Almanach d’un comté des sables.

Almanach d’un comté des sables.

Aldo Leopold.

Édition Aubier 1995.

 arnaud pattin

Aldo Léopold (1887-1948) a consacré sa vie à la protection de la nature. Devenu célèbre grâce à « l’almanach d’un comté des sables », ce fut aussi, de son vivant, un scientifique de réputation internationale, conseiller auprès des Nations unies, auteur de plus de trois cent cinquante articles consacrés essentiellement à des sujets scientifiques et politiques.

L’almanach d’un comté des sables (a sand county almanach) a été publié pour le première fois à titre posthume en 1949.  L’ouvrage s’est très vite imposé comme un classique des écrits consacrés à la nature. Considéré à l’égal du « Walden » de Thoreau, il constitue également l’un des textes fondateurs de l’écologie.

« le pouvoir de ce livre n’est pas seulement dans les idées. Il est avant tout dans la beauté de la langue, dans les images qu’il fait apparaitre, dans la fraicheur des sensations. On pense à Thoreau dans sa retraite de Concord, à sa conviction presque mystique que « le salut du monde passe par l’état sauvage »(…).

Le regard prophétique qu’Aldo Leopold a porté sur notre monde contemporain n’a rien perdu de son acuité, et la semence de ses mots promet encore la magie des moissons futures. Voilà un livre qui nous fait le plus grand bien. (JMG Le Clézio).

 

Extrait :

« On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.

Pour écarter le premier danger, il convient de planter un jardin, de préférence assez loin de toute épicerie susceptible de brouiller la démonstration. Pour le second, il suffit de poser sur ses chenets une  bûche de bon chêne, loin de toute chaudière, et de s’y réchauffer tandis qu’une tempête de neige maltraite les arbres au dehors. Pour peu qu’on l’ai abattu, scié, fendu et transporté soi-même, en laissant son esprit travailler en même temps, on se souviendra longtemps d’où vient la chaleur, avec une profusion de détails qu’ignoreront  toujours ceux qui passe le weekend end en ville près d’un radiateur. »

aldo leopold arnaud pattin

 

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