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Archives pour octobre 2018

Géants et gueux de Flandre Dix siècles de mythes et d’histoire.

Géants et gueux de Flandre Dix siècles de mythes et d’histoire.

Tristan Frédérick.

Balland France Adel 1979.

géants et gueux de Flandre

Retrouver à travers contes, légendes, coutumes et rites la « mémoire de Flandre », tel est le but que s’est fixé Frédérik tristan. Jean gayant, dit Jean de l’Ours, Lauriane et Halewyn, Tyl Uilenspiegel, autant d’histoires qui, de l’époque celte à l’aube du XVIIeme siècle, ont formé l’âme du « plat pays », sans oublier les coutumes dont on ne connaît plus très bien le sens mais que la tradition a maintenues vivantes : les Bourdis, le Carnaval, le Saint Sang, les jeux de la Halle.

Entre délire et sagesse, Frédérik Tristan nous conte ici avec son érudition amusée l’histoire intérieure d’une des régions belges et françaises les plus riche et les plus attrayantes, d’autant moins connue qu’aucune étude de cette envergure n’avait été entreprise à son sujet depuis le XIXe siècle.

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La chasse dernier refuge du sauvage.

La chasse dernier refuge du sauvage.

Sous la direction de Dominique Venner.

Editions Privat, 2007.

la chasse dernier refuge du sauvage arnaud pattin

Le sauvage, c’est l’autre nom de la nature authentique, non domestiquée. Chacun sait que la nature est menacée par les nuisances de la modernité. Cet ouvrage collectif apporte à ce sujet des précisions scientifiques qui font froid dans le dos. La survie de la nature et de l’humanité est enjeu. Que faire ? S’appuyant sur la biologie animale, la philosophie, l’histoire, le droit, la politique et la littérature, les auteurs en arrivent tous à une conclusion qui va surprendre. En raison d’un lien direct, passionnel, agissant et compétent avec le sauvage, la chasse serait le dernier refuge de la Nature en péril et sans doute aussi de la civilisation. Pas n’importe quelle chasse. Celle dont les acteurs, aujourd’hui, se soumettent à une éthique exigeante.
Bruno de Cessole (journaliste), Philippe Chardonnet (directeur de la Fondation internationale pour la gestion de la faune), Gérard Larcher (ministre délégué à l’Emploi), Xavier Legendre (membre du Muséum), Anne-Marie Le Pourhiet (professeur de droit public à l’université de Rennes-I), Xavier Patier (écrivain et éditeur), Philippe Salvadori (maître de conférences à l’université de Bourgogne), Dominique Venner (écrivain et historien), Henriette Walter (directrice de l’École pratique des hautes études).

Excellente préface par Gérard Larcher.

Extraits :

« que peut on faire du sauvage si ce n’est le réduire en esclavage en l’enchaînant ? le priver de sa liberté ne serait qu’une sage précaution, une mesure de protection de la société. Montesquieu, dans De l’esprit des lois, déconstruit avec une vigoureuse ironie  la comparaison de certains hommes aux fauves et nous invite à nous méfier de cette rhétorique liberticide.

A croire certains, les chasseurs d’aujourd’hui relèveraient de cette catégorie de sauvage. Pour moi, ce sauvage est en quelque sorte le « yeti » de nos forêts et de nos campagnes. Je voudrai bien reconnaitre qu’il existe, mais personne ne l’a jamais rencontré. »

« la sauvage authentique dont je parle est un être de raison qui est capable de comprendre intellectuellement les équilibres de la nature et non simplement de les sentir. Ce sauvage n’est pas rétif à la société. Il en accepte les règles et les contraintes, son individualité et son originalité restent irréductibles à tout conformisme. »

« la solution que les hommes ont trouvée, ce sont les bonnes manières et la politesse, qui constituent une sorte de vernis protecteur. Il s’agit toutefois pour Schopenhauer d’un pis-aller insatisfaisant.

Il admire au contraire la richesse de la vie intérieure de celui qui arrive, tout en continuant à vivre au sein de la société, à s’en tenir à l’écart le plus possible. « la conséquence de tout cela est que la sociabilité de chacun est inversement proportionnelle à sa valeur intellectuelle, et dire de quelqu’un « il est sauvage » signifie déjà presque « c’est un homme de qualité.»

Cette analyse perçante, qui le conduit à réhabiliter la figure du sauvage, de celui qui se tient à la marge  tout en étant pleinement à l’intérieur, s’achève par cette formule bien connue : « on n’a d’autre choix dans ce monde qu’entre la solitude et la vulgarité. »

« le sauvage authentique est à mes yeux le sauvage de Shopenhauer, c’est-à-dire celui qui arrive aussi à se retrouver seul face à lui-même. C’est à mon sens l’expérience profonde de la chasse. »

 

 




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