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le Hussard bleu

Le Hussard bleu.

Roger Nimier.

édition Gallimard 1950. collection folio pour la présente édition.

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Le livre insolent, romantique et tendre qui rendit Nimier célèbre à vingt-cinq ans. Le roman qui fit école et donna naissance à la génération littéraire des «hussards». La chronique intime, à la fois cynique et sentimentale, d’un peloton de hussards qui pénètre en Allemagne, en 1945.

Nimier écrit dans un style proche de Giraudoux et de Cocteau un premier roman très autobiographique, L’Étrangère, qui sera publié après sa mort.

Il est publié pour la première fois à vingt-trois ans, avec Les Épées (1948), un roman plein d’insolence, mêlant la tendresse à la provocation politique dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale.

Deux années plus tard, paraît son roman le plus célèbre, Le Hussard bleu, qui renouvelle la veine des Épées et où il ré-emploie le personnage de François Sanders. En 1950 également paraissent le roman Perfide et Le Grand d’Espagne, un essai historico-politique au ton pamphlétaire qu’il conçoit comme un hommage à Georges Bernanos.

En 1951, Roger Nimier publie Les Enfants tristes, puis, en 1953, Histoire d’un amour. Suivant le conseil de Jacques Chardonne, qui juge sa production de cinq livres en cinq ans, trop rapide, il décide alors de ne publier aucun roman pendant dix ans.

Entre-temps, Bernard Frank l’a sacré chef de file des Hussards en décembre 1952, dans un article célèbre paru dans Les Temps modernes, le nom de « Hussards » faisant référence au Hussard bleu.

Chronique d’une France occupée

Chronique d’une France occupée

Les rapports confidentiels de la gendarmerie 1940/1945

Jean Marie Pontaut et Eric Pelletier

Editions Michel Lafon janvier 2008

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Pendant cinq ans, de la défaire de 1940 à la capitulation allemande de mai 1945, les gendarmes ont été les greffiers de ces temps troublés. Déportations, maquis, marché noir, crimes de guerre ou épuration sauvage : ils ont observé des Français embringués dans la pièce tragique qui se jouait des terrils du Nord aux montagnes corses, de la Manche aux Alpes, des forêt du Jura aux pinèdes des Landes. Eux-mêmes ont arrêté. Certains ont résisté.

Ces milliers de rapports confidentiels, rédigés au jour le jour, portent la marque du temps. Dactylographiés, couchés sur du mauvais papier, ils ont jauni. Mais les évènements qu’ils consignent réveillent une mémoire toujours à vif.

Au terme de plus de soixante ans de sommeil, ces archives offrent un témoignage saississant et inédit de la France sous l’occupation.

 

Extrait :

Rapport du chef d’escadron Dubois, commandant la brigade de gendarmerie de Lille, sur l’état d’esprit du personnel.

Lille, le 5 juillet 1945.

Ce qui a eu le plus d’influence sur l’état d’esprit, c’est la condamnation à mort par la cour de jusitice de Béthune de l’ex-lieutenant de gendarmerie Fleurose, qui avait commandé en 1940, 1941 et 1942 la section de Lens, ainsi que la condamnation par la même cour aux travaux forcés à perpétuité de l’ex-adjudant Hennion, de la brigade de Carvin. Ces officier et sous-officier n’étaient pas exempts de toute critique au point de vue professionnel, mais ils ont surtout agi contre les bandits qui, sous le couvert de la Resistance, semaient la terreur parmi la population. Les condamnations sont jugées excessives et les officiers ont douloureusement ressenti l’atteinte portée à la considération de l’arme, attendu que seul le lieutenant Fleurose a été exécuté et que plusieurs commissaires de police, également condamnés à mort, ont eu leur peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Les officiers ont nettement l’impression que la gendarmerie est attaquée dans son ensemble par les partis extrémistes, qui savent très bien que la gendarmerie est la seule force de police susceptible d’obéir normalement aux ordres du gouvernement. Ces partis politiques cherchent donc à abattre la gendarmerie, tout au moins à la diminuer.

 




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