Archives pour la catégorie le « Moyen Age ».

L’écriture runique et les origines de l’écriture

L’écriture runique et les origines de l’écriture

Alain de Benoist.

Editions Yoran Embanner 2017.

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Utilisée par les Germains à partir du Ier siècle de notre ère pour transcrire diverses langues germaniques antérieurement à l’alphabet latin, puis concurremment avec lui, l’écriture runique, attestée par plusieurs milliers d’inscriptions, reste à certains égards une énigme. Du fait de son apparition relativement tardive, les spécialistes se divisent entre ceux qui la font dériver du latin, ceux qui la rattachent à l’alphabet grec et ceux qui font appel aux alphabets nord-italiques (ou « nord-étrusques »). Mais aucune de ces solutions n’est de nature à expliquer les particularités spécifiques de l’écriture runique : l’ordre des lettres, qui diffère totalement de celui des alphabets méditerranéens, leur regroupement en trois séries immuables de huit runes (les ættir), le fait que chaque rune porte un nom qui lui est propre (le phonème initial de ce nom déterminant la valeur phonétique de la rune), etc.

En s’en tenant aux données strictement scientifiques, à l’exclusion de toutes les interprétations fantaisistes qui ont fleuri depuis deux siècles, ce livre reprend l’ensemble du dossier. Il examine les arguments en présence, aborde la question d’un usage symbolique ou « magique » des runes antérieur à leur usage comme écriture, s’interroge sur la possible homologie des ættir et des trois phases du cycle lunaire, puis dresse un bilan plus général de ce que l’on sait actuellement sur l’apparition et la diffusion de l’écriture en Europe.

Alain de Benoist, écrivain, philosophe, est l’auteur d’une centaine de livres consacrés surtout à la philosophie politique et à l’histoire des idées, mais aussi à l’histoire des religions, à l’archéologie, à la protohistoire et aux traditions populaires.

On a beaucoup écrit sur les runes mais ici, on est loin d’une approche ésotérique. Il s’agit d’une étude sérieuse par quelqu’un qui connaît parfaitement le sujet.

 

 

Quatre cimetières mérovingiens du Boulonnais.

Quatre cimetières mérovingiens du Boulonnais.

Abbé Daniel Haigneré.

Lafitte reprints à Marseille 1977.

Tirage limité à 400 exemplaires.

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Publiée dans les bulletins et mémoires des sociétés savantes locales ou régionales, l’œuvre archéologique de l’abbé Haigneré n’a connu qu’une diffusion restreinte, ce qu’il faut d’autant plus regretter que les « quatre cimetières mérovingiens du boulonnais » (1866) ou le « dictionnaire historique et archéologique du Pas de Calais, arrondissement de Boulogne sur mer » (1880-1882), sont des ouvrages assez solidement documentés pour avoir résisté au temps et rester les instruments indispensables de toute connaissance dans les domaines de l’archéologie et de l’histoire du boulonnais.

La découverte de la nécropole de Pincthun, en 1857, marque les débuts d’Haigneré dans l’archéologie mérovingienne, une science encore fort neuve, illustrée,  en France, par l’abbé Cochet dont la « Normandie souterraine » (1854) fait autorité. Il déchiffre le document archéologique qui s’offre à lui avec le même esprit méthodique et rigoureux qu’il apporte à l’étude et au classement des archives de la ville de Boulogne. Une présence continue sur le terrain, pratique peu courante à l’époque, et une exploration scrupuleuse au cours de laquelle chaque détail est noté, lui permettent de recueillir, avec un riche matériel archéologique, d’intéressantes observations concernant les coutumes funéraires. Quand à la suite de pressantes démarches de ses amis, dont C.Roach Smith et le major R.Luard, les « quatre cimetières » paraissent en 1866, les mêmes qualités se retrouvent dans la publication.

La classique dissertation sur la civilisation et les mœurs des populations mérovingiennes se trouve ici réduite à quelques paragraphes. Ces considérations, qui n’ont plus qu’une valeur historique, n’encombrent donc pas l’ouvrage comme c’est trop souvent le cas chez les « antiquaires » du XIXème siècle. De même, Haigneré aborde avec prudence le délicat problème de la chronologie, encore mal définie à cette époque. Et si l’abbé Cochet, dans une lette du 5 janvier 1866,  reproche à son texte de manquer de rapprochements, il faut y voir une volonté de sobriété et non un manque de connaissance. Baudot, Cochet , Hagemans, Lindenschmit, Roach Smith, Troyon, Wylie sont cités succinctement en note quand des comparaisons ou des explications paraissent utiles à l’auteur. Haigneré s’attache à consigner ses observations plus que ces interprétations. Il est l’un des trop rares auteurs qui ont suivi l’exemple des frères Lindenschmit en publiant un plan de la  nécropole de Pincthun, ainsi qu’un inventaire par tombe, beaucoup plus détaillé et plus précis que celui de ses modèles.

Grâce au souci de l’abbé Haigneré de toujours « asseoir fièrement son édifices sur le roc indestructible du document », son ouvrage reste, plus d’un siècle après voir été écrit, la meilleure monographie de  nécropole publiée dans le nord de la France.  C’est aussi la seule publication qui nous fasse connaître les riches cimetières mérovingiens du VIIème siècle de la région boulonnaise.  Ces raisons justifient une publication qui rendra plus accessible un document utile et d’une lecture agréable car fort bien écrit.

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Armes et guerriers barbares au temps des grandes invasions.

Armes et guerriers barbares au temps des grandes invasions.

IVe au VIe siècle après JC.

Iaroslav Lebedynsky.

Editions errance Paris 2001.

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A travers l’étude des armes et de leur emploi, ce livre fait découvrir les traditions guerrières et les cultures des acteurs « barbares » des Grandes Invasions du IVe au VIe siècle : nomades asiatiques comme les Huns, ou européens comme les Sarmates ; Germains orientaux comme les Goths, les Vandales, les Burgondes, ou occidentaux comme les Alamans, les Saxons et surtout les Francs, qui conquirent finalement une grande partie de l’Occident romain. Agresseurs ou fugitifs, ennemis ou alliés de Rome, païens ou chrétiens, ces groupes « barbares » étaient tous essentiellement guerriers. Les armes étaient, dans leurs sociétés qui valorisaient la gloire martiale, des objets précieux et parfois sacrés, et elles demeurent aujourd’hui des témoins archéologiques importants de leurs migrations, de leur art, de leurs relations culturelles avec le monde romain et d’autres civilisations plus lointaines comme l’Iran ou la Chine. La première partie de l’ouvrage expose les différentes traditions militaires des « Barbares », de leurs idéologies guerrières à l’organisation et aux tactiques de leurs armées. Elle décrit l’interpénétration de ces traditions entre elles et avec celles de l’armée romaine lors du formidable brassage des Invasions. La seconde partie est consacrée aux armes (armes offensives, équipements défensifs, et aussi sellerie et emblèmes militaires), présentées par catégories avec une abondante illustration. Elle fait le point des connaissances et des débats actuels sur les questions d’identification, d’emploi, d’attribution ou d’origine des différents types.
Puisant à toutes les sources disponibles (textes d’époque, épopées germaniques, archéologie, reconstitution expérimentale, comparaison ethnographique), ce livre est un document de référence précieux pour qui s’intéresse non seulement aux techniques militaires, mais aussi à l’histoire et aux cultures des populations « barbares » à l’époque cruciale où elles substituent à l’ordre romain des civilisations composites qui annoncent le Moyen Age.

Iaroslav Lebedynsky a publié plusieurs livres et articles sur les peuples et les traditions guerrières de la steppe et du Caucase, et sur l’armement ancien de ces régions; il enseigne l’histoire de l’Ukraine à l’institut national des langues et civilisations orientales.

Mannusmal

Mannusmal.

Les origines mythologiques des Germains.

Halfdan Rekkirson.

Sesheta Publications, 2017.

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Un rapprochement entre un passage de l’Edda de Snorri et un mythe des origines des Germains relaté par Cornelius Tacite, plus de 1000 ans plus tôt, nous ouvre la voie de l’ethnogénèse et de la création des grandes familles de peuples germaniques. De la cosmogonie jusqu’à l’établissement de leur structure sociale, Halfdan Rekkirsson, en retraçant la généalogie mythologique, ésotérique et spirituelle de nos ancêtres, établit et explicite leur ascendance divine. Tirage à 200 exemplaires numérotés. Nombreuses illustrations. 144 pages. ISBN : 979-10-92176-30-8

Quand MONTREUIL était sur mer – Quentovic.

Quand MONTREUIL était sur mer – Quentovic.

Jean Leroy.

Edité à compte d’auteur à Boulogne en 1979.

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Un passionné d’histoire interroge le passé d’une ville disparue ( apparemment)… « Quentovic ». cette illustre cité –mérovingienne, puis carolingienne- située jadis en basse Canche, et qui utilisait « d’antiquité » un atelier monétaire, était également le chef lieu d’un petit territoire administrativement indépendant à la fois du Boulonnais et du Ponthieu.

L’auteur usant d’observations inédites, analysant des données surprenantes, bousculant un certain ordre établi par des idées reçues, apporte enfin la conclusion assez stupéfiante que la colline fortifiée qui prit le nom de « Montreuil » à partir des toutes premières années du IXème siècle, et premier port de mer des premiers capétiens, fut bien ce célèbre « débarcadère-marché » du nom de Quentovic qui se manifesta si brillamment durant les six derniers siècles de la première moitié de notre ère. Cette irritante énigme qui défraya tant la chronique jusqu’à ce jour, a donc vécu.

Bien des faits historiques dont la région littorale nord de la France fut témoin, prennent tout leur sens dans la perspective de cet ouvrage remarquable. Alliant à un sens rigoureux de la recherche assise sur des bases scientifiques trop souvent méconnues, celui d’une véritable investigation, Jean Leroy a su mener à terme, en toute sérénité, sa patiente et minutieuse enquête.

 Peintre, historien local, écrivain et amateur de silex, Jean Leroy touche à tout depuis sa plus tendre enfance. Ce dernier etait retraité de la banque depuis 1984. Il est notamment l’auteur d’un ouvrage intitulé Quand Montreuil était sur mer-Quentovic, qu’il a complété de quelques dessins et publié en 1979. Il a aussi écrit Sainte-Marie de Boulogne en 1985. Jean Leroy cultivait aussi un goût pour la peinture. « J’ai tout essayé : le fusain, le pastel, la gouache, l’huile et l’acrylique. Quelques murs de Boulogne sont encore porteurs de peintures en grand format que j’ai réalisées. Finalement, mon choix s’est fixé sur la gouache. » Jean Leroy a participé à de nombreuses expositions dont quelques unes avec son père, à Boulogne et Montreuil. « Mon père fut président des amis du musée de Montreuil et vice-président du syndicat d’initiative et était engagé dans plusieurs associations culturelles. Pour ma part, j’ai été membre de l’office de tourisme de nombreuses années même lorsque, de 1965 à 1984, je résidais à Boulogne-sur-mer. » Jean Leroy a réalisé, il y a quelques années, un inventaire complet qu’il détenait des archives de l’hôtel Dieu à la demande des soeurs augustines juste avant leur départ. Il disait avoir eu la surprise de trouver dans les sous-sol de cet hôpital des cartons empilés sous un escalier qui contenaient des parchemins dont certains portent le sceau des ducs de Bourgogne et des cueilloirs, des statues des reliquaires et quelques poteries d’apothicaires.

 

Dames du XIIe siècle.

Dames du XIIe siècle.

T. I Héloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres.

Georges Duby 

Editions Gallimard 1995.

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« Je présente ici six figures de femmes que j’ai choisies parmi les moins indistinctes. C’est un commencement. Un autre livre traitera du souvenir des aïeules, tel qu’il se conservait dans les maisons de haute noblesse, précisant l’image que les chevaliers faisaient en ce temps des dames. J’examinerai enfin, dans un dernier tome, quels jugements portaient sur ces femmes les hommes d’Eglise qui dirigeaient leur conscience et s’efforçaient de les tirer de leur perversité native. Ce que je m’emploie à montrer n’est pas le réel, le vécu, inaccessibles. Ces femmes ne seront jamais que des ombres indécises, sans contour, sans profondeur, sans accent. Ce sont des reflets, ce que reflètent des témoignages écrits. Des témoignages datant de l’époque, tous officiels, lancés vers lepubIic,jamais repliés sur l’intime. Des textes écrits par des hommes, faits pour être dits à haute et intelligible voix, et pour enseigner. Pas plus que la sculpture ou la peinture, la littérature du XIIe siècle n’est réaliste. Elle figure ce que la société veut et doit être. Reconstituer un système de valeurs, voilà tout ce qu’il m’est possible de faire. Et reconnaître dans ce système la place assignée aux femmes par le pouvoir masculin. »

Connaître les femmes médiévales… Le pari était risqué. Georges Duby le relève avec brio et invite à relire six histoires de femmes, Aliénor la reine, Héloïse la religieuse, Marie Madeleine, Juette, la belle dorée et la belle Iseut, à la recherche non pas d’une réalité mais d’une impression fugitive. Attentif aux limites de ses sources, des textes écrits par les hommes pour une utilisation publique, l’auteur décrypte la façon dont la société concevait la femme au Moyen Âge: un être faible et mauvais, un objet soumis aux hommes et dont il fallait se méfier. Tour à tour enjôleuses, pénitentes, illuminées ou simplement amoureuses, les dames de Duby vivent leurs passions et leurs douleurs sous le regard bienveillant de l’historien. Georges Duby, membre de l’Académie française, figure incontournable de l’historiographie médiévale, lui a offert ses plus belles pages. Ce tome des Dames du XIIe siècle est le premier d’une trilogie qui propose une nouvelle approche de l’histoire des femmes.

 

Courtrai, 11 juillet 1302.

Courtrai, 11 juillet 1302.

Xavier Hélary.

Editions Tallandier 2012.

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C’est le premier livre consacré à la bataille de Courtrai qui a opposé les chevaliers de Philippe le Bel aux Flamands. Elle est pourtant décisive : Philippe le Bel y a perdu une grande partie de sa chevalerie et surtout de son prestige. Avant Azincourt et Crécy, c’est la première grande défaite de la chevalerie française. Elle signe également la naissance du sentiment national flamand. Pourquoi la guerre a-t-elle éclaté entre Philippe le Bel et ses sujets flamands ? Comment une armée de chevaliers, de professionnels de la guerre, a-t-elle pu être vaincue ? Pour la postérité, la bataille de Courtrai sera la  » bataille des Éperons d’or « , la première défaite infligée à une armée de chevaliers par une armée d’artisans. Le 11 juillet 1302, devant les murailles du château de Courtrai, l’armée royale et les milices flamandes sont de nouveau face à face, comme elles l’ont souvent été depuis le début du siècle. Les forces en présence sont déséquilibrées : les troupes flamandes sont composées de 20 000 combattants à pied, alors que les troupes françaises atteignent les 50 000 archers, fantassins et chevaliers. Les Français jugent la victoire facile. Ils s’élancent et dans la précipitation s’embourbent dans les marécages. Les chevaliers, trop lourdement armés, ne peuvent s’extirper du bourbier. Les combattants flamands vont massacrer ces chevaliers à terre. Ce jour-là, la victoire sera flamande. Périssent ainsi Robert d’Artois, chef de l’armée et cousin du roi de France, le connétable de France, les deux maréchaux de France, le garde du sceau et des barons en grand nombre. Sur les cadavres qui parsèment le champ de bataille, les Flamands vainqueurs ramassent par centaines les éperons dorés qui sont l’attribut des chevaliers. En Belgique, on commémore encore chaque année le jour de la bataille, devenu jour de fête nationale. Pour les Flamands, cette victoire sonne le début de leur indépendance et acquiert une valeur symbolique.

 

Ancien élève de l’ENS, agrégé d’histoire, Xavier Hélary est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris IV-Sorbonne.

 

Sommaire

 

  • LA BATAILLE DES EPERONS D’OR
  • LE COMTE DE FLANDRE ET LES FLAMANDS
  • LES MATINES DE BRUGES
  • L’ARMEE ROYALE
  • L’ARMEE FLAMANDE
  • LA BATAILLE S’ENGAGE
  • LA DERNIERE CHARGE
  • LA DEROUTE
  • LA MEMOIRE DE LA BATAILLE DE COURTRAI
  • LA POSTERITE D’UNE BATAILLE

 

La violence des étudiants au moyen âge.

La violence des étudiants au moyen âge.

Sophie Cassagne-Brouquet.

Edition Ouest France 2012.

la violence des étudiants au Moyen Age

Chaque époque croit vivre en un temps plus violent que le précédent, tout en s’interrogeant sur les moyens de mettre un terme à ce déchaînement. Dans le long déclin qu’a connu la violence en Occident depuis le XIIIe siècle, des permanences posent question, en particulier celles de l’âge et du sexe. La violence est affaire d’hommes et d’hommes jeunes, âgés de 20 à 30 ans.
Les historiens du monde universitaire adoptent face à ce phénomène des attitudes contrastées, cherchant parfois à minimiser son existence pour se concentrer sur la vie des écoles ou, au contraire, en faisant l’image même d’un mode de vie estudiantin à travers la légende noire de l’écolier médiéval de François Villon à Robert Merle. La réalité se situe sans doute dans un entre-deux ; la violence estudiantine existe bel et bien, mais il s’agit rarement d’une délinquance.
En effet, au Moyen Âge, la violence n’est pas considérée comme anormale, elle joue un rôle de régulation sociale. Accusés de débauche et de querelle, les étudiants ne sont ni des marginaux ni des délinquants, mais bien des privilégiés et ce n’est pas une violence de déracinés ou de déclassés qui les caractérise, mais bien celle d’une société qui tient à défendre son honneur et ses droits coûte que coûte.

Sophie Cassagnes-Brouquet enseigne l’histoire médiévale à l’Université de Toulouse II le Mirail. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages consacrés aux sociétés urbaines et métiers artistiques de la fin du Moyen Âge. Aux Editions Ouest-France, elle a notamment publié La Passion du livre au Moyen Âge, Sur les pas des papes d’Avignon et Un manuscrit d’Anne de Bretagne (les vies des femmes célèbres d’Antoine Dufour).

 

Le Recueil d’Arras.

Visages d’Antan. Le Recueil d’Arras (XIVe–XVIe siècles)

Editions du gui-2007.

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Un recueil de 289 dessins de portraits peints à la pointe graphite ou à la sanguine du peintre héraldiste Jacques Le Boucq. Ces dessins apportent un témoignage exceptionnel sur l’art du portrait depuis le XIVe siècle jusqu’au milieu du XVIe siècle.

Cet ouvrage a reçu le Prix FOULD 2008, décerné par l’Institut de France (Académie des inscriptions et belles lettres).

Le Recueil d’Arras, conservé à la Bibliothèque-Médiathèque d’Arras), réunit 289 dessins de portraits, pour la plupart de Jacques le Boucq, peintre-héraldiste de Valenciennes (vers 1520 ? – 1573).

Presque tous sont copiés d’après des sculptures (surtout des gisants) ou des peintures dont ont été relevés précisément les traits des visages.

Ces dessins permettent souvent de connaître les physionomies de personnages dont on ne possède pas d’autres représentations. Ils apportent également un témoignage exceptionnel sur l’art du portrait depuis le XIVe jusqu’au milieu du XVIe siècle, essentiellement dans les anciens Pays-Bas.

Cette édition, plutôt que de conserver le classement généalogique de l’original, regroupe les portraits en ensembles correspondant à l’œuvre des artistes copiés ou de leur entourage, tels que Jan van Eyck, Robert Campin, Roger van der Weyden, Joos van Clève, Jan Gossaert, Jan Mostaert, Jan van Scorel, Jan Vermeyen, Anthonis Mor, Willem Key.

Chaque dessin, reproduit à sa taille originale, est accompagné d’une notice sur le personnage représenté et autant que cela est possible, d’une reproduction de ses armoiries. 120 personnages sont accompagnés de leurs armes dans les notices. Une introduction établit l’histoire du recueil, le situe dans le cadre des intérêts iconographiques qui se développent au XVIe siècle et montre son intérêt aussi bien sous l’angle généalogique qu’artistique.

L’ouvrage a été édité dans les conditions d’un fac-similé (qualité du support et des reproductions, taille réelle des dessins…).

Les auteurs livrent une étude approfondie de ce manuscrit, résultat de très nombreuses années de recherches. Les personnages représentés viennent presque tous des Anciens Pays-Bas avec des portraits de souverains, des ducs de Bourgogne avec leur entourage et ausi de grandes familles comme les Croy, les Borselen, les Châtillon, les Egmont, les Lalaing, etc.

Les auteurs : Albert Châtelet, professeur honoraire d’histoire de l’Art à l’université Marc Bloch de Strasbourg avec la participation de Jacques Paviot, professeur d’histoire du Moyen-âge à l’université Paris XII.

Impression en quadrichromie sur papier d’édition à base de coton. Dos arrondi reliée en toile du Marais, complété de signet et tranchefile. Marquages réalisés à chaud. Jaquette à l’américaine imprimée en couleurs et pelliculée. – 500 pages – Textes en Français

 

 

Mémoires.

Mémoires.

Philippe de Commynes.

Collection acteurs de l’Histoire dirigée par Georges Duby.

Edition imprimerie nationale 1994.

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Philippe de Commynes (1447-1511) a joué en son temps un rôle politique tel que cela seul aurait suffi à faire de ses Mémoires un texte de première importance. Serviteur et agent de Charles le Téméraire, qu’il abandonne pour conduire, auprès de Louis XI, le jeu diplomatique de la France, « Commynes l’Européen » restera une figure majeure sous trois rois de France.
Mais ces Mémoires sont bien autre chose qu’un document majeur sur l’histoire du temps vue par un de ses principaux acteurs. Avec eux, entre Moyen Age et Renaissance, nous découvrons une écriture et un genre nouveaux. La langue n’est plus raide ni convenue, mais familière et comme rythmée par un continuel va-et-vient du récit à la réflexion, de l’action au jugement. Avec Commynes, les masques tombent, les vérités, parfois cruelles, se disent, et le genre littéraire des Mémoires fait sa véritable apparition.

Préface de Philippe Contamine.

Glossaire d’ancien français.

Index des personnages et des lieux cités.

6 livres couvrant une période s’étalant des guerres de Charles le Téméraire à la mort de Louis XI.

 

« vous y trouverez le langage doux et aggréable, d’une naisve simplicité, la narration pure, et en laquelle la bonne foy de l’autheur reluit evidemment, exempte de vanité parlant de soy, et d’affection et d’envie parlant d’autrui »  Montaigne.

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