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Archives pour novembre 2017

Marie Jeanne, sorcière de Flandre.

Marie Jeanne, sorcière de Flandre.

Régis Macke.

Editions Marais du livre 2005.

pattin arnaud

Dans les années d’extrême misère qui ont marqué le règne de Louis XIV, il ne fait pas bon pour une jeune femme d’être belle, cultivée, de surcroît guérisseuse et maîtresse attitrée du médecin du village.

Il faut trouver un bouc émissaire aux innombrables maux qui ruinent les campagnes et déciment les hommes et les bêtes. En 1702, Marie-Jeanne Harley, alors âgée de 22 ans, originaire de Boeseghem en Flandre du Sud, fut condamnée pour avoir usé de sortilèges. C’est son histoire qui a inspiré ce roman fort, rude et puissant à l’image du peuple de Flandre.

L’auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense tient le lecteur en haleine. Après avoir été refermé, ce livre continuera de vous poursuivre longtemps.

« Mais qui se souvient de Marie Jeanne Harley qui ne laissa et ne laissera dans l’histoire que cette épitaphe laconique retrouvée dans les archives d’un vieux curé de l’époque, l’abbé Matthieu-Hyacinthe Jongues, curé de la paroisse de Steenbeck en Flandre du sud entre 1723 et 1749 ?

« En 1702, une fille de 24 ans habitant dans la maison de notre chirurgien accusée de maléfices a été brûlée comme sorcière à Boezeghem, là où elle est née. Et la chose, de par la Hollande, a été répandue dans toute l’Europe. Cette fille s’appelait Marie-Jeanne Harley. »

Il ne reste de Marie Jeanne Harley  que les sentences d’un procès pour sortilège précieusement conservées dans les archives du parlement de Douai et regroupées aux archives départementales du Nord, sous la côte 8B2eme, folios 180,181 et 185. »

La violence des étudiants au moyen âge.

La violence des étudiants au moyen âge.

Sophie Cassagne-Brouquet.

Edition Ouest France 2012.

la violence des étudiants au Moyen Age

Chaque époque croit vivre en un temps plus violent que le précédent, tout en s’interrogeant sur les moyens de mettre un terme à ce déchaînement. Dans le long déclin qu’a connu la violence en Occident depuis le XIIIe siècle, des permanences posent question, en particulier celles de l’âge et du sexe. La violence est affaire d’hommes et d’hommes jeunes, âgés de 20 à 30 ans.
Les historiens du monde universitaire adoptent face à ce phénomène des attitudes contrastées, cherchant parfois à minimiser son existence pour se concentrer sur la vie des écoles ou, au contraire, en faisant l’image même d’un mode de vie estudiantin à travers la légende noire de l’écolier médiéval de François Villon à Robert Merle. La réalité se situe sans doute dans un entre-deux ; la violence estudiantine existe bel et bien, mais il s’agit rarement d’une délinquance.
En effet, au Moyen Âge, la violence n’est pas considérée comme anormale, elle joue un rôle de régulation sociale. Accusés de débauche et de querelle, les étudiants ne sont ni des marginaux ni des délinquants, mais bien des privilégiés et ce n’est pas une violence de déracinés ou de déclassés qui les caractérise, mais bien celle d’une société qui tient à défendre son honneur et ses droits coûte que coûte.

Sophie Cassagnes-Brouquet enseigne l’histoire médiévale à l’Université de Toulouse II le Mirail. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages consacrés aux sociétés urbaines et métiers artistiques de la fin du Moyen Âge. Aux Editions Ouest-France, elle a notamment publié La Passion du livre au Moyen Âge, Sur les pas des papes d’Avignon et Un manuscrit d’Anne de Bretagne (les vies des femmes célèbres d’Antoine Dufour).

 




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