Archives pour la catégorie guerre d’Indochine

les Soldats oubliés.

  • Louis Stien, Les Soldats oubliés, Collection : Les Combattants, Albin Michel, 1993. (prix Raymond Poincaré 1993)les soldats oubliés louis stien arnaud pattin.jpg

Louis Stien est un officier français, chef de bataillon honoraire, Grand Officier de la Légion d’honneur, trois fois blessé au combat. Il a participé à trois conflits : la 2e Guerre mondiale dans la Résistance et la 1re Armée), la guerre d’Indochine (bataille de la RC4 suivie de 4 ans de camps) et la guerre d’Algérie.

En 1943, il entre dans la Résistance au sein du MLN, et participe à des combats dans le Nord. Puis il intègre la 1re Armée de de Lattre de Tassigny.

En 1945 il intègre l’école de Coëtquidan (promotion « Victoire »), puis l’EAI (École de l’infanterie|École d’Application de l’Infanterie) à Auvours, dont il sort sous-lieutenant en avril 1947. Son classement lui permet de choisir la Légion étrangère et aussi de se porter volontaire pour passer le brevet parachutiste, à Pau, en mai 1947 (brevet no 9 709).

Au moi de septembre 1950 s’engageait la bataille de Cao Bang, tournant décisif dans la guerre d’Indochine. Depuis le mois précédent, le Viet-minh disposait sur la célèbre RC4 d’un corps de bataille de plus de 30000 hommes puissamment armés par la Chine. Le gouvernement et le commandement français décidaient alors de replier les forces de Cao bang et maintenaient cette manœuvre bien que le général Giap, prenant les devants, se fût assuré du poste clé de Dong Khé. Contre-attaquant, les colonnes Charton et Le Page étaient englouties dans la jungle et emportées sous les vagues d’assaut de l’adversaire. Le 1er bataillon étranger de parachutistes – ou 1er BEP- tentait de faire sauter le verrou et se sacrifiait au cours de l’un des affrontements les plus féroces et les plus sanglants de la guerre.

Le livre de Louis Stien, l’un des officiers « fondateurs » de cette unité d’élite, trois fois blessé avant Cao Bang, est le recit pathétique et précis de ces combats qui s’achevèrent, pour ses camarades et lui par quatre années d’internement dans les camps d’extermination du Viet-minh. Louis Stien, qui tenta par deux fois de s’évader, nous donne sur ces camps où règnaient la faim, la misère et la maladie et sur le système de torture mentale appelé « rééducation », auxquels étaient soumis les prisonniers, un témoignage saisissant et définitif.

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