-Pyrénées).

Inversement faut-il faire descendre à la période latine ou romane les noms de ruisseaux du type Merdanson (p. 63) dont le suffixe en -ntto semble indiquer. d’après les travaux de M. H. Krahe (Sprache und Vorzeil, Heidelberg. 1954, p. 57), une origine beaucoup plus ancienne : cf. les hydronymes apparentés du type Merdaric, également assez nombreux. qui présentent un double suffixe -ara+ -ic, dont le dernier est celtique. L’alternance des deux suffixes -ntio et -ara, que l’on retrouve dans Visontion (Besançon)/Visara (Vézère), est caractéristique, d’après le même auteur, de l’indo-européen occidental (alteuropaïsch), antérieur à la différenciation du gaulois. D’autre part, ces hydronymes désignent-ils vraiment des eaux malodorantes ? Sur le Causse de Sauveterre, la source-puits de Merdans, près de La· Péri­gouse (Cne de Sainte-Enimie, Lozère), a des eaux qui ne sont pas spécialement malpropres. Le problème qui se pose est donc de savoir si le radical de ces hydronymes est bien le mot latin merda. ·

Dans le chapitre consacré aux formations germaniques, il nous semble imprudent d’attribuer aux Wisigoths à la fois les noms en -ens (par ex. Escatalens) et les noms en -ville (par ex. Ramonville) de la région toulousaine (p. 109). Si la première série peut être sûrement attribuée à ce peuple, par contre la seconde doit être postérieure au v1• siècle et révèle plutôt des influences franques quelquefois fort tardives : c(. les nombreux Merville (Rte-Garonne, N’ord, Somme, Eure, Calvados) formés avec un adjectif roman (A. Vincent, TF, § 762). D’un autre côté, le nom de lieu Margastaud, qui est interprété comme une formation romane (p. 63), pourrait être considéré, à notre avis, comme un toponyme d’origine wisigothique, ainsi que nous essaierons de l’établir dans une étude spéciale.

Ces quelques critiques, qui ne sont, à vrai dire, que des interrogations, concernent principalement des domaines encore insuffisamment explorés (toponymie préromaine, toponymie germanique, hydronymie). Elles ne sauraient diminuer la valeur de cet excellent manuel qui ordonne clairement une masse considérable d’exemples répartis sur l’ensemble du territoire français. Elles reflètent simplement l’état provisoire d’une science en devenir dont les matériaux s’augmentent tous les jours de la publication de nouveaux documents (textes inédits, lieux-dits cadastraux, atlas linguistiques, découvertes archéologiques) qui font surgir chaque fois de nouveaux problèmes.

Le livre dense et vivant de M. l’Abbé Nègre trouvera certainement un très large public, car il donne à son lecteur la certitude stimulante que la connaissance approfondie des toponymes de son entourage familier lui permettra de saisir au-delà de la résonance affective, mais encore confuse, de noms restés le plus souvent inexpliqués, l’écho objectif et clair d’un vrai savoir.

André SOUTOU.

 

 

 

Lettres de chasse.

Lettres de chasse.

Boganis (Wilhelm Dinesen)

Traduit du danois par Eva Sauvegrain et Eric Choppin de Janvry.

Editions Michel de Maule 2009.

ouvrage de Boganis, Wilhelm Dinesen

ouvrage de Boganis, Wilhelm Dinesen

Pétries d’humour et de sensibilités, ces « lettres de chasse » s’adressent aux chasseurs comme aux amoureux de l’environnement. Au Danemark, elles sont considérées comme un « chef d’œuvre d’intelligence de la nature » et font partie du patrimoine national.

En vingt huit lettres, Wilhelm Dinesen conte d’une plume alerte les chasses et les pêches les plus variées dans la Scandinavie du XIXème siècle. Lièvres, tétras-lyres, saumons, colverts, daims, bécassines, cigognes, goélands…Le panorama animalier est impressionnant et croqué avec une infinie justesse.

On y découvre aussi les réflexions d’un homme à la vie exceptionnelle. Wilhelm Dinesen,  jeune aristocrate danois, s’engage comme officier d’état-major dans l’armée danoise puis française. Il assiste à la Commune (1870-1871), dont il livre un témoignage poignant dans « Paris sous la Commune » (Michel de Maule, 2003). Epris d’aventure et de liberté, il vit ensuite dans le Wisconsin auprès de tribus indiennes qui le surnomment Boganis (« noisette sauvage »). Rentré au Danemark en 1879, c’est sous ce pseudonyme qu’il se rend célèbre tant par son œuvre littéraire que par son ardent combat politique au Parlement danois, avant de disparaître brutalement à l’âge de 49 ans.

Les « Lettres de chasse » ont profondément marqué de leur empreinte l’œuvre de sa seconde fille, la future Karen Blixen, dont « la ferme africaine » est teintée de leçons de choses glanées au fil des lettres et des récits d’un père très aimé.

198 pages, illustrations de Chantal de Crissey.

 

 

Ansfried, van zwaard tot kromstaf / Ansfried, de l’épée à la crosse.

Ansfried, van zwaard tot kromstaf

Door Frans Tonnaer

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Een toegankelijk boekje over de stichter van het klooster in Thorn. Wie was hij en wat had hij in Thorn te zoeken? In wat voor wereld kon een militair gevraagd worden om bisschop te worden?

De bedoeling van de auteur is om geïnteresseerde derden te laten delen in zijn enthouisiasme voor het intrigrerende leven en werk van de stichter van de abij Thorn: graaf en latere bisschop Ansfried. Tevens licht het boekje een tip van de sluier op over het leven van diens echtgenote Hilsondis en hun dochter Benedicta, de eerste abdis van Thorn.

Nederlands

Uitgever:

Stichting Abdijkerk Thorn 1997

Bijzonderheden:

12 x 21, 72 pag.

 

Un livret accessible sur le fondateur du monastère de Thorn. Qui était-il et que devait-il chercher à Thorn ? Dans quel monde pourrait-on demander à un militaire de devenir évêque?
L’intention de l’auteur est de faire participer des tiers intéressés à son enthousiasme pour la vie intrigante et l’œuvre du fondateur de l’Abbaye de  Thorn : Comte et plus tard l’évêque Ansfried. Le livre explique également une pointe du voile sur la vie de sa femme Hilsondis et de leur fille Benedicta, la première abbesse de Thorn.

 

En néerlandais. 72 pages nombreuses illustrations.

Le feu.

Le feu.

Gabriele d’Annunzio.

Edition Calmann Levy, collection pourpre 1949.

le feu gabriele d annunzio

Publié en 1900, Le Feu fait partie des romans mythiques de la littérature italienne. Il met en scène Stelio, poète et dramaturge chantre de la nouvelle Italie qui veut restaurer l’Empire romain, et sa maîtresse la Foscarina, tragédienne sublime mais plus âgée que lui. Tourmentée par la jalousie, elle acceptera de se sacrifier pour la gloire de son jeune amant. S’il peut  se lire avant tout comme le récit des amours de son auteur avec la Duse, comédienne célèbre et rivale de Sarah Bernhardt, Le Feu est aussi un hymne à Venise, ville luxurieuse et royale, et un roman expérimental dans lequel D’Annunzio rompait audacieusement avec le récit réaliste et naturaliste alors en vigueur.

Le roman se divise en deux parties : L’Epifania del fuoco et L’Impero del silenzio.

Gabriele-di-Annunzio

 

Les religions gauloises

Les religions gauloises

Jean Louis Bruneaux.

CNRS éditions Paris 2016.

les religions gauloises arnaud pattin

Druides perdus dans les forêts profondes, banquets orgiaques, boucliers et trophées, magies, sacrifices humains…Les clichés sur la religion gauloise ont la peau dure. Mais quelle était vraiment la religion de nos mythiques « ancêtres » ? Quelle était cette religion sans prophète, sans règlement, sans écrits, ni histoire à présenter ? Ces questions sonnent comme un défi : on ne dispose que des quelques pages de César et de quelques lignes dispersées d’auteurs antiques, dont l’interprétation peine à s’affranchir de la mythologie et du panthéon irlandais bien plus tardifs et si éloignés des rives de la méditerranée gauloise.

Cet essai croise les découvertes archéologiques récentes avec les textes antiques, et offre le plus fiable des exposés sur les religions celtiques dans les Gaules avant la conquête romaine. L’auteur nous restitue les pratiques anciennes des Gaulois, nous fait rentrer au cœur des sanctuaires et nous expose ces liens si particuliers entre les Celtes, leurs sociétés si diverses et leurs dieux.

Un classique de l’histoire et de l’archéologie des gaulois enfin réédité.

Directeur de recherches au cnrs, au laboratoire d’archéologie de l’ens, Jean Louis Brunaux a dirigé de nombreuses fouilles sur les sites gaulois de Picardie, en particulier à Gournay sur Aronde.

A noter : la présence d’un très intéressant index des sources antiques disponibles.

 

L’éthique de la terre.

L’éthique de la terre

Suivi de Penser comme une montagne.

Petite biblio Payot classiques,

Edition Payot et Rivages, paris 2019.

ethique de la terre aldo leopold arnaud pattin

« Prends garde à ce que tu laisses. »

Il y eu trois pionniers américains de la pensée écologique : l’ermite Henry David Thoreau, le voyageur John Muir et le forestier Aldo Leopold. On doit à ce dernier, que certains tiennent pour un géant littéraire et un prophète, les premières politiques de protection des espaces naturels, une réflexion inégalée sur la nature sauvage, et la conviction qu’il est possible à l’homme de développer une intelligence écologique.  Car « l’éthique de la terre » est possible. Elle repose sur l’idée lumineuse de communauté et d’équilibre. Grâce à elle, nous pouvons tous apprendre à être heureux dans la nature. A la fois narrative et philosophique, l’écologie d’Aldo Leopold possède une force surprenante : elle pulvérise notre arrogance tout en nous chuchotant « l’opinion secrète » de la montagne à l’égard des loups.

Traduit de l’anglais par Aline Weill.

Illustration, Xugu (1823-1896)

aldo leopold arnaud pattin

 

 

 

L’ours

L’ours.

L’ours, histoire d’un roi déchu.

Michel Pastoureau.

Éditions du seuil 2007.

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Longtemps en Europe le roi des animaux ne fut pas le lion mais l’ours, admiré, vénéré, pensé comme un parent ou un ancêtre de l’homme. Les cultes dont il a fait l’objet plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère ont laissé des traces dans l’imaginaire et les mythologies jusqu’au cœur du Moyen Age chrétien. De bonne heure l’Église chercha à les éradiquer. Prélats et théologiens étaient effrayés par la force brutale du fauve, par la fascination qu’il exerçait sur les rois et les chasseurs et surtout par une croyance, largement répandue, selon laquelle l’ours mâle était sexuellement attiré par les jeunes femmes. Il les enlevait et les violait. De ces unions naissaient des êtres mi-hommes mi-ours, tous guerriers invincibles, fondateurs de dynasties ou ancêtres totémiques.

Michel Pastoureau retrace les différents aspects de cette lutte de l’Église contre l’ours pendant près d’un millénaire : massacres de grande ampleur, diabolisation systématique, transformation du fauve redoutable en une bête de cirque, promotion du lion sur le trône animal. Mais l’auteur ne s’arrête pas à la fin du Moyen Age. Inscrivant l’histoire naturelle de l’ours dans la longue durée, il tente de cerner ce qui, jusqu’à nos jours, a survécu de son ancienne dignité royale.

Le livre se termine ainsi par l’étonnante histoire de l’ours en peluche,  dernier écho d’une relation passionnelle venue du fond des âges : de même que l’homme du paléolithique partageait parfois ses peurs et ses cavernes avec l’ours, de même l’enfant du XXIe siècle partage encore ses frayeurs et son lit avec un ourson, son double, son ange gardien, peut être son premier dieu.

417 pages, nombreuses illustrations.

chasse à l'ours

 

 

 


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