Archives pour la catégorie le « Moyen Age ».


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La Toison d’or

La Toison d’or : notes sur l’institution et l’histoire de l’ordre (depuis l’année 1429 jusqu’à l’année 1559)

Par  Kervyn de Lettenhove, Henri Marie Bruno Joseph Léon, baron, 1817/1891.

Edité par  G. van Oest à Bruxelles en 1907.

Noms des chefs et souverains et des chevaliers de la Toison d’or depuis 1429, date de la fondation de l’ordre jusqu’en 1559, date du 23e chapitre (p. 89-102)

incluant des notices biographiques.

arnaud pattin

Ce volume, publié à l’occasion de l’Exposition de la Toison d’or à Bruges, est une excellente mise au point de ce qui a été publié sur l’histoire de cet ordre. On sait qu’il fut créé, le 10 janvier 1430, à Bruges, par Philippe le Bon, le jour de son mariage avec Isabeau de Portugal. Quelles furent réellement les intentions du duc de Bourgogne? Était-ce dans l’espoir d’organiser plus sûrement une nouvelle croisade? Il est certain qu’il voulait depuis longtemps venger l’échec du comte de Nevers en 1396. N’avait-il pas d’ailleurs, en 1453, au milieu de ce célèbre Banquet du Faisan, déclaré formellement son intention de combattre les Turcs ? Mais, en instituant la Toison d’or, Philippe le Bon avait surtout, très probablement, un but politique. C’était un moyen de grouper autour de lui les barons les plus riches et les plus vaillants contre les communes de Bruges et de Gand. Les chevaliers de la Toison d’or pouvaient faire partie du conseil privé du souverain qui s’engageait formellement à n’entreprendre aucune guerre sans leur avis. La plus grande bravoure était exigée d’eux. Toute défection ou fuite devant l’ennemi entraînait la perte du collier, et, à chaque chapitre, on faisait une minutieuse enquête sur la conduite de chaque chevalier et même sur celle du duc. En 1468, six remontrances sont adressées à Charles le Téméraire; Philippe II, dans la suite, sera blâmé « d’employer trop de temps à sa toilette, d’être prolixe dans l’expédition de ses affaires et lent dans ses conclusions ».

A l’occasion de chaque chapitre, on organisait de brillants cortèges, des joutes et des tournois, suivis de repas somptueux. Philippe le Bon et Philippe le Beau étaient d’habiles jouteurs, et, parmi les plus illustres chevaliers qui se distinguèrent dans ces fêtes, il faut citer le fameux Jacques de Lalaing, qui, pendant une année entière, attendit au pas de la Fontaine des Pleurs les chevaliers de France, d’Angleterre, d’Ecosse et d’Espagne, qui se rendaient au jubilé de Rome, et en vainquit successivement vingt-deux.

L’illustration du livre de M. Kervyn de Lettenhove est assez abondante; on y trouve reproduites quelques-unes des œuvres d’art les plus importantes de l’Exposition, par exemple le fameux buste en bronze de Philippe le Bon, dont l’auteur est malheureusement inconnu et qui appartient au roi de Wurtemberg; les portraits de Charles le Téméraire, d’après une miniature du « Livre des statuts de la Toison d’or» (xvie siècle, collection Norris, à Londres); de Marguerite d’York, par Hans Memling (collection Leo Nardus, à Suresnes); de Philippe le Beau (collection royale de Windsor; à comparer avec celui du Louvre); de Charles-Quint, assez jeune, attribué à Bernard Van Orley (musée de Budapest) ; de Ferdinand Alvarez, duc d’Albe (musée de Bruxelles et collection du duc d’Albe, à Madrid). Enfin, on ne saurait oublier de citer les célèbres tapisseries bruxelloises représentant la conquête de Tunis par Charles-Quint, exécutées par Guillaume Pannemaker, d’après les cartons de Jean Vermeyen, qui avait suivi l’empereur sur le champ de bataille (Musée impérial de Vienne). Toutes ces richesses, qui avaient été réunies à Bruges, prouvent que, « si les Pays-Bas ont eu au xve siècle le privilège d’un art brillant, ils le doivent en grande partie à la protection que les chefs et souverains de la Toison d’or et leurs plus illustres chevaliers accordaient aux peintres, sculpteurs, orfèvres et ouvriers d’art. Ceux-ci ne trouvaient- ils pas, dans les fêtes superbes données lors de la réunion des chapitres, l’occasion de montrer leurs talents, et n’y recevaient-ils pas les encouragements les plus précieux »? Philippe le Bon, devenu le dominateur de presque tous les Pays-Bas, avait éclipsé par son faste la cour de France elle-même, et l’on peut dire qu’à aucun moment peut-être l’art ne fut appelé à concourir d’une façon plus éclatante à la splendeur d’un règne.

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Armes et combats dans l’univers médiéval.

Armes et combats dans l’univers médiéval.

Claude Gaier.

Edition de boeck  1995.

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La société médiévale, d’essence militaire, a accordé aux phénomènes guerriers et à l’armement une place de choix. Cependant, peu d’études leur ont accordé la reconnaissance et l’éclairage suffisants. Ce présent recueil rassemble un choix de vingt huit articles de Claude Gaier, publiés au cours des trente dernières années sur des sujets variés, dans le cadre de l’art militaire et de la technique des armes, du Haut Moyen Age au début du XVIe siècle.

A la croisée de l’histoire et de l’archéologie, ces études, dispersés dans diverses publications, sont ici mises en perspective et s’articulent autour de sept thèmes : des batailles rangées (ou qui le sont moins), les armées et la tactique, la typologie et l’usage des armes, la fabrication et le commerce des armes, les fortifications, la part des mentalités et l’imaginaire de l’armement.

Ainsi structuré, l’ensemble de ces sujets constitue une contribution majeure de notre temps à l’historiographie médiévale.

En outre, la bibliographie complète de C.Gaier, avec plus de trois cents livres, articles et comptes rendus, révèle les centres d’intérêt multiples de cet auteur, passionné principalement d’histoire et d’archéologie militaires et de l’armement, ainsi que de l’évolution des techniques.

Claude Gaier.

Docteur en histoire de l’université de Liège où il s’est signalé, de bonne heure, par l’originalité de ses études sur l’histoire militaire et l’armement, il est l’auteur de plus de trois cents publications dans ces domaines. Spécialiste reconnu au plan mondial, il dirige le musée d’armes de la ville de Liège et préside l’Association internationale des Musées d’Armes et d’Histoire militaire. Médiéviste de formation, il a élargi ses centres d’intérêt scientifique et l’horizon chronologique de ses recherches en fonction des diverses activités culturelles et industrielles qu’il a exercées et continue d’exercer, autant dans sa carrière professionnelle que comme témoin et acteur de notre temps dans la Cité.

 

 

A bon droyt

A bon droyt

Epées d’hommes libres, chevaliers et saints.

Spade di uomini liberi, cavalieri e santi.

Mario Scalini.

Silvana Editoriale 2007.

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L’imaginaire culturel de la Vallée d’Aoste est indissolublement lié à l’Histoire. Au cours des millénaires,, des armées, des peuples, des marchands et des voyageurs sont passés par ces montagnes pour gagner la péninsule italienne ou l’Europe occidentale. Les magnifiques châteaux qui dominent majestueusement chaque point stratégique de la Vallée, en sont le témoignage le plus connu et apprécié.

Ils nous replongent dans le Moyen Age avec ses histoire de dames et de chevaliers, de princes et de saints ; avec son art élégant, chargé de symboles fascinants et souvent mystérieux et complexes.

L’exposition « A bon droyt » au musée archéologique régional d’Aoste, est un évènement unique qui revisite l’Histoire de manière inédite et originale à travers les évolutions d’un objet antique et symbolique : l’épée. Signe d’équité et de justice, de foi et d’obéissance, de noblesse d’âme et de rang, elle fut portée par des papes, des cardinaux, des évêques et des abbés, comme par des empereurs, des souverains, des princes féodaux, des nobles de naissance et des représentants de communes libres. Souligner l’importance des contenus liés à cet objet, c’est revivre et reconstruire les valeurs civiles et sociales qui lui sont attachées.

L’exposition présente plus de quarante épées parmi les plus belles et les mieux conservées d’Europe, ainsi que de nombreux objets d’art qui s’y rapportent, choisis parmi les vrais chefs-d’œuvre d’art plastique et d’orfèvrerie, du XVIe siècle jusqu’à la Renaissance, et embrasse la base commune de la culture et du patrimoine occidental, dans une alternance suggestive entre mythe, tradition et réalité historique archéologique.

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Trésors du Moyen Age.

Trésors du Moyen Age.

les collections du musée de Cluny en voyage.

Catalogue édité à l’occasion de l’exposition itinérante « trésors du Moyen Age », 2017.

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le prêt exceptionnel d’œuvres du musée de Cluny dans les musées de la nouvelle région des Hauts de France – Compiègne, Saint Amand les eaux et Saint omer- et en Normandie -Avranches-, est l’occasion de mettre en avant la production artistique européenne du XIVe siècle en faisant entrer en résonance les chefs d’œuvre issus de ces différentes collections. Le XIVe siècle n’a pas toujours été considéré à sa juste valeur dans l’histoire des arts. Époque sombre traversée par les peste (1347-1352) et les guerres – Guerre de Cent ans (1337-1453), guerres intestines entre les familles princières-, il s’agit aussi d’une période durant laquelle la création artistique fut à la fois riche et novatrice.

Le contexte politique et mortifère n’est pas propice à lancer des chantiers de grande ampleur. L’architecture gothique marque donc une pause : pendant deux siècles, on construit peu de cathédrales et l’on préfère achever les chantiers existants ou conduire des transformations. L’architecture est délaissée au profit de la sculpture, ces deux techniques évoluent désormais séparément . La monumentalité du siècle précédent cède la place à un art de la miniaturisation des formes dans la statuaire, pour laquelle on peut se permettre d’employer des matériaux luxueux et jouer de subtils effets de surface sur le marbre ou l’albâtre. Les superbes ivoires produits à cette époque, la sculpture des retables et la statuaire de dévotion l’illustrent également. Le graphisme est plus raffiné, les plis en volutes s’imposent, en un mot un nouveau style s’affirme.

 

 

 

 

 

Anatomie de la bataille.

Anatomie de la bataille.

John Keegan.

Robert Laffont 1993.

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Anatomie de la bataille de John Keegan est déjà un ouvrage de référence dans le monde anglo-saxon. Il renouvelle ainsi un genre qui avait, depuis plus d’un siècle, ses lettres de noblesse et sa tradition.

Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu’elle est jaugé d’en haut, à la manière de l’état major, Keegan la restitue par la bas, telle qu’elle est vécue par les hommes de troupe.

Azincourt , 1415. Quelle distance parcourent à pied les troupes anglaises avant de subir le choc de la cavalerie des barons français ? en quoi consistait l’intendance à l’époque ? Quelles blessures pouvaient être soignées ? Quel était le sort habituel des prisonniers ?

Waterloo, 1815. Une bataille où le feu joue un rôle décisif. Quelle troupes ? Quelle foi religieuse chez les combattants ? Quels types de rapports avec les officiers ?

Bataille de la Somme, 1916. La souffrance d’êtres de chair et de sang, terrés dans une guerre de tranchées, soumis à d’effroyables pilonnages avant de se lancer dans des assauts atrocement meurtriers.

Chez John Keegan, la bataille perd son ordonnancement de livre d’histoire pour peser son poids de sang et de volonté.

John Keegan, né à Londres en 1934, a fait ses études à King’s College, Taunton, Wimbledon College et Balliol College (Oxford). Titulaire de la chaire d’histoire militaire à Sandhurst, l’école de formation des élèves-officiers de la British Army, de 1960 à 1986, il est responsable des questions de défense au Daily Telegraph. Il a été également chargé de cours à Cambridge et à l’Université de Princeton.

Parmi ses nombreux ouvrages, l’un d’eux a donné lieu à une célèbre série télévisée de la BBC. John Keegan est membre de la Royal Society of Literature.

 

La mort chez les anciens scandinaves.

La mort chez les anciens scandinaves.

Regis Boyer.

Belles lettres 1994.

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La thèse soutenue dans cet ouvrage est qu’il a existé, dans le Nord ancien, deux cultures qui se sont superposées et dont il subsiste des interférences dans un peu tous les domaines. Celui qui est retenu ici est fondamental : il s’agit d’étudier la conception que les anciens Scandinaves se faisaient de la mort et des morts. Un patient travail d’archéologie mentale permet d’isoler deux couches, l’une archaïque, où le mort-vivant (draugr, revenant) possède une réalité physique, l’autre, plus récente sans doute, qui correspond mieux à nos habitudes, avec, tout de même, de surprenantes divergences concernant l’« âme », par exemple.
À partir de ce thème, diverses notions sont étudiées, qui vont d’une présentation des nombreuses catégories d’êtres surnaturels (géants, nains, mais aussi trolls, valkyries, etc.) aux différentes figurations du royaume des morts et des dieux qui y président.
L’essai que voici a privilégié la citation des textes nombreux et expressifs afin de couper court à trop de rêveries (sur le Ragnarök, par exemple) et aussi de faire valoir la qualité et la richesse d’une civilisation encore trop méconnue chez nous.
Régis Boyer a été professeur de langues, littérature et civilisation scandinaves à l’Université Paris-Sorbonne et Directeur de l’Institut d’études scandinaves en la même université. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et traductions qui font autorité. Il dirige aux Belles Lettres la collection « Classiques du Nord ». Il a publié dans la collection « Vérité des Mythes » Deux sagas islandaises légendaires (1996), Les sagas légendaires (1998) et Les sagas miniatures (1999). A paru également aux Belles Lettres en 2013 son Pourquoi faut-il lire les Lettres du Nord ?

On trouve dans cet ouvrage la relation qu’a faite Ibn Fadlan en 922, d’un enterrement d’un chef « rus » sur les bords de la Volga. Ibn Fadlan était « secrétaire » de l’ambassadeur du califat de Bagdad envoyé en mission dans l’est de l’Europe. Ce récit a servi de base à une scène célèbre du film « le treizième guerrier ».

Les Berserkir.

Les Berserkir.

Les guerriers fauves dans la scandinavie ancienne, de l’Age de Vendel aux Vikings (Vie-XIe siècle).

Vincent Samson.

Presses universitaires du Septentrion, 2011.

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Les berserkir comptent parmi les figures les plus fascinantes de la littérature scandinave médiévale. Ces combattants d’élite, « semblables à des ours ou des loups », manifestent leur « être second » lors de terrifiants accès de sauvagerie. Très appréciés des souverains de l’ancien Nord, les berserkir sont considérés comme les compagnons d’Odin – divinité furieuse, maîtrisant l’art de la métamorphose.
Dépassant l’analyse des stéréotypes légendaires, cet ouvrage s’attache à démontrer l’historicité d’une tradition associée aux aspects sacrés de la fonction royale. Les berserkir incarnent un modèle de compagnonnage militaire attesté sous diverses formes dans les sociétés germaniques anciennes.
Il s’agit de la première étude complète publiée en France sur le sujet. L’auteur soumet à un rigoureux examen critique l’ensemble des sources médiévales (poèmes, sagas, chroniques, documentation épigraphique, onomastique, archéologique) ainsi que les interprétations proposées depuis deux siècles par les spécialistes scandinaves, allemands ou anglo-saxons.
L’approche retenue est résolument interdisciplinaire : elle associe la philologie et l’étude des témoignages iconographiques, la mythologie comparée, l’histoire des sociétés et des institutions.
Ce livre ne s’adresse pas seulement aux spécialistes de la civilisation des Vikings – linguistes, historiens ou archéologues – mais également aux lecteurs intéressés par les pratiques martiales et les croyances religieuses de l’Europe pré-chrétienne.

D’origine normande, Vincent Samson est né à Rouen en 1966. Officier de cavalerie, breveté de l’Ecole de Guerre, il a étudié l’histoire médiévale et la philologie scandinave ancienne, notamment à l’école pratique des Hautes Etudes. Docteur en histoire (Lille 3), il consacre principalement ses recherches au compagnonnage guerrier dans le monde nordique ancien.

arnaud pattin.

 

Une chronique des croisades

Une chronique des croisades

les passages d’outremer

fac-similé du manuscrit de 1474 enluminé par Jean Colombe

édition complète adaptée et commentée par Thierry Delcourt, Danielle Queruel et Fabrice Masanès.

L’impression a été effectuée d’après l’original de la bibliothèque nationale de France par Taschen 2009.

chronique des croisades les passages d'outremer arnaud pattin 

 

 

Le magnifique manuscrit dont nous présentons le fac-similé est aujourd’hui conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, à Paris, sous la cote Français (fr.) 5594. Il s’agit d’un livre copié à la main, par un scribe dont le nom nous est inconnu, et illustré sous la direction de l’un des plus grands peintres-enlumineurs de son temps, Jean Colombe, qui exerça son activité à Bourges entre 1465 environ et 1493. sa réalisation a été commandée par l’un des grands personnages du temps, un des principaux serviteurs du roi Louis XI, Louis de Laval-Châtillon : il vécut de 1411 à 1489 et a donc connu la fin de la guerre de Cent Ans et le relèvement du royaume après la victoire définitive de Charles VII sur les anglais en 1453.

Le texte contenu dans le manuscrit est intitulé « les passages d’Outremer ». Il s’agit d’une histoire des croisades, œuvre du chapelain et secrétaire de Louis de Laval, Sébastien Mamerot, qui l’a écrite à la demande de son maître, entre 1472 et 1474. Le manuscrit reproduit est sans doute de très peu postérieur à l’achèvement de la rédaction du texte, car le style encore un peu sec des enluminures incline à le placer assez tôt dans la carrière de Jean Colombe, dans les années 1470.

« les passages d’outremer » racontent l’histoire des croisades, depuis l’expédition mythique de Charlemagne pour délivrer Jérusalem des Arabes, jusqu’à l’une des dernières tentatives militaires des chrétiens contre les Turcs, qui aboutit à la défaite de Nicopolis en 1396. Le récit de Sébastien Mamerot combine donc des éléments légendaires et des données historiques.

 


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