Archives pour la catégorie le « Moyen Age ».


123

La mort chez les anciens scandinaves.

La mort chez les anciens scandinaves.

Regis Boyer.

Belles lettres 1994.

arnaud pattin la mort chez les anciens scandinaves regis boyer

La thèse soutenue dans cet ouvrage est qu’il a existé, dans le Nord ancien, deux cultures qui se sont superposées et dont il subsiste des interférences dans un peu tous les domaines. Celui qui est retenu ici est fondamental : il s’agit d’étudier la conception que les anciens Scandinaves se faisaient de la mort et des morts. Un patient travail d’archéologie mentale permet d’isoler deux couches, l’une archaïque, où le mort-vivant (draugr, revenant) possède une réalité physique, l’autre, plus récente sans doute, qui correspond mieux à nos habitudes, avec, tout de même, de surprenantes divergences concernant l’« âme », par exemple.
À partir de ce thème, diverses notions sont étudiées, qui vont d’une présentation des nombreuses catégories d’êtres surnaturels (géants, nains, mais aussi trolls, valkyries, etc.) aux différentes figurations du royaume des morts et des dieux qui y président.
L’essai que voici a privilégié la citation des textes nombreux et expressifs afin de couper court à trop de rêveries (sur le Ragnarök, par exemple) et aussi de faire valoir la qualité et la richesse d’une civilisation encore trop méconnue chez nous.
Régis Boyer a été professeur de langues, littérature et civilisation scandinaves à l’Université Paris-Sorbonne et Directeur de l’Institut d’études scandinaves en la même université. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et traductions qui font autorité. Il dirige aux Belles Lettres la collection « Classiques du Nord ». Il a publié dans la collection « Vérité des Mythes » Deux sagas islandaises légendaires (1996), Les sagas légendaires (1998) et Les sagas miniatures (1999). A paru également aux Belles Lettres en 2013 son Pourquoi faut-il lire les Lettres du Nord ?

On trouve dans cet ouvrage la relation qu’a faite Ibn Fadlan en 922, d’un enterrement d’un chef « rus » sur les bords de la Volga. Ibn Fadlan était « secrétaire » de l’ambassadeur du califat de Bagdad envoyé en mission dans l’est de l’Europe. Ce récit a servi de base à une scène célèbre du film « le treizième guerrier ».

Les Berserkir.

Les Berserkir.

Les guerriers fauves dans la scandinavie ancienne, de l’Age de Vendel aux Vikings (Vie-XIe siècle).

Vincent Samson.

Presses universitaires du Septentrion, 2011.

berserkir arnaud pattin

Les berserkir comptent parmi les figures les plus fascinantes de la littérature scandinave médiévale. Ces combattants d’élite, « semblables à des ours ou des loups », manifestent leur « être second » lors de terrifiants accès de sauvagerie. Très appréciés des souverains de l’ancien Nord, les berserkir sont considérés comme les compagnons d’Odin – divinité furieuse, maîtrisant l’art de la métamorphose.
Dépassant l’analyse des stéréotypes légendaires, cet ouvrage s’attache à démontrer l’historicité d’une tradition associée aux aspects sacrés de la fonction royale. Les berserkir incarnent un modèle de compagnonnage militaire attesté sous diverses formes dans les sociétés germaniques anciennes.
Il s’agit de la première étude complète publiée en France sur le sujet. L’auteur soumet à un rigoureux examen critique l’ensemble des sources médiévales (poèmes, sagas, chroniques, documentation épigraphique, onomastique, archéologique) ainsi que les interprétations proposées depuis deux siècles par les spécialistes scandinaves, allemands ou anglo-saxons.
L’approche retenue est résolument interdisciplinaire : elle associe la philologie et l’étude des témoignages iconographiques, la mythologie comparée, l’histoire des sociétés et des institutions.
Ce livre ne s’adresse pas seulement aux spécialistes de la civilisation des Vikings – linguistes, historiens ou archéologues – mais également aux lecteurs intéressés par les pratiques martiales et les croyances religieuses de l’Europe pré-chrétienne.

D’origine normande, Vincent Samson est né à Rouen en 1966. Officier de cavalerie, breveté de l’Ecole de Guerre, il a étudié l’histoire médiévale et la philologie scandinave ancienne, notamment à l’école pratique des Hautes Etudes. Docteur en histoire (Lille 3), il consacre principalement ses recherches au compagnonnage guerrier dans le monde nordique ancien.

arnaud pattin.

 

Une chronique des croisades

Une chronique des croisades

les passages d’outremer

fac-similé du manuscrit de 1474 enluminé par Jean Colombe

édition complète adaptée et commentée par Thierry Delcourt, Danielle Queruel et Fabrice Masanès.

L’impression a été effectuée d’après l’original de la bibliothèque nationale de France par Taschen 2009.

chronique des croisades les passages d'outremer arnaud pattin 

 

 

Le magnifique manuscrit dont nous présentons le fac-similé est aujourd’hui conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, à Paris, sous la cote Français (fr.) 5594. Il s’agit d’un livre copié à la main, par un scribe dont le nom nous est inconnu, et illustré sous la direction de l’un des plus grands peintres-enlumineurs de son temps, Jean Colombe, qui exerça son activité à Bourges entre 1465 environ et 1493. sa réalisation a été commandée par l’un des grands personnages du temps, un des principaux serviteurs du roi Louis XI, Louis de Laval-Châtillon : il vécut de 1411 à 1489 et a donc connu la fin de la guerre de Cent Ans et le relèvement du royaume après la victoire définitive de Charles VII sur les anglais en 1453.

Le texte contenu dans le manuscrit est intitulé « les passages d’Outremer ». Il s’agit d’une histoire des croisades, œuvre du chapelain et secrétaire de Louis de Laval, Sébastien Mamerot, qui l’a écrite à la demande de son maître, entre 1472 et 1474. Le manuscrit reproduit est sans doute de très peu postérieur à l’achèvement de la rédaction du texte, car le style encore un peu sec des enluminures incline à le placer assez tôt dans la carrière de Jean Colombe, dans les années 1470.

« les passages d’outremer » racontent l’histoire des croisades, depuis l’expédition mythique de Charlemagne pour délivrer Jérusalem des Arabes, jusqu’à l’une des dernières tentatives militaires des chrétiens contre les Turcs, qui aboutit à la défaite de Nicopolis en 1396. Le récit de Sébastien Mamerot combine donc des éléments légendaires et des données historiques.

 


123


Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus