Archives pour la catégorie Régionalisme

Guide secret de la Picardie

Guide secret de la Picardie.
René Gast et Guillaume Rateau.
Editions Ouest France. 2011.

guide secret de la picardie arnaud pattin
Terre frontière, la Picardie a su édifier, malgré la barbarie des guerres et des invasions qui l’ont ravagée durant des siècles, une culture d’une incomparable richesse. A chaque âge de l’humanité s’y est inventée une nouvelle civilisation, dont chacune a constitué le terreau sur lequel la suivante s’est construite, donnant naissance à un immense corpus de mythes, de croyances et de légendes. Chasseurs paléolithiques et chevaliers féodaux, serfs réfugiés dans leurs villes souterraines ou leurs églises fortifiées, bourgeois défiant du haut de leurs beffrois la toute-puissance de leurs seigneurs, bâtisseurs de cathédrales, sorcières au bûcher, utopistes inventant la cité idéale, combattant obscurs de la Caverne du Dragon…Cette longue chaîne humaine a forgé la très ancienne mémoire picarde, dans laquelle sont encore enfouis d’étranges secrets…

Très nombreuses illustrations. 143 pages.

 arnaud pattin ©

saint vulfran arnaud pattin Saint Vulfran (Wulfram) à Abbeville.

Le Mont des Cats.

Le Mont des Cats.

La trappe des Flandres.

Christine Hanscotte-Proust

Editions de la Voix du Nord 2005.

mont des cats arnaud pattin

Depuis 1826, le mont des Cats est couronné d’un monastère trappiste héritier des couvents cisterciens de la Flandre médiévale. Dans ce lieu de paix soumis à la clôture, une communauté d’hommes a choisi de vivre selon la règle de Saint Benoît conjuguant silence, travail manuel et prière.

Aujourd’hui, l’abbaye Sainte Marie du Mont vit grâce aux revenus d’une fromagerie réputée et rayonne d’une spiritualité monastique qui s’étend par delà nos frontières et la place parmi les hauts lieux du patrimoine religieux du Nord de la France.

Christine Hanscotte Proust est assistante qualifiée du patrimoine archives. En 1990, elle a rédigé son mémoire de maîtrise d’histoire sur l’abbaye du mont des Cats, sous la direction d’Yves Marie Hilaire (université de Lille III). Depuis, elle a déjà publié sur ce sujet dans la revue « l’information historique » et les « annales des Pays Bas français » (1995).

Nombreuses illustrations, fascicule de 50 pages.

Le Nord pas de calais, Un champ de bataille de l’Europe.

Le Nord pas de calais,

Un champ de bataille de l’Europe.

Sous la direction de Stéphane Curveiller et Alain Lottin.

Editions les échos du pas de calais. 2014

le nord pas de calais un champ de bataille de l'europe stéphane

Les territoires formant l’actuelle région Nord pas de calais sont un lieu de passages, d’échanges et de rencontres, pacifiques ou conflictuelles. Tout au long de l’histoire, des armées de différents pays d’Europe – et du monde au XXe s.-, des chefs d’Etat  (César, Philippe Auguste, Edouard III, Charles Quint, Louis XIV, Napoléon, Guillaume II, Hitler), des généraux célèbres (Condé, Turenne, Marlborough, le prince Eugène de Savoie, Faidherbe, Pershing, Foch, Rommel et tant d’autres), les ont parcourus et s’y sont affrontés.

Les populations de notre région – qui fut littéralement un champ de bataille de l’Europe- y ont payé un lourd tribut.

Les principales batailles sont ici replacées dans leur contexte historique et international pour comprendre les motifs des affrontements et leurs conséquences. Si cette année 2014 voit la nation française commémorer quelques dates clés de son histoire : Bouvines (1214), les débuts de la terrible Grande Guerre (14-18), la Libération par les Alliés de l’occupation nazie (1944) – au cours desquelles le Nord pas de calais a été au centre des combats et soumis à  rude épreuve –  ce livre est aussi une contribution à ce qu’il est convenu d’appeler « le travail de mémoire ».

Table des matières :

-la bataille du sabis

-les batailles de Tertry et de Vinchy

-Cambrai face aux Hongrois

-la première bataille de Cassel

-la bataille de Bouvines

-la bataille de Courtrai

-la bataille de Crécy

-la bataille d’Azincourt

-les conflits de premier XVIe siècle : Guinegatte Thérouanne et Hesdin

-Turenne, Condé et les batailles de la guerre de trente ans : Rocroi, Lens, Les Dunes

-les principales batailles du règne personnel de Louis XIV

-la bataille de Fontenoy

-les batailles de la Révolution française : Hondscotte, Wattignies et Tourcoing

-la guerre de 70

-les combats de la Grande Guerre

-Mai Juin 40

-la bataille des ports

 

 

Les Provinces de France

Provinces de France.

Histoire et dynasties.

Pierre Derveaux.

Editions d’art Derveaux Saint Malo 1989.

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La France n’a pas toujours été l’hexagone que nous connaissons aujourd’hui. A vrai dire, on nous a enseigné l’histoire de l’état français comme s’il s’agissait depuis toujours du même pays. En réalité, c’est l’histoire d’une lente et patiente reconquête, fief après fief, puis d’une expansion territoriale qui a fait de la France un ensemble multinational.

L’histoire de nos provinces avant leur annexion montre une identité parfois nettement distincte. Elle est illustrée ici de généalogies de leurs anciens seigneurs, parfois souverains, et des blasons qu’elles ont souvent gardés de nos jours comme emblème.

Ouvrage en deux parties :

1-      L’héritage.

2-      L’expansion.

flandre pierre derveaux arnaud pattin

Quand le Nord devenait français…

Quand le Nord devenait français…

Jean michel Lambin.

Edition Fayard 1980.

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     Le 26 juin 1658, Louis XIV entre dans Dunkerque, la première grande ville de Flandre conquise par ses armées. Vingt ans plus tard, bien d’autres villes des Pays-Bas espagnols passent sous la domination française, pour quelques années ou jusqu’à nos jours : Avesnes, Douai, Lille, Tournai, Courtrai, Charleroi, puis Valenciennes, Cambrai, Ath, Ypres et Maubeuge.

     Pendant trois quarts de siècle, le plat pays est ravagé par la guerre. « Délivre-nous, Seigneur, de la peste, de la guerre et de la faim. » Telle va être la prière lancinante de plusieurs générations de paysans, d’ouvriers et de bourgeois du Nord.

     Le sud de la Flandre et du Hainaut, le Cambrésis deviennent français dans un climat d’hostilité générale. Le roi de France est alors « l’ennemi français ». Il lève de lourds impôts et envoie des intendants tout puissants dans les provinces. Il est l’allié des ennemis de la religion, les Turcs et les protestants. Certains disent même qu’il est athée et libertin. En somme, il est le contraire du roi d’Espagne. Par ailleurs, les villes tiennent à conserver leurs privilèges qu’elles appellent des  »libertés ». Pour toutes ces raisons, on reste fort attaché à l’Espagne d’autant que le débouché naturel des Pays-Bas est Anvers, porte du gigantesque Empire espagnol.

     Alors, il faudra beaucoup de temps, de patience et d’habilité de la part du pouvoir français pour conquérir les cœurs, après avoir forcé les murailles des villes.

 

Professeur d’histoire agrégé, Jean-Michel Lambin enseigna l’histoire durant 38 ans, dont 16 en hypokhâgne et en khâgne, il fut aussi directeur de collection de manuels scolaires d’histoire de 1981 à 2011 (environ 40 manuels parus, du Cours élémentaire à la Terminale).

 

Noms de lieux picards du Boulonnais.

Noms de lieux picards du Boulonnais.

Jacques Mahieu-Bourgain.

Editions Christian Navarro 2004.

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Qui, mieux que Jacques Mahieu Bourgain, était apte à nous faire profiter d’un nombre incalculable d’années de recherches patientes et enthousiastes sur le parler picard du Boulonnais, sur ses racines, sur sa lecture, que non seulement il ne se contente pas d’expliquer savamment, mais qu’il enrichit au fur et à mesure de sa quête.

Fier de ses origines, fier de sa connaissance, fier de son terroir, défenseur infatigable et talentueux de notre patrimoine, c’est une contribution magistrale et originale à la préservation de notre langue qu’il nous offre dans cet ouvrage.

 

Extrait :

« il n’existe pas de peuple picard comme il existe un peuple flamand, normand ou breton…l’aire linguistique picarde n’a jamais correspondu à une quelconque entité administrative et la population picardophone, issue grosso modo d’un mélange d’envahisseurs germaniques (les francs ) et d’autochtones belgo-romains, s’est répandue plus ou moins dans cet espace tant convoité et tant disputé que constituent les pays situés entre la Normandie et l’île de France au sud, la Champagne et les Ardennes à l’est et la Flandre au nord. »

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Les autres et les miens.

Les autres et les miens.

Pierre Jakez Hélias.

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Né en 1914 au bourg de Pouldreuzic, sur la baie d’Audierne, Pierre Jakez Hélias est fils de parents ouvriers agricoles. A la libération, après avoir été rédacteur en chef de l’hebdomadaire Vent d’Ouest, il est chargé à la radio d’assurer des émissions à l’intention des auditeurs de basse Bretagne.

Président de la commission nationale de folklore à la ligue de l’enseignement, il dirigeait des stages régionaux et nationaux de civilisation populaire à travers la France.

Il fut également professeur agrégé de lettres à l’École normale du Finistère, chargé de cours de celtique à l’Université de Bretagne Occidentale.

Il est l’auteur de nombreux livrets d’études et de contes, de recueils de poèmes et d’ouvrages de synthèses (le Pays Bigouden, Vivre en Cornouailles). Son ouvrage le Cheval d’Orgueil a obtenu en 1975 le prix Aujourd’hui.

« Les miens est les autres » est un recueil de contes et de récits. La matière de ce livre a été recueillie par l’auteur pendant qu’il poursuivait l’inventaire de sa civilisation maternelle dont il devait superbement témoigner dans « le cheval d’orgueil ».

Les mêmes traits et le même ton s’y reconnaîtront sans peine mais nuancés, diversifiés, du seul fait que la quête à débordé le cadre du pays bigouden. Il évoque encore les mœurs de son pays, mais il nous fait surtout plonger dans le monde des contes, récits qu’il a recueillis ici et là pendant douze ans.

Toute l’essence d’une culture bretonne s’exprime ainsi à travers ces récits qui faisaient le contenu même des traditionnelles veillées. Entre le vrai et l’imaginaire, on apprend ainsi à « démêler la surréalité bretonne de son masque raisonnable. » « A mesure que le temps passe a dit Pierre Jakez Hélias, je me persuade de plus en plus que ces contes valent toutes les légendes du monde. »

 

Les Creux-de-maisons.

Ernest Perochon

Les Creux-de-maisons.
Editions du Rocher 2004.

 

ernest perrochon les creux de maison Arnaud Pattin
Les Creux-de-Maisons, roman que l’on peut qualifier de rural, si ce n’est de ruraliste, constitue l’un des ouvrages les plus représentatifs des centres d’intérêt et du style de son auteur, Ernest Pérochon (1885-1942). Auteur quelque peu négligé, mais non pas oublié, et dont le temps fort de la production littéraire se situe dans les premières décennies du XXe siècle. Prix Goncourt en 1920 pour Nêne, son roman le plus célèbre, Ernest Pérochon est également l’auteur de recueils de poésies, ainsi Chansons alternées, ou encore Flûtes et Bourdons. Ecrivain de la ruralité, l’auteur dépeint un monde qui n’existe plus, un monde dont les derniers vestiges ont disparu dans les années 1950 et 1960, le monde paysan français d’antan, dont l’apogée se situe entre les années 1820 et la Première Guerre mondiale. Ainsi, dans Les Creux-de-Maisons, l’auteur s’attache-t-il à relater, à conter plutôt, la vie d’un journalier et de sa famille dans une campagne de l’Ouest. Vie d’une dureté que l’on ne s’imagine plus, régie par une économie des plus strictes, l’autarcie étant la règle pour la plupart des produits de consommation courante. Et, à travers le personnage principal du roman, Séverin Pâtureau, c’est tout le petit monde d’une campagne française, avec son bourg et ses villages, que l’on découvre : les tenaces jalousies paysannes, la langue savoureuse où français et patois se mêlent insensiblement, les drames de la pauvreté avec son cortège de malheurs familiaux. Très grand roman paysan, Les Creux-de-Maisons offre au lecteur une immersion totale dans un univers historiquement encore proche, mais ô combien éloigné du nôtre par ses conditions de vie.

un roman qui m’a déchiré l’âme…

 

Terres de mémoire

Terres de mémoire

Ma Bourgogne

Le toit du monde occidental.

Henri Vincenot

Interviews d’Alfred Mignot.

Photographies de Gyula Zarand.

Editions universitaires Jean Pierre Delarge, 1979.

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De très grands écrivains d’aujourd’hui racontent de façon très libre dans chacun des livres de cette collection les souvenirs qu’ils ont de leurs terres d’enfance et de leurs racines, en ce qu’ils ont compté pour la création de leur personnalité et de leur œuvre.

Après André Dhôtel, l’Ardennais, voici Henri Vincenot, le Bourguignon, né en 1912, l’auteur célèbre de « la billebaude » et du « Pape des escargots » qui nous invite ici sur ses terres de mémoires, son chemin des étoiles.

La Bourgogne. La seule région de France qui ait un masculin : le Bourgogne. De ce vin là comme de celui, « raide », de son Arrière-Côte, Henri Vincenot est fier, en authentique Bourguignon. Mais à toujours parler de ce vin, qui a conquis le monde, on ne songe guère à tous les autres plaisirs qu’une civilisation lente, paysanne, forestière et artisanale était capable de procurer à ses adeptes.

Poursuivant ici le travail mis en évidence par « la billebaude » et le « pape des escargots » -raconter ses racines- Henri Vincenot défriche pour nous les taillis de notre inculture citadine. Sur les sentiers, il retrouve l’empreinte du grand noir, le sanglier seigneur des forêts morvandelles ; sur les chapiteaux des églises romanes, il décrypte des messages oubliés ; à table, il nous rappelle que bien manger et bien boire, c’est communier avec Dieu.

De cet homme qui ne prétend avoir aucun message à délivrer, mais qui tient à témoigner, nous apprenons que, contrairement à la fable, les gens heureux ont une histoire. Et avec leur « r » qui roule, leur Vouivre, leurs vins, leurs plats, leurs Saints et leurs racines, les Bourguignons ont su conserver, malgré la modernité –contre elle ?- l’instinct du bonheur.

 

Extrait :

« allez dans les auberges, le soir, une fois que le fumier a été tiré, que les vaches ont été soignées : vous y verrez ceux qui viennent boire le canon et jouer la partie de tarot. Je me demande en quoi on peut trouver dans leur type une quelconque influence « romaine » ?

Chaque communauté a son sobriquet. On nous appelle aussi les  « môssieurs ». C’est plus récent. « Pêle-chien », c’est moyenâgeux. Ça veut dire que les gens de chez nous iraient jusqu’à peler les chiens. On dit maintenant : « ils tondraient un œuf ». « il ne faut rien laisser perdre » : c’est presque la devise du village !

C’est aussi la mienne. Bien que nous soyons follement imprévoyants et négligents, par folles bouffées…Gaulois, quoi ! »

 

 

 

 

 

Un destin corse.

Un destin corse.

Le maquis ardent.

Alain Orsoni.

Jean Claude Gawsewitch éditeur 2011.

un destin corse arnaud pattin

Aujourd’hui président respecté du club de football de l’AC Ajaccio, Alain Orsoni a un parcours unique : pendant plus de vingt ans, il a été l’un des acteurs majeurs du mouvement nationaliste corse. Un engagement qu’il a vécu avec passion, le plus souvent sous la cagoule du clandestin.

Militant puis dirigeant de front di liberazione naziunale di a corsica, le FLNC, Alain Orsoni a organisé de multiples attentats sur l’île de beauté et à Paris. Il a levé « l’impôt révolutionnaire » auprès des grands patrons et participé aux négociations secrètes avec l’Elysée sous Mitterrand. Il a connu la cavale, les tribunaux d’exception, la prison, la trahison aussi.

Le courage et les convictions de cet insurgé lui ont permis de tout surmonter. Y compris le pire : l’assassinat de son frère Guy en juin 1983 par des voyous et des barbouzes au service d’officines secrètes, un évènement dont le dénouement marque la fin du Maquis ardent, première partie de cet extraordinaire Destin corse.

A travers la vie tumultueuse et passionnante d’Alain Orsoni, l’héroïne de cet ouvrage est aussi la Corse, cette magnifique terre perdue entre ciel et mer, si peu habitée que parfois elle paraît vierge mais dont le petit peuple a donné au monde tant de personnages hors du commun.

Alain Orsoni est l’un des leaders historiques du mouvement nationaliste corse. Après plusieurs années passées à l’étranger, il a retrouvé son île en 2008 afin de présider aux destinées de l’AC Ajaccio.

 

 


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