Archives pour avril 2018

GHQ Montreuil sur mer.

G.H.Q.

(Montreuil sur mer)

Par G.S.O. (Frank Fox, officier du GHQ)

Le grand quartier général de l’Empire britannique en France 1916-1919.

Edition de l’association Mémoires des conflits en Montreuillois. 2015.

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De 1916 à 1919, la ville de Montreuil sur mer et le pays environnant deviennent le cœur d’un dispositif militaire unique dans l’histoire de l’armée britannique. Jugez plutôt : au plus fort de l’affrontement, le grand quartier général (general headquarters, GHQ) est chargé de gérer  l’approvisionnement de 2 millions de soldats, de 500 000 animaux. Chaque mois plus de 200 000 tonnes de munitions sont acheminées grâce aux navettes de 250 trains par jour ! Cet immense effort de guerre est pensé, mis en œuvre par une équipe de 300 officiers supérieurs installés dans Montreuil et 240 autres en périphérie.

Ecrit en 1920 par le major Frank Fox, officier supérieur au GHQ, ce livre présente cette aventure exceptionnelle qui fait de la ville de Montreuil sur mer le rendez vous du monde anglo-saxon durant plus de 3 ans.

Notons que l’auteur a travaillé pour le Mi7 (renseignement militaire, propagande et censure) de 1917 à 1918.

Texte inédit en français-préface de Charles Goodson-Wickes, arrière-petit-fils de l’auteur
Format 16,5 x 24 cm – 300 pages – papier couché 150 g-couverture cartonnée.

 

 

 

 

 

Dames du XIIe siècle.

Dames du XIIe siècle.

T. I Héloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres.

Georges Duby 

Editions Gallimard 1995.

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« Je présente ici six figures de femmes que j’ai choisies parmi les moins indistinctes. C’est un commencement. Un autre livre traitera du souvenir des aïeules, tel qu’il se conservait dans les maisons de haute noblesse, précisant l’image que les chevaliers faisaient en ce temps des dames. J’examinerai enfin, dans un dernier tome, quels jugements portaient sur ces femmes les hommes d’Eglise qui dirigeaient leur conscience et s’efforçaient de les tirer de leur perversité native. Ce que je m’emploie à montrer n’est pas le réel, le vécu, inaccessibles. Ces femmes ne seront jamais que des ombres indécises, sans contour, sans profondeur, sans accent. Ce sont des reflets, ce que reflètent des témoignages écrits. Des témoignages datant de l’époque, tous officiels, lancés vers lepubIic,jamais repliés sur l’intime. Des textes écrits par des hommes, faits pour être dits à haute et intelligible voix, et pour enseigner. Pas plus que la sculpture ou la peinture, la littérature du XIIe siècle n’est réaliste. Elle figure ce que la société veut et doit être. Reconstituer un système de valeurs, voilà tout ce qu’il m’est possible de faire. Et reconnaître dans ce système la place assignée aux femmes par le pouvoir masculin. »

Connaître les femmes médiévales… Le pari était risqué. Georges Duby le relève avec brio et invite à relire six histoires de femmes, Aliénor la reine, Héloïse la religieuse, Marie Madeleine, Juette, la belle dorée et la belle Iseut, à la recherche non pas d’une réalité mais d’une impression fugitive. Attentif aux limites de ses sources, des textes écrits par les hommes pour une utilisation publique, l’auteur décrypte la façon dont la société concevait la femme au Moyen Âge: un être faible et mauvais, un objet soumis aux hommes et dont il fallait se méfier. Tour à tour enjôleuses, pénitentes, illuminées ou simplement amoureuses, les dames de Duby vivent leurs passions et leurs douleurs sous le regard bienveillant de l’historien. Georges Duby, membre de l’Académie française, figure incontournable de l’historiographie médiévale, lui a offert ses plus belles pages. Ce tome des Dames du XIIe siècle est le premier d’une trilogie qui propose une nouvelle approche de l’histoire des femmes.

 

Sang noir

 

Sang noir

 Bertrand Hell.

Chasse, forêt et mythe de l’homme sauvage en Europe. Paru le 15 mai 2012.

Essai (broché) éditions l’œil d’or.

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LE SANG NOIR, c’est le sang du cerf en rut, tué lors de la chasse, celui du sanglier, vieux mâle solitaire ; mais aussi celui qui coule dans les veines du chasseur à l’automne, ou encore de l’homme des bois, du loup-garou, de l’enragé, du possédé. Il préside aussi à la poursuite céleste des pléiades par Orion. Analysant la pratique de la chasse, en France et en Europe, Bertrand Hell retrace, à travers le motif central du sang noir, les multiples aspects du mythe de l’homme sauvage, dont il est la métaphore dans notre culture. S’adonner à la chasse, c’est s’abandonner au flux sauvage, risquer de passer sous son empire ; il y faut donc des règles précises. mais la passion peut devenir fureur, et fièvre dangereuse. De la méditerranée à la Sibérie, mythes et mythologies illustrent ces débordements ; le thème touche à la cosmologie, à la théologie, à la médecine, il organise en profondeur l’imaginaire de notre culture, et l’on verra que saint Hubert s’inscrit dans la filiation d’Artémis, la divine chasseresse. 

 

Première partie : la fièvre de la chasse.

Deuxième partie : les fureurs noires.

Troisième partie : le mythe de la chasse sauvage.

Quatrième partie : l’ordre signifiant du sauvage.

Ouvrage couronné du prix de l’Académie française en 1995.

quelques illustrations.

 cranach loup garou

 

 




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