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Archives pour la catégorie deuxième guerre mondiale

Le massacre de Katyn

Le massacre de Katyn.

Victor Zaslavsky.

Editions du rocher, octobre 2003.

Collection démocratie ou totalitarisme, dirigée par Stéphane Courtois.

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Remis en lumière par le film de Wajda en salle en Avril 2009, le massacre de l’élite polonaise en 1943 n’était pas, comme on l’a longtemps cru, l’œuvre des nazis, mais bien celle de Staline.

Katyn, avril 1940: une clairière dans une forêt de Biélorussie. Une fosse gigantesque. Au fond, en couches superposées, 4 100 cadavres d’officiers assassinés d’une balle dans la nuque.

Découvert en 1943, ce massacre a pendant des décennies été attribué aux nazis. Mais avec la chute de l’URSS, les archives ex-soviétiques ont révélé, sans discussion possible, que le 5 mars 1940, c’est Staline et tout le politburo qui avait ordonné la mort de 25700 personnalités polonaises, dont les officiers prisonniers de guerre.

Cet ordre, immédiatement exécuté dans le bois de Katyn, participait du génocide de classe mis en œuvre par Staline contre les élites d’une Pologne dont il venait de se partager la dépouille avec Hitler.

Puis se fut pendant cinquante ans la lutte acharnée du régime soviétique pour camoufler sa responsabilité dans ce crime de masse et fuir sa culpabilité.

Victor Zaslavsky expose ici les pièces inédites de ce terrible dossier où crime et mensonge communistes se mêlent étroitement.

Historien d’origine russe, Victor Zaslavsky a enseigné à l’université de Leningrad avant de quitter l’urss pour exercer ses talents dans les plus grandes universités américaines et canadiennes. Il s’st fixé depuis de longues années en Italie où il enseigne à l’université Luiss-Guido Carli de Rome. Auteur de nombreux ouvrages sur l’URSS et le communisme, il a en particulier publié en 1997 un ouvrage très remarqué : Togliatti et Staline : le parti communiste italien dans la politique extérieure de l’URSS.

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Morts pour raisons diverses.

Morts pour raisons diverses:

enquête sur le traitement des prisonniers de guerre allemands dans les camps américains et français à la fin de la Seconde guerre mondiale.

Auteur James Bacque
Traduit par Catherine Ludet
Éditeur Sand, 1990
ISBN 2710704625, 9782710704621
Longueur 319 pages

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James Bacque est un romancier , historien et éditeur de livre, né le 19 mai 1929 à Toronto.

Il était un écrivain de fiction grand public et essayiste avant de tourner son attention, en 1989, sur le sort des soldats allemands détenus comme prisonniers de guerre par les Alliés après la Seconde Guerre mondiale.

 

Printemps 1945. On sait aujourd’hui que les lois internationales qui protégeaient les prisonniers allemands dans les camps américains et français n’ont pas été respectées. Et que plusieurs centaines de milliers d’entre eux sont morts en quelques mois. Comment ? Dans quelles conditions ? C’est le sujet de ce livre, qui a le mérite de combler une lacune de notre histoire trop souvent manichéenne.

 

 

 

 

La nuit la plus cruelle.

La nuit la plus cruelle.

Le Dunkerque allemand.

Christopher Dobson, Ronald Payne et John Miller.

Editions France empire, 1981.

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Quand on évoque les tragédies de la mer ayant entrainé de lourdes pertes en vies humaines, trois ou quatre noms viennent à l’esprit : le « Titanic », qui heurta un iceberg en 1912, le « Lusitania » torpillé pendant la première guerre mondiale, l’ »Athena », coulé à l’aube de la seconde, et l’ »Andrea Doria » abordé en 1956. Mais nul ne songe au « Wilhelm Gustloff » !

Et pourtant près de 10000 personnes (les chiffres sont encore débattus de nos jours), dont 4000 enfants, chiffre record sinistre, périrent dans les eaux glacées de la Baltique quand le « Gustloff », un ancien navire de croisière de l’organisation nazie « la force par la joie » (KDF : Kraft durch Freude), fut torpillé par un sous marin soviétique dans la nuit du trente janvier 1945. Cette même nuit, deux autres paquebots, bourrés comme le « Gustloff » de réfugiés allemands, subirent le même sort, portant à 18000 le nombre de victimes. De toute l’histoire maritime, ce fut « la nuit la plus cruelle »…

Elle se situe dans le cadre de l’opération par mer la plus importante qui ait jamais eu lieu. Du 23 janvier au 8 mai1945, de Prusse et de Poméranie, deux millions d’hommes, de femmes et d’enfants allemands, fuyant devant  l’armée soviétique . Harcelée sans répit par les avions et les sous marins soviétiques, l’armada considérable de navire de tous tonnages organisé par l’amiral Doenitz réussit ce tour de force au prix de lourdes pertes. Ce Dunkerque allemand représente six fois l’opération réalisée en 1940 en évacuant des plages de Dunkerque les troupes franco-britanniques encerclées…

Christopher Dobson et Ronald Payne, deux des auteurs de « la nuit la plus cruelle », après avoir appris par hasard le nombre effarant des victimes du « Gustloff », découvrirent que deux des trois paquebots coulés la même nuit l’avaient été par le même sous marin soviétique, celui du commandant Marinesko. Ils demandèrent alors à leur ami John Miller, correspondant du Daily Telegraph à Moscou, de faire une enquête sur ce capitaine de la flotte sous-marine russe.

Les recherches de Dobson et de Payne dans les archives de guerre à Londres et dans celles de l’Allemagne fédérale, les récits qu’ils recueillirent de la bouche même des rescapés de cette tourmente, l’enquête de Miller en URSS qui révéla l’étonnante personnalité du commandant Marinesko ,  héros soviétique dont l’ascension sera suivie d’une condamnation au Goulag pour « crimes politiques », font de « la nuit la plus cruelle » un livre inoubliable et éclatant sur l’une des plus dures et des plus étranges opérations, demeurée ignorée en France, de la seconde guerre mondiale.

On pourra, sur le même sujet, consulter les Ouvrages de Heinz Schön, notamment « die Gustloff Katastrophe », et le roman de Gunter Grass : « en crabe ».

 

 

 

le Hussard bleu

Le Hussard bleu.

Roger Nimier.

édition Gallimard 1950. collection folio pour la présente édition.

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Le livre insolent, romantique et tendre qui rendit Nimier célèbre à vingt-cinq ans. Le roman qui fit école et donna naissance à la génération littéraire des «hussards». La chronique intime, à la fois cynique et sentimentale, d’un peloton de hussards qui pénètre en Allemagne, en 1945.

Nimier écrit dans un style proche de Giraudoux et de Cocteau un premier roman très autobiographique, L’Étrangère, qui sera publié après sa mort.

Il est publié pour la première fois à vingt-trois ans, avec Les Épées (1948), un roman plein d’insolence, mêlant la tendresse à la provocation politique dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale.

Deux années plus tard, paraît son roman le plus célèbre, Le Hussard bleu, qui renouvelle la veine des Épées et où il ré-emploie le personnage de François Sanders. En 1950 également paraissent le roman Perfide et Le Grand d’Espagne, un essai historico-politique au ton pamphlétaire qu’il conçoit comme un hommage à Georges Bernanos.

En 1951, Roger Nimier publie Les Enfants tristes, puis, en 1953, Histoire d’un amour. Suivant le conseil de Jacques Chardonne, qui juge sa production de cinq livres en cinq ans, trop rapide, il décide alors de ne publier aucun roman pendant dix ans.

Entre-temps, Bernard Frank l’a sacré chef de file des Hussards en décembre 1952, dans un article célèbre paru dans Les Temps modernes, le nom de « Hussards » faisant référence au Hussard bleu.

Chronique d’une France occupée

Chronique d’une France occupée

Les rapports confidentiels de la gendarmerie 1940/1945

Jean Marie Pontaut et Eric Pelletier

Editions Michel Lafon janvier 2008

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Pendant cinq ans, de la défaire de 1940 à la capitulation allemande de mai 1945, les gendarmes ont été les greffiers de ces temps troublés. Déportations, maquis, marché noir, crimes de guerre ou épuration sauvage : ils ont observé des Français embringués dans la pièce tragique qui se jouait des terrils du Nord aux montagnes corses, de la Manche aux Alpes, des forêt du Jura aux pinèdes des Landes. Eux-mêmes ont arrêté. Certains ont résisté.

Ces milliers de rapports confidentiels, rédigés au jour le jour, portent la marque du temps. Dactylographiés, couchés sur du mauvais papier, ils ont jauni. Mais les évènements qu’ils consignent réveillent une mémoire toujours à vif.

Au terme de plus de soixante ans de sommeil, ces archives offrent un témoignage saississant et inédit de la France sous l’occupation.

 

Extrait :

Rapport du chef d’escadron Dubois, commandant la brigade de gendarmerie de Lille, sur l’état d’esprit du personnel.

Lille, le 5 juillet 1945.

Ce qui a eu le plus d’influence sur l’état d’esprit, c’est la condamnation à mort par la cour de jusitice de Béthune de l’ex-lieutenant de gendarmerie Fleurose, qui avait commandé en 1940, 1941 et 1942 la section de Lens, ainsi que la condamnation par la même cour aux travaux forcés à perpétuité de l’ex-adjudant Hennion, de la brigade de Carvin. Ces officier et sous-officier n’étaient pas exempts de toute critique au point de vue professionnel, mais ils ont surtout agi contre les bandits qui, sous le couvert de la Resistance, semaient la terreur parmi la population. Les condamnations sont jugées excessives et les officiers ont douloureusement ressenti l’atteinte portée à la considération de l’arme, attendu que seul le lieutenant Fleurose a été exécuté et que plusieurs commissaires de police, également condamnés à mort, ont eu leur peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Les officiers ont nettement l’impression que la gendarmerie est attaquée dans son ensemble par les partis extrémistes, qui savent très bien que la gendarmerie est la seule force de police susceptible d’obéir normalement aux ordres du gouvernement. Ces partis politiques cherchent donc à abattre la gendarmerie, tout au moins à la diminuer.

 




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