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Archives pour la catégorie première guerre mondiale

GHQ Montreuil sur mer.

G.H.Q.

(Montreuil sur mer)

Par G.S.O. (Frank Fox, officier du GHQ)

Le grand quartier général de l’Empire britannique en France 1916-1919.

Edition de l’association Mémoires des conflits en Montreuillois. 2015.

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De 1916 à 1919, la ville de Montreuil sur mer et le pays environnant deviennent le cœur d’un dispositif militaire unique dans l’histoire de l’armée britannique. Jugez plutôt : au plus fort de l’affrontement, le grand quartier général (general headquarters, GHQ) est chargé de gérer  l’approvisionnement de 2 millions de soldats, de 500 000 animaux. Chaque mois plus de 200 000 tonnes de munitions sont acheminées grâce aux navettes de 250 trains par jour ! Cet immense effort de guerre est pensé, mis en œuvre par une équipe de 300 officiers supérieurs installés dans Montreuil et 240 autres en périphérie.

Ecrit en 1920 par le major Frank Fox, officier supérieur au GHQ, ce livre présente cette aventure exceptionnelle qui fait de la ville de Montreuil sur mer le rendez vous du monde anglo-saxon durant plus de 3 ans.

Notons que l’auteur a travaillé pour le Mi7 (renseignement militaire, propagande et censure) de 1917 à 1918.

Texte inédit en français-préface de Charles Goodson-Wickes, arrière-petit-fils de l’auteur
Format 16,5 x 24 cm – 300 pages – papier couché 150 g-couverture cartonnée.

 

 

 

 

 

Les armées blanches.

Les armées blanches.

Marina Grey et Jean Bourdier.

Editions Stock 1968.

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Décembre 1917, la révolution bolchevique vient d’avoir lieu. Partout en Russie, les soviets cherchent à étendre et à consolider un pouvoir encore précaire en brisant les oppositions. Mais, quelque part sur le Don, une poignée d’hommes, officiers pour la plupart, se rassemble pour entamer la lutte contre les nouveaux maîtres de la Vieille Russie : les « Volontaires » -qu’on appellera bientôt les « Blancs »…

Ils ne sont encore que quelques centaines, mais moins d’un an plus tard, ils seront des centaines de milliers dans toute la Russie, de la Sibérie à la Crimée et de la Baltique au Caucase. Leur guerre impitoyable et héroïque contre le pouvoir soviétique va durer trois ans. Trois ans au cours desquels ils frôleront à plusieurs reprises la victoire, manquant de prendre Moscou, parvenant jusque dans les faubourg de Saint Petersbourg, jetant Lénine au bord de la capitulation et occupant, à un moment, plus de la moitié de l’immense territoire russe.

Cette épopée si mal connue, cette phase d’histoire contemporaine qui faillit changer le destin du monde, n’avait jamais été racontée dans son ensemble.

S’appuyant en bonne partie sur des archives et des témoignages encore inédits, Marina Grey et Jean Bourdier ont voulu la faire revivre avec ses véritables couleurs et sa véritable signification.

Notons au passage que Marina Grey est la fille du général Dénikine et qu’elle fut mariée à l’historien Jean François Chiappe.

Orages d’acier.

Orages d’acier.

Ernst Jünger.

« Le livre d’Ernst  Jünger sur la guerre de 14, orages d’acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j’ai lu ; d’une bonne foi, d’une véracité, d’une honnêteté parfaite »… André Gide, Journal.

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Œuvre sans doute la plus célèbre et la plus lue d’Ernst Jünger, ce récit est le journal de guerre d’un engagé volontaire dans le conflit de 1914-1918. Fantassin, Ernst Jünger est sur tous les champs d’opération : la Champagne, les Flandres, la Somme.  Il constate et nous livre toutes les atrocités de la guerre, évoquant la vie quotidienne du soldat : la peur, la crasse, l’ennui, le courage.

Sans avancer de point de vue idéologiques ou moraux, Ernst Jünger s’applique à transcrire de façon la plus exacte et jusque dans le détail cocasse la réalité sordide de la guerre.

Il note ainsi aussi bien l’épreuve des hommes face à la mort que telle particularité concernant la population d’une localité ou le comportement des animaux sur le champ de bataille.

Ici triomphe souverainement l’art à la fois lucide et poétique d’Ernst Jünger. Un homme parle sur le ton le plus juste et le plus noble et nous le voyons découvrir dans la réalité la plus sordide un signe de l’esprit et une raison de grandeur.

Extrait :

« Le grand moment était venu. Le barrage roulant s’approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche… Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j’eusse très chaud, ma longue capote et, comme le prescrivait le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s’empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l’assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu’un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit.
L’immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge. Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l’excès de bonheur. » 

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