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Archives pour septembre 2017

Guide secret de la Picardie

Guide secret de la Picardie.
René Gast et Guillaume Rateau.
Editions Ouest France. 2011.

guide secret de la picardie arnaud pattin
Terre frontière, la Picardie a su édifier, malgré la barbarie des guerres et des invasions qui l’ont ravagée durant des siècles, une culture d’une incomparable richesse. A chaque âge de l’humanité s’y est inventée une nouvelle civilisation, dont chacune a constitué le terreau sur lequel la suivante s’est construite, donnant naissance à un immense corpus de mythes, de croyances et de légendes. Chasseurs paléolithiques et chevaliers féodaux, serfs réfugiés dans leurs villes souterraines ou leurs églises fortifiées, bourgeois défiant du haut de leurs beffrois la toute-puissance de leurs seigneurs, bâtisseurs de cathédrales, sorcières au bûcher, utopistes inventant la cité idéale, combattant obscurs de la Caverne du Dragon…Cette longue chaîne humaine a forgé la très ancienne mémoire picarde, dans laquelle sont encore enfouis d’étranges secrets…

Très nombreuses illustrations. 143 pages.

 arnaud pattin ©

saint vulfran arnaud pattin Saint Vulfran (Wulfram) à Abbeville.

Le Mont des Cats.

Le Mont des Cats.

La trappe des Flandres.

Christine Hanscotte-Proust

Editions de la Voix du Nord 2005.

mont des cats arnaud pattin

Depuis 1826, le mont des Cats est couronné d’un monastère trappiste héritier des couvents cisterciens de la Flandre médiévale. Dans ce lieu de paix soumis à la clôture, une communauté d’hommes a choisi de vivre selon la règle de Saint Benoît conjuguant silence, travail manuel et prière.

Aujourd’hui, l’abbaye Sainte Marie du Mont vit grâce aux revenus d’une fromagerie réputée et rayonne d’une spiritualité monastique qui s’étend par delà nos frontières et la place parmi les hauts lieux du patrimoine religieux du Nord de la France.

Christine Hanscotte Proust est assistante qualifiée du patrimoine archives. En 1990, elle a rédigé son mémoire de maîtrise d’histoire sur l’abbaye du mont des Cats, sous la direction d’Yves Marie Hilaire (université de Lille III). Depuis, elle a déjà publié sur ce sujet dans la revue « l’information historique » et les « annales des Pays Bas français » (1995).

Nombreuses illustrations, fascicule de 50 pages.

La Toison d’or

La Toison d’or : notes sur l’institution et l’histoire de l’ordre (depuis l’année 1429 jusqu’à l’année 1559)

Par  Kervyn de Lettenhove, Henri Marie Bruno Joseph Léon, baron, 1817/1891.

Edité par  G. van Oest à Bruxelles en 1907.

Noms des chefs et souverains et des chevaliers de la Toison d’or depuis 1429, date de la fondation de l’ordre jusqu’en 1559, date du 23e chapitre (p. 89-102)

incluant des notices biographiques.

arnaud pattin

Ce volume, publié à l’occasion de l’Exposition de la Toison d’or à Bruges, est une excellente mise au point de ce qui a été publié sur l’histoire de cet ordre. On sait qu’il fut créé, le 10 janvier 1430, à Bruges, par Philippe le Bon, le jour de son mariage avec Isabeau de Portugal. Quelles furent réellement les intentions du duc de Bourgogne? Était-ce dans l’espoir d’organiser plus sûrement une nouvelle croisade? Il est certain qu’il voulait depuis longtemps venger l’échec du comte de Nevers en 1396. N’avait-il pas d’ailleurs, en 1453, au milieu de ce célèbre Banquet du Faisan, déclaré formellement son intention de combattre les Turcs ? Mais, en instituant la Toison d’or, Philippe le Bon avait surtout, très probablement, un but politique. C’était un moyen de grouper autour de lui les barons les plus riches et les plus vaillants contre les communes de Bruges et de Gand. Les chevaliers de la Toison d’or pouvaient faire partie du conseil privé du souverain qui s’engageait formellement à n’entreprendre aucune guerre sans leur avis. La plus grande bravoure était exigée d’eux. Toute défection ou fuite devant l’ennemi entraînait la perte du collier, et, à chaque chapitre, on faisait une minutieuse enquête sur la conduite de chaque chevalier et même sur celle du duc. En 1468, six remontrances sont adressées à Charles le Téméraire; Philippe II, dans la suite, sera blâmé « d’employer trop de temps à sa toilette, d’être prolixe dans l’expédition de ses affaires et lent dans ses conclusions ».

A l’occasion de chaque chapitre, on organisait de brillants cortèges, des joutes et des tournois, suivis de repas somptueux. Philippe le Bon et Philippe le Beau étaient d’habiles jouteurs, et, parmi les plus illustres chevaliers qui se distinguèrent dans ces fêtes, il faut citer le fameux Jacques de Lalaing, qui, pendant une année entière, attendit au pas de la Fontaine des Pleurs les chevaliers de France, d’Angleterre, d’Ecosse et d’Espagne, qui se rendaient au jubilé de Rome, et en vainquit successivement vingt-deux.

L’illustration du livre de M. Kervyn de Lettenhove est assez abondante; on y trouve reproduites quelques-unes des œuvres d’art les plus importantes de l’Exposition, par exemple le fameux buste en bronze de Philippe le Bon, dont l’auteur est malheureusement inconnu et qui appartient au roi de Wurtemberg; les portraits de Charles le Téméraire, d’après une miniature du « Livre des statuts de la Toison d’or» (xvie siècle, collection Norris, à Londres); de Marguerite d’York, par Hans Memling (collection Leo Nardus, à Suresnes); de Philippe le Beau (collection royale de Windsor; à comparer avec celui du Louvre); de Charles-Quint, assez jeune, attribué à Bernard Van Orley (musée de Budapest) ; de Ferdinand Alvarez, duc d’Albe (musée de Bruxelles et collection du duc d’Albe, à Madrid). Enfin, on ne saurait oublier de citer les célèbres tapisseries bruxelloises représentant la conquête de Tunis par Charles-Quint, exécutées par Guillaume Pannemaker, d’après les cartons de Jean Vermeyen, qui avait suivi l’empereur sur le champ de bataille (Musée impérial de Vienne). Toutes ces richesses, qui avaient été réunies à Bruges, prouvent que, « si les Pays-Bas ont eu au xve siècle le privilège d’un art brillant, ils le doivent en grande partie à la protection que les chefs et souverains de la Toison d’or et leurs plus illustres chevaliers accordaient aux peintres, sculpteurs, orfèvres et ouvriers d’art. Ceux-ci ne trouvaient- ils pas, dans les fêtes superbes données lors de la réunion des chapitres, l’occasion de montrer leurs talents, et n’y recevaient-ils pas les encouragements les plus précieux »? Philippe le Bon, devenu le dominateur de presque tous les Pays-Bas, avait éclipsé par son faste la cour de France elle-même, et l’on peut dire qu’à aucun moment peut-être l’art ne fut appelé à concourir d’une façon plus éclatante à la splendeur d’un règne.

 arnaud pattin©

 

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