Archives pour la catégorie La Renaissance

carta marina

Carta marina.

Olaus MAGNUS.

Traduit par Elena Balzamo

Editions josé Corti.2005

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La Carta marina n’est marine que de nom, car elle représente non seulement les mers et les côtes, mais aussi l’intérieur des terres, tous les pays autour de la Baltique, tels qu’on se les imaginait au XVIe siècle : la Suède (avec la Finlande), la Norvège, le Danemark, la Russie, la Lituanie, la Pologne, l’Allemagne, la Hollande, mais aussi… la légendaire île de Thulé, les grands monstres marins et les serpents de mer fabuleux. Elle fut imprimée à Venise, en 1539, mais son auteur était suédois. A la fois humaniste et catholique intransigeant, Olaus Magnus (1490-1557), dernier archevêque de Suède sacré à Rome, dut quitter son pays devenu protestant pour vivre en exil d’abord à Dantzig, en Pologne, puis en Italie. Sa célèbre Carte fut ainsi élaborée et éditée à l’étranger ; elle est à la fois une œuvre érudite, une arme de combat, censée montrer aux Européens la grande valeur des territoires que Rome était en passe de perdre, un témoignage poignant de l’amour pour la Suède et un bel exemple de la cartographie renaissante.

Les créatures fantastiques et les scènes de la vie quotidienne, les prodiges naturels et les personnages de l’histoire scandinave ancienne s’avoisinent dans l’espace de la Carte et se croisent, formant une multitude d’histoires : faits divers et récits fantastiques, observations ethnographiques et contes de fées… La Carte raconte les histoires, et Elena Balzamo (essayiste et traductrice, spécialiste des littératures scandinaves) raconte l’histoire de la Carte, en décrivant les circonstances de sa création au lendemain de la Réforme en Suède, la vie aventureuse de son créateur, le milieu dans lequel il évoluait, un milieu cosmopolite qui, malgré les dissensions religieuses, était encore profondément uni : l’érudition était un bien véritablement commun, et le trésor de connaissances restait un et indivisible.

 

Chasse et pâturage dans les forêts du Nord de la France.

Chasse et pâturage dans les forêts du Nord de la France.

Pour une archéologie du paysage sylvestre (XIème-XVIème siècles).

François Duceppe-Lamarre.

éditions l’Harmattan, 2006.

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Peut-on comprendre les forêts sans parler de la faune qui s’y trouve ? On l’a longtemps pensé. Autant pour des raisons historiographiques que pour la difficulté du sujet. Après tout, contrairement aux arbres, les animaux courent, pour reprendre Aristote. Il faut donc considérer les écosystèmes forestiers comme des milieux complexes d’éléments fixes et mobiles dans lesquels l’homme a son mot à dire depuis longtemps.

Or la chasse et la pâturage constituent deux relations privilégiées entre l’homme et l’animal. Ce livre en fait la démonstration pour les forêts de plaine de type tempérée  du nord de la France (l’actuelle région nord pas de calais), soit un ensemble de comtés, de villes et de villages, de seigneuries et de forêts que l’on suit du XIème au XVIème siècle.

Selon Robert Delort, l‘un des intérêts majeurs de cette étude est de démontrer, par des exemples précis et aisément généralisables que les activités humaines telles que l’élevage et la chasse entrainent , dans une mesure dont on méconnaissait l’ampleur, des modifications profondes du paysage forestier.

 

Agrégé d’histoire et docteur en archéologie, François Duceppe-Lamarre travaille comme boursier francophone à l’institut historique allemand de Paris sur l’histoire de l’environnement à partir de la chasse dans les forêts et à partir de la résidence princière d’Hesdin en Artois.

 




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