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L’année terrible

Souvenirs de l’Année terrible : (1870-1871)

Broché – édition Ramsay 22 septembre 2010

de Georges Le Tervanick.

guerre de 1870

guerre de 1870

 

En décembre 1908, Jules Garçon, jeune écrivain originaire de Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais, termine, sous le pseudonyme de Georges le Tervanick, la transcription des souvenirs de Dominique Thelliez relatifs à son engagement dans la guerre franco-prussienne de 1870. Car il faut dire que son enfance, comme tant d’autres, a été bercée par les récits de cette guerre et, sans doute, par nombre de couplets revanchards ayant pour thème l’Alsace et la Lorraine. Jules Garçon entend donc témoigner à la fois des souffrances et du désarroi de toute une génération, celle de ses grands-parents, et de la modeste grandeur de deux hommes : Dominique Thelliez,  » un vieux, brave troupier « , et Léopold Foulon, son propre grand-oncle,  » mobile  » du Pas-de-Calais. Deux  » obscurs « , acteurs à peine, mais témoins actifs, attristés souvent, souvent malicieux, discrètement critiques, de cette campagne lamentable où les humbles, servirent de pions dans le jeu de dirigeants politiques et militaires d’une confondante incompétence. A travers la parole de Dominique Thelliez, recueillie et rapportée directement, et la correspondance de Léopold Foulon avec sa sœur et son beau-frère, la rancœur contre le Prussien fourbe et cruel se dévoile sans fard. Jules Garçon et ses témoins se font souvent l’écho des lieux communs, des préjugés de leur temps, de leur milieu provincial et rural. Et lorsque l’horreur s’exprime librement au spectacle d’un passage par les armes, il s’agit d’une réaction purement humaine, compassionnelle, exempte de toute analyse politique. Conservé depuis un siècle par les descendants de Jules Garçon, ce cahier, illustré et relié de sa main, était demeuré inédit.

 

L’ouvrage se compose de trois parties :

I-récit d’un vieux troupier

II-lettres d’un mobile

III-coup d’œil rétrospectif sur l’année terrible dans le pays d’Hesdin, de Saint pol et de Frévent.

Plein d’anecdotes cocasses et d’expressions vernaculaires des Flandres.

Extrait (p.95) :

« C’est aujourd’hui le marché à Gournay. Depuis 8 heures il pleut à verse, je ne sais si je pourrai aller porter mes lettres à la poste. J’irai quand même…et puis je sens que j’ai faim –il est une heure- je vais tâcher de manger 2 harengs. Tout ce qui m’ennuie dans ce pays c’est qu’on n’y boit pas de bières… »

 




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