Marie Jeanne, sorcière de Flandre.

Marie Jeanne, sorcière de Flandre.

Régis Macke.

Editions Marais du livre 2005.

pattin arnaud

Dans les années d’extrême misère qui ont marqué le règne de Louis XIV, il ne fait pas bon pour une jeune femme d’être belle, cultivée, de surcroît guérisseuse et maîtresse attitrée du médecin du village.

Il faut trouver un bouc émissaire aux innombrables maux qui ruinent les campagnes et déciment les hommes et les bêtes. En 1702, Marie-Jeanne Harley, alors âgée de 22 ans, originaire de Boeseghem en Flandre du Sud, fut condamnée pour avoir usé de sortilèges. C’est son histoire qui a inspiré ce roman fort, rude et puissant à l’image du peuple de Flandre.

L’auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense tient le lecteur en haleine. Après avoir été refermé, ce livre continuera de vous poursuivre longtemps.

« Mais qui se souvient de Marie Jeanne Harley qui ne laissa et ne laissera dans l’histoire que cette épitaphe laconique retrouvée dans les archives d’un vieux curé de l’époque, l’abbé Matthieu-Hyacinthe Jongues, curé de la paroisse de Steenbeck en Flandre du sud entre 1723 et 1749 ?

« En 1702, une fille de 24 ans habitant dans la maison de notre chirurgien accusée de maléfices a été brûlée comme sorcière à Boezeghem, là où elle est née. Et la chose, de par la Hollande, a été répandue dans toute l’Europe. Cette fille s’appelait Marie-Jeanne Harley. »

Il ne reste de Marie Jeanne Harley  que les sentences d’un procès pour sortilège précieusement conservées dans les archives du parlement de Douai et regroupées aux archives départementales du Nord, sous la côte 8B2eme, folios 180,181 et 185. »

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