Archives pour la catégorie Littérature

Le Kalevala

 

 

 

Le Kalevala

Epopée populaire finlandaise

Elias Lönnrot

Edition stock plus 1978.

kalevala arnaud pattin

Au début du XIXe siècle, un poète, Elias Lönnrot décide de parcourir son pays, la Finlande, pour recueillir les chants populaires qui n’étaient connus que des vieux « laulajat » ou rhapsodes. Rassemblant ces textes , regroupant les thèmes, il en fit le Kalevala qui est devenu aujourd’hui l’épopée nationale de la Finlande et a pris rang parmi les grands poèmes antiques de l’humanité.

Ce poème compte 1200 vers divisés en 32 chants. Il fait revivre les personnages de la mythologie finnoise : le forgeron, le mage-chanteur, l’aventurier amoureux, Lemminkaïnen, tous trois prétendants d’une très belle jeune fille qui est destinée à celui qui saura fabriquer le « sampo » magique…

L’œuvre est plaine de fraicheur, d’émotion et de naturelle grandeur dans l’évocation de la nature.

Poème célèbre à juste titre, le Kalevala est aussi l’un des premiers  grands »romans » de l’humanité primitive et toujours proche.

686 pages.

Bushidô, le code du samouraï

Bushidô, le code du samouraï

Inazo Nitobe

Guy Trédaniel éditeur 2013.

bushido arnaud pattin

Les samouraïs font à la fois rêver et trembler. Ils représentent l’une des incarnations les plus puissantes de l’héroïsme masculin, au sens noble du terme, de par leur soumission à un code d’honneur et de vertus irréprochables, en suivant le bushidô, la voie du chevalier-guerrier.

Ils éclairent l’âme d’un Japon qui, après la tragédie d’Hiroshima et de Nagasaki au XXe siècle, a fini par opter pour la paix intérieure et l’harmonie, renouant ainsi avec son passé le plus ancien et le plus fécond.

Un livre des plus complets sur le sujet, présentant les sept grandes vertus confucéennes, associées au bushidô : Droiture – Courage – Bienveillance – Politesse – Sincérité – Honneur – Loyauté.

– Une vision éclairée des samouraïs, de leur initiation, de leur culture, leur philosophie et leur influence pendant des siècles. – Une édition remarquable du célèbre texte de Inazô Nitobe.

 

Reliure traditionnelle chinoise

Ce livre a été fabriqué selon les procédés traditionnels de reliure, suivant une technique développée sous la dynastie Ming (1368-1644), employée jusqu’à l’adoption de la reliure occidentale au début du XXe siècle. Dans la reliure traditionnelle chinoise, les feuilles de papier sont imprimées seulement sur une face. Chaque feuille est pliée en deux, l’impression étant sur l’extérieur. Le paquet  de feuilles est ensuite protégé par deux plaques rigides, l’ensemble est perforé puis cousu près de la tranche.

 « la chevalerie est en elle-même la poésie de la vie » Schlegel, philosophie de l’Histoire.

Jean Giono, oeuvres.

Jean GIONO :

Oeuvres. 1) Hommage à Jean Giono, par Marcel Achard. – Regain – Le serpent d’étoiles. 2) Que ma joie demeure. 3) Jean le Bleu – Mort d’un personnage. 4) Un de Baumugnes – Les vrais richesses. 5) Colline – Triomphe de la vie.

Editions Rombaldi. Collection Les Immortels chefs d’œuvre. 1969-1970. Complet en 5 volumes in 8 relié simili cuir vert décoré. 260 pages environ par volume. Avec des illustrations hors texte en couleurs par : Yves Brayer, Jean Commère, Jacques Deperthes, Gérard Passet, Gaston Barret, Gérard Economos.

GIONO arnaud pattin.jpg

 

Peut-on parler de spiritualité chez Giono ? La question est posée par l’un de ses biographes, Jean Carrière, qui répond « Oui, dans la mesure où celle-ci lui est venue non comme une expérience délibérée, mais comme une lente maturation à jouir des choses sans les posséder. ». Et cet esprit de jouissance-dépossession, qui s’apparente au carpe diem des antiques sagesses, accorde à celui qui s’y livre sans réserve et sans fausse pudeur, selon les propres termes de l’auteur, un sentiment de libération païenne :

« Ce n’est pas seulement l’homme qu’il faut libérer, c’est toute la terre… la maîtrise de la terre et des forces de la terre, c’est un rêve bourgeois chez les tenants des sociétés nouvelles. Il faut libérer la terre et l’homme pour que ce dernier puisse vivre sa vie de liberté sur la terre de liberté [...] Ce champ n’est à personne. Je ne veux pas de ce champ; je veux vivre avec ce champ et que ce champ vive avec moi, qu’il jouisse sous le vent et le soleil et la pluie, et que nous soyons en accord. Voilà la grande libération païenne. »

Cet appel à la libération de l’homme et de la terre s’inscrit en faux contre l’injonction biblique de prise de possession de la terre et de ses animaux par l’homme. Il est aussi une invitation à renouer pleinement avec les joies du corps, la sensualité naturelle, longtemps niée ou occultée par la morale chrétienne :

« J’ai pris pour titre de mon livre le titre d’un choral de Bach : Jésus, que ma joie demeure ! Mais j’ai supprimé le premier mot [...] parce qu’il est un renoncement. Il ne faut renoncer à rien. Il est facile d’acquérir une joie intérieure en se privant de son corps. Je crois plus honnête de rechercher une joie totale, en tenant compte de ce corps, puisque nous l’avons. »

Le paganisme de Jean Giono apparaît, dès les premiers romans écrits à la fin des années 1920, sous la forme d’une vision panthéiste qui replonge les êtres au cœur du cosmos étoilé, mais aussi par la perception d’un sentiment tragique de la vie inspiré notamment par sa lecture enthousiaste des récits homériques dès la plus tendre enfance :

« Je lus L’Iliade au milieu des blés mûrs. [...] C’est en moi qu’Antiloque lançait l’épieu. C’est en moi qu’Achille damait le sol de sa tente, dans la colère de ses lourds pieds. C’est en moi que Patrocle saignait. C’est en moi que le vent de la mer se fendait sur les proues »

La violence inspirée par une lecture sensuelle du récit homérique traverse toute l’œuvre de Jean Giono. Qu’on pense, par exemple, à la fin tragique de Que ma joie demeure, ou, trente ans après, à la rivalité mortelle qui oppose les deux frères de Deux cavaliers de l’orage. Elle est assumée sans jugement moral, et sans jamais faire ombre à la profonde joie païenne de celui qui ne croyait pas au problème résolu pour tout le monde ni au bonheur commun, mais qui disait : « Je crois que ce qui importe c’est d’être un joyeux pessimiste. ».

DSC_0741          DSC_0740

 

Généalogie de la morale.

Généalogie de la morale. Frederick Nietzsche. Editions Gallimard 1964.

généalogie de la morale Nietzsche

La généalogie de la morale a été écrite et publiée en 1887. Nietzsche critique dans ce volume, capital pour l’évolution de sa pensée, la morale du christianisme qu’il considère comme une morale de ressentiment qui s’élève contre toutes les valeurs aristocratiques.

Nietzsche appelle lui-même la « généalogie de la morale » « une œuvre de polémique » (streitschrift) et la désigne comme le complément nécessaire à « par delà le bien et le mal ». le titre allemand « zur genealogie der moral » devrait être rendu plus exactement –et plus lourdement- par « contribution à la généalogie », etc.  la présente traduction a été faite sur le septième volume des œuvres complètes, publié en 1895 par le Nietzsche archiv, à Leipzig. Le volume allemand contient en même temps que la quatrième édition de la généalogie, la cinquième de par delà le bien et le mal.

L’ouvrage se compose de la manière suivante

Avant propos

Première dissertation : bien et mal, bon et mauvais

Deuxième dissertation : la faute, la mauvaise conscience et ce qui leur ressemble

Troisième dissertation : quel est le sens de tout idéal ascétique ?

 

La lecture de cette œuvre est un excellent approfondissement de « l’antéchrist » beaucoup plus caustique.

 

Extrait :

« Je suis un adversaire de la honteuse effémination du sentiment qui a cours aujourd’hui. »

Fréderic Nietzsche. Généalogie de la morale, avant-propos.

Nietzsche arnaud pattin

 

Retour aux sources.

Retour aux sources.

Cinq histoires où chacun parle avec son cœur et sa voix. Cinq nouvelles que les meilleurs élèves de l’Ecole de Brive (il manque tout de même Denis Tillinac), vous offrent avec cette façon simple et chaleureuse de, toujours, nous enchanter.

retour aux sources arnaud pattin

Claude Michelet.

La mémoire des pierres.

Les maisons ont une âme…vous ne le saviez pas ? Claude Michelet vous ouvre les portes d’une demeure qui n’a rien oublié des générations qui l’ont habité. Car les pierres pleurent aussi quand on les abandonne…

Yves Viollier.

L’enfant roi.

Les jambes plâtrées à la suite d’un accident, un enfant va apprendre à vivre, immobile, aidé de l’amour infini de ses parents, des merveilleux mensonges de sa grand-mère et …de la brouette de son grand-père Elie.

Jean Guy Soumy.

La photographie.

Un vieil homme. Une photo de presque un siècle. Sur le cliché, une classe. Dans cette classe, vingt-sept filles. Parmi elles, sa mère, morte quand il n’avait que huit ans. Mais comment la reconnaitre dans tous ses visages ? Il doit savoir…

Colette Laussac.

Y vivre et y mourir.

L’histoire d’une vie, celle de Marie qui voulut oublier ses racines et sa terre pour des rêves d’ailleurs. L’histoire d’une maison, celle de son enfance…et de sa mort.

Michel Peyramaure.

Détruire Fontfroide.

On ne choisit pas sa maison, c’est elle qui nous appelle. Mais lorsque celle-ci ne vous accepte plus, ne peut plus vous voir en peinture, faut-il la quitter ou…la détruire ?

 

 

 

 

 

l’oeuvre de Jack London

jack london arnaud pattinJack London, né John Griffith Chaney le 12 janvier 1876 à San Francisco et mort le 22 novembre 1916 à Glen Ellen, Californie, est un écrivain américain dont les thèmes de prédilection sont l’aventure et la nature sauvage.

Il a une enfance misérable et commence une vie d’errance à quinze ans. Il exerce ensuite de nombreux métiers pour survivre : balayeur de jardins publics, menuisier, agriculteur, éleveur de poulets, chasseur de phoques (jusqu’au Japon et en Sibérie), pilleur d’huîtres, patrouilleur maritime, blanchisseur, chercheur d’or au Klondike.

Il a écrit L’Appel de la forêt et plus de cinquante autres nouvelles et romans connus. Il tire aussi de ses lectures et de sa propre vie de misère l’inspiration pour de nombreux ouvrages très engagés et à coloration socialiste (voir l’essai « what life means to me » « que signifie pour moi la vie »), bien que cet aspect-là de son œuvre soit généralement négligé. Il a été l’un des premiers Américains à faire fortune dans la littérature.

En 1905, London acheta un ranch dans le comté de Sonoma et expérimenta l’agriculture biologique durable et les techniques d’élevage. Il meurt à 40 ans et laisse derrière lui deux filles, plus de 20 nouvelles, 10 collection d’histoires courtes, 3 collection d’essais, 2 mémoires autobiographiques, et d’innombrables autres travaux.

Sources d’inspiration

Jack London a lu les principaux auteurs français de l’époque : Victor Hugo (dont « les Misérables »), Eugène Sue (notamment ses œuvres sociales), Guy de Maupassant ; des auteurs socialistes (dont Karl Marx), mais aussi Charles Darwin, Herbert Spencer et Frédéric Nietzsche.

Mais Jack London n’était pas un « gauchiste » ordinaire, son darwinisme social et l’influence de Nietzsche ont beaucoup marqué son œuvre. Il n’était pas non plus internationaliste (voir à ce sujet « the yellow peril » / « le péril jaune »). Ses opinions étaient à tel point « non-conformes » qu’on lui attribua à tord la rédaction du pamphlet « Might is right, the survival of the fittest » écrit sous le pseudonyme de Ragnar Redbeard, et sans doute inspiré par « la généalogie de la morale » de Nietzsche.

Oeuvres

Les livres de Jack London les plus connus sont “call of the wild” / “l’appel de la forêt » écrit d’après ses propres expériences lors de la ruée vers l’or, de même que « white fang » / « croc-blanc » ; « the sea-wolf » / « les loups de mer » un thriller psychologique et le portrait d’un capitaine de navire brutal, et « the iron heel » / « le talon de fer » une nouvelle utopique à propos de l’oligarchie et du socialisme révolutionnaire qui inspira William Pierce pour son « Turner Diaries ».

 

Extraits de « l’appel de la forêt » :

« le monarque absolu de ce beau royaume était depuis quatre ans, le chien Buck, magnifique animal dont le poids et la majesté tenaient du gigantesque terre-neuve Elno, son père, tandis que sa mère Sheps, fine chienne colley de pure race écossaise, lui avait donné la beauté des formes et l’intelligence humaine de son regard. L’autorité de Buck était indiscutée. »

“depuis quatre ans, Buck menait l’existence d’un aristocrate blasé, parfaitement satisfait de soi même et des autres, peut être légèrement enclin à l’égoïsme, ainsi que le sont trop souvent les grands de ce monde. Mais son activité incessante, la chasse, la pêche, le sport, et surtout sa passion héréditaire pour l’eau fraîche le gardait de tout alourdissement et de la moindre déchéance physique : il était, en vérité, le plus admirable spécimen de sa race qu’on pût voir. Sa vaste poitrine, ses flancs évidés sous l’épaisse et soyeuse fourrure, ses pattes droites et formidables, son large front étoilé de blanc, son regard franc, calme et attentif, le faisaient admirer de tous. »

Jack London call of the wild arnaud pattin.jpg

 




Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus