Page d'archive 3

Guerre et société en France en Angleterre et en Bourgogne XIVe-XVe siècle.

Guerre et société en France en Angleterre et en Bourgogne XIVe-XVe siècle.

Sous la direction de Philippe Contamine, Charles Giry-Deloison et Maurice H.Keen.

Edité par le centre d’Histoire de la région Nord et de l’Europe du nord ouest 1991.

guerre et société arnaud pattin

Les treize contributions ici rassemblées constituent un « état des lieux » des travaux français et britanniques les plus récents sur la guerre de Cent ans.

Deux champs thématiques majeurs sont privilégiés : les problèmes d’organisation posés par la guerre à la fin du Moyen Age et les attitudes mentales ainsi que les réponses littéraires aux contraintes et aux malheurs de la guerre. Les préparatifs, la mobilisation des hommes, des armes et de l’argent, les réactions sociales, psychologiques mais aussi pratiques à la guerre et les changements qui en résultèrent sont examinés en détail.

Ces questions sont abordées dans un cadre géographique global accordant une large place à la Bretagne et à la Bourgogne. Les contributions s’appuyant sur des documents originaux et inédits dont nombres sont insérés en annexe.

L’ouvrage témoigne de l’intérêt que présente pour une recherche commune l’étroite collaboration des écoles historiques française et britannique.

Contributions de Philippe Contamine, Maurice H.Keen, Malcolm Vale, Elisabeth Lalou, Kenneth Fowler, Françoise Autrand, Nicole Pons, Christopher Allmand, Bertrand Schnerb, Monique Sommé, Michael Jones, Pierre Pégeot.

361 pages

Index de noms propres

Cartes.

 

 

Armorial de Bellenville.

Armorial de Bellenville

Edition du gui 2004.

Préface de Michel Pastoureau et Michel Popoff.

armorial de bellenville arnaud pattin

Parmi les quelques 350 armoriaux que le Moyen Age nous a laissés, l’armorial de Bellenville occupe une place exceptionnelle. Non seulement il s’agit du plus ancien recueil d’armoiries peintes sur le parchemin conservé dans une bibliothèque publique française, non seulement il concerne l’Europe dans son ensemble, recensant 1740 armoiries provenant de vingt et un pays européens actuels, mais il compte aussi et surtout au nombre des plus beaux manuscrits enluminés produits par l’héraldique médiévale. A ces différents titres, il constitue un véritable trésor patrimonial européen et mérite d’être étudié et admiré comme tel. Or, contrairement à l’armorial de Gelre presque contemporain, son n’existence n’était jusqu’à présent connue que des seuls spécialistes d’héraldique médiévale. Et encore ceux-ci n’en avaient-ils fait la découverte, ou plutôt la redécouverte, qu’il y a une soixantaine d’années, les érudits ayant travaillé avant la seconde guerre mondiale ignorant tout de ce précieux recueil. Il fallut même attendre les années 1980 pour que ce document incomparable fasse l’objet d’une première édition. Toutes ces raisons invitaient à en publier un fac-similé accompagné d’une nouvelle édition scientifique établie selon les normes actualisées et tenant compte des derniers progrès de la recherche.

 

Cet armorial compilé vers 1364-1386 est vraisemblablement d’origine flamande et d’aucuns doutent que l’auteur soit Claes Heinen, auteur du célèbre armorial dit de Gelre qui aurait paru après l’armorial dit Bellenville.

Cet armorial appartenait au XVIe siècle à Antoine de Beaulaincourt, seigneur de Bellenville, roi d’armes de la Toison d’or. Il passa ensuite dans les mains d’Alexandre Pétaud en 1650.

 

Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, sous la cote ms français 5230. Il présente toutes caractéristiques d’un manuscrit de la fin du XIVe siècle. Il se compose de 75 feuillets de parchemin de bonne qualité, copiés et peints au recto et au verso.

armorial de bellenville  pattin arnaud arnaud pattin ®

 

Histoire de la compagnie des indes orientales.

De geschiedenis van de VOC.

Histoire de la compagnie des indes orientales (en néerlandais)

Femme Gaastra.

Walburg Pers Zutphen 2002.

de geschiedenis van de voc arnaud pattin

Il y a quatre siècles, la compagnie des Indes orientales (Verenigde Oost Indische Compagnie, VOC) établissait un monopole pour la navigation vers l’Asie. La VOC fut la plus grosse entreprise maritime du monde aux 17 et 18 ème siècles. Avec le commerce des épices comme le poivre et la cannelle et plus tard également avec des produits comme la soie, le thé et la porcelaine, la VOC Nederland apporta une période d’expansion économique et culturelle incomparable.

A l’occasion du jubilé 2002 de la VOC est paru l’Histoire de la VOC de Femme Gaastra, dans une édition richement illustrée. L’auteur éclaire dans cet ouvrage qui fera autorité, toutes les facettes de cette entreprise unique. Pourquoi par exemple, y avait-il autant de pouvoir politique accordé à une entreprise commerciale naissante ? Quelle forme de gestion fut choisie ? Comment fut financée la VOC , comment les hommes construisaient-ils leurs bateaux et comment furent organisé près de 5000 voyages vers l’Est ? Comment choisir 10000 volontaires européens pour travailler pour la VOC et donc à voyager à travers de nombreuses difficultés et risques ? Comment étaient les conditions de travail à bord et en quoi consistait l’aide militaire ?   etc etc…

Le texte est enrichi de très nombreuses et uniques illustrations.

 

Femme Simon Gaastra, (Leeuwarden, 23 juillet 1945) est un historien néerlandais et ancien professeur d’histoire maritime à l’Université de Leiden.

Vier eeuwen geleden verkreeg de Verenigde Oost-Indische Compagnie (VOC) het monopolie voor de vaart op Azië. De VOC werd het grootste scheepvaart- en handelsbedrijf van de wereld in de 17de en 18de eeuw. Met de handel in specerijen als peper en kaneel en later ook producten als zijde, thee en porselein bracht de VOC Nederland een periode van ongekende economische en culturele voorspoed.
Ter gelegenheid van het VOC-jubileumjaar 2002 verschijnt De geschiedenis van de VOC van de hand van Femme Gaastra in een speciale rijk geïllustreerde editie. De auteur belicht in dit gezaghebbende standaardwerk alle facetten van dit unieke bedrijf. Waarom werd er bijvoorbeeld zoveel politieke macht verleend aan een in opzet commercieel bedrijf? Welke bestuursvorm werd gekozen? Hoe werd de VOC gefinancierd, hoe bouwde men schepen en hoe organiseerde men de bijna 5.000 reizen naar de Oost? Waarom kozen tienduizenden Europeanen vrijwillig voor werk bij de VOC en dus voor reizen vol ontberingen en grote risico’s? Hoe waren de arbeidsomstandigheden aan boord en wat hield de militaire ondersteuning in?
Gaastra laat aan de hand van veel historisch materiaal zien hoe groot het werkterrein van de VOC was, in welke producten werd gehandeld en welke winsten er in die bijna twee eeuwen werden gemaakt. Maar ook: hoe met vaak harde middelen oorlog werd gevoerd, concurrenten werden verdreven of leveringen van specerijen werden afgedwongen.
De tekst is verrijkt met vele vaak unieke illustraties. Nu ook in kleur en met tabellen vol interessante informatie. De geschiedenis van de VOC is een boek dat op boeiende en zeer toegankelijke wijze de opkomst, bloei en neergang laat zien van de VOC, een omvangrijk handelsimperium dat werd bestuurd door Nederlandse kooplieden van internationale allure.

voc_arnaud pattin

 

Bushidô, le code du samouraï

Bushidô, le code du samouraï

Inazo Nitobe

Guy Trédaniel éditeur 2013.

bushido arnaud pattin

Les samouraïs font à la fois rêver et trembler. Ils représentent l’une des incarnations les plus puissantes de l’héroïsme masculin, au sens noble du terme, de par leur soumission à un code d’honneur et de vertus irréprochables, en suivant le bushidô, la voie du chevalier-guerrier.

Ils éclairent l’âme d’un Japon qui, après la tragédie d’Hiroshima et de Nagasaki au XXe siècle, a fini par opter pour la paix intérieure et l’harmonie, renouant ainsi avec son passé le plus ancien et le plus fécond.

Un livre des plus complets sur le sujet, présentant les sept grandes vertus confucéennes, associées au bushidô : Droiture – Courage – Bienveillance – Politesse – Sincérité – Honneur – Loyauté.

– Une vision éclairée des samouraïs, de leur initiation, de leur culture, leur philosophie et leur influence pendant des siècles. – Une édition remarquable du célèbre texte de Inazô Nitobe.

 

Reliure traditionnelle chinoise

Ce livre a été fabriqué selon les procédés traditionnels de reliure, suivant une technique développée sous la dynastie Ming (1368-1644), employée jusqu’à l’adoption de la reliure occidentale au début du XXe siècle. Dans la reliure traditionnelle chinoise, les feuilles de papier sont imprimées seulement sur une face. Chaque feuille est pliée en deux, l’impression étant sur l’extérieur. Le paquet  de feuilles est ensuite protégé par deux plaques rigides, l’ensemble est perforé puis cousu près de la tranche.

 « la chevalerie est en elle-même la poésie de la vie » Schlegel, philosophie de l’Histoire.

Prier et combattre

 

Dictionnaire européen des ordres militaires au moyen âge.

Sous la direction de

Nicole Bériou et

Philippe Josserand

Fayard 2009.

prier et combattre arnaud pattin

 

C’est dès 2002 que s’est ouvert le grand chantier du Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge. Coordonné par Nicole Bériou (université Lyon-II et Institut universitaire de France) et par Philippe Josserand (université de Nantes), cet ouvrage se fait l’écho du dynamisme d’un champ historiographique en plein renouveau, en intégrant mieux qu’ils ne le sont les frères de ces institutions – Templiers, Teutoniques, Hospitaliers et autres Calatravans : ils  furent plusieurs dizaines –, aux préoccupations des connaisseurs et des amateurs du Moyen Âge. Cette mine de documentation, à l’intersection de l’histoire militaire, spirituelle, politique (sans oublier l’architecture et l’urbanisme) s’étend dans l’espace du Proche-Orient des croisades aux pays Baltes des Teutoniques, des commanderies templières d’Angleterre jusqu’à l’Espagne et au Portugal de la Reconquista, et couvre quatre ou cinq des siècles les plus fascinants du Moyen Âge.
Autour d’historiens français reconnus, une équipe a travaillé pendant plusieurs années, rassemblant plus de 200 collaborateurs issus de quelque 25 pays dont huit de l’Union Européenne (Allemagne, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, Royaume-Uni). Des nombreux échanges qui ont permis de confronter des traditions historiques s’ignorant souvent, un ouvrage exceptionnel est né qui compte 1 120 entrées traitant d’un lieu, d’un personnage ou d’une institution, ou portant au contraire sur l’ensemble des ordres dans une perspective thématique.
Précédé d’une ample introduction historique d’Alain Demurger, spécialiste des Templiers, pourvu de renvois, de bibliographies et d’index, le Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge donne aussi, loin des stéréotypes du Templier avaricieux ou du Teutonique cruel, au public le plus large – ceux que font trembler le supplice et la spoliation des Templiers, rêver le film d’Eisenstein sur Alexandre Newski, les ruines du krak des chevaliers  – l’occasion de mieux comprendre des institutions qui comptent au nombre des créations les plus originales du Moyen Âge. Sans oublier ici ou là, de prodigieux destins.

240 auteurs

1128 entrées

1032 pages

136 illustrations

40 cartes et 19 plans

1 cahier hors texte de 8 pages couleur.

Le must au sujet des ordres combattants !!!

 

Jean Giono, oeuvres.

Jean GIONO :

Oeuvres. 1) Hommage à Jean Giono, par Marcel Achard. – Regain – Le serpent d’étoiles. 2) Que ma joie demeure. 3) Jean le Bleu – Mort d’un personnage. 4) Un de Baumugnes – Les vrais richesses. 5) Colline – Triomphe de la vie.

Editions Rombaldi. Collection Les Immortels chefs d’œuvre. 1969-1970. Complet en 5 volumes in 8 relié simili cuir vert décoré. 260 pages environ par volume. Avec des illustrations hors texte en couleurs par : Yves Brayer, Jean Commère, Jacques Deperthes, Gérard Passet, Gaston Barret, Gérard Economos.

GIONO arnaud pattin.jpg

 

Peut-on parler de spiritualité chez Giono ? La question est posée par l’un de ses biographes, Jean Carrière, qui répond « Oui, dans la mesure où celle-ci lui est venue non comme une expérience délibérée, mais comme une lente maturation à jouir des choses sans les posséder. ». Et cet esprit de jouissance-dépossession, qui s’apparente au carpe diem des antiques sagesses, accorde à celui qui s’y livre sans réserve et sans fausse pudeur, selon les propres termes de l’auteur, un sentiment de libération païenne :

« Ce n’est pas seulement l’homme qu’il faut libérer, c’est toute la terre… la maîtrise de la terre et des forces de la terre, c’est un rêve bourgeois chez les tenants des sociétés nouvelles. Il faut libérer la terre et l’homme pour que ce dernier puisse vivre sa vie de liberté sur la terre de liberté [...] Ce champ n’est à personne. Je ne veux pas de ce champ; je veux vivre avec ce champ et que ce champ vive avec moi, qu’il jouisse sous le vent et le soleil et la pluie, et que nous soyons en accord. Voilà la grande libération païenne. »

Cet appel à la libération de l’homme et de la terre s’inscrit en faux contre l’injonction biblique de prise de possession de la terre et de ses animaux par l’homme. Il est aussi une invitation à renouer pleinement avec les joies du corps, la sensualité naturelle, longtemps niée ou occultée par la morale chrétienne :

« J’ai pris pour titre de mon livre le titre d’un choral de Bach : Jésus, que ma joie demeure ! Mais j’ai supprimé le premier mot [...] parce qu’il est un renoncement. Il ne faut renoncer à rien. Il est facile d’acquérir une joie intérieure en se privant de son corps. Je crois plus honnête de rechercher une joie totale, en tenant compte de ce corps, puisque nous l’avons. »

Le paganisme de Jean Giono apparaît, dès les premiers romans écrits à la fin des années 1920, sous la forme d’une vision panthéiste qui replonge les êtres au cœur du cosmos étoilé, mais aussi par la perception d’un sentiment tragique de la vie inspiré notamment par sa lecture enthousiaste des récits homériques dès la plus tendre enfance :

« Je lus L’Iliade au milieu des blés mûrs. [...] C’est en moi qu’Antiloque lançait l’épieu. C’est en moi qu’Achille damait le sol de sa tente, dans la colère de ses lourds pieds. C’est en moi que Patrocle saignait. C’est en moi que le vent de la mer se fendait sur les proues »

La violence inspirée par une lecture sensuelle du récit homérique traverse toute l’œuvre de Jean Giono. Qu’on pense, par exemple, à la fin tragique de Que ma joie demeure, ou, trente ans après, à la rivalité mortelle qui oppose les deux frères de Deux cavaliers de l’orage. Elle est assumée sans jugement moral, et sans jamais faire ombre à la profonde joie païenne de celui qui ne croyait pas au problème résolu pour tout le monde ni au bonheur commun, mais qui disait : « Je crois que ce qui importe c’est d’être un joyeux pessimiste. ».

DSC_0741          DSC_0740

 

Guide secret de la Picardie

Guide secret de la Picardie.
René Gast et Guillaume Rateau.
Editions Ouest France. 2011.

guide secret de la picardie arnaud pattin
Terre frontière, la Picardie a su édifier, malgré la barbarie des guerres et des invasions qui l’ont ravagée durant des siècles, une culture d’une incomparable richesse. A chaque âge de l’humanité s’y est inventée une nouvelle civilisation, dont chacune a constitué le terreau sur lequel la suivante s’est construite, donnant naissance à un immense corpus de mythes, de croyances et de légendes. Chasseurs paléolithiques et chevaliers féodaux, serfs réfugiés dans leurs villes souterraines ou leurs églises fortifiées, bourgeois défiant du haut de leurs beffrois la toute-puissance de leurs seigneurs, bâtisseurs de cathédrales, sorcières au bûcher, utopistes inventant la cité idéale, combattant obscurs de la Caverne du Dragon…Cette longue chaîne humaine a forgé la très ancienne mémoire picarde, dans laquelle sont encore enfouis d’étranges secrets…

Très nombreuses illustrations. 143 pages.

 arnaud pattin ©

saint vulfran arnaud pattin Saint Vulfran (Wulfram) à Abbeville.

Le Mont des Cats.

Le Mont des Cats.

La trappe des Flandres.

Christine Hanscotte-Proust

Editions de la Voix du Nord 2005.

mont des cats arnaud pattin

Depuis 1826, le mont des Cats est couronné d’un monastère trappiste héritier des couvents cisterciens de la Flandre médiévale. Dans ce lieu de paix soumis à la clôture, une communauté d’hommes a choisi de vivre selon la règle de Saint Benoît conjuguant silence, travail manuel et prière.

Aujourd’hui, l’abbaye Sainte Marie du Mont vit grâce aux revenus d’une fromagerie réputée et rayonne d’une spiritualité monastique qui s’étend par delà nos frontières et la place parmi les hauts lieux du patrimoine religieux du Nord de la France.

Christine Hanscotte Proust est assistante qualifiée du patrimoine archives. En 1990, elle a rédigé son mémoire de maîtrise d’histoire sur l’abbaye du mont des Cats, sous la direction d’Yves Marie Hilaire (université de Lille III). Depuis, elle a déjà publié sur ce sujet dans la revue « l’information historique » et les « annales des Pays Bas français » (1995).

Nombreuses illustrations, fascicule de 50 pages.

La Toison d’or

La Toison d’or : notes sur l’institution et l’histoire de l’ordre (depuis l’année 1429 jusqu’à l’année 1559)

Par  Kervyn de Lettenhove, Henri Marie Bruno Joseph Léon, baron, 1817/1891.

Edité par  G. van Oest à Bruxelles en 1907.

Noms des chefs et souverains et des chevaliers de la Toison d’or depuis 1429, date de la fondation de l’ordre jusqu’en 1559, date du 23e chapitre (p. 89-102)

incluant des notices biographiques.

arnaud pattin

Ce volume, publié à l’occasion de l’Exposition de la Toison d’or à Bruges, est une excellente mise au point de ce qui a été publié sur l’histoire de cet ordre. On sait qu’il fut créé, le 10 janvier 1430, à Bruges, par Philippe le Bon, le jour de son mariage avec Isabeau de Portugal. Quelles furent réellement les intentions du duc de Bourgogne? Était-ce dans l’espoir d’organiser plus sûrement une nouvelle croisade? Il est certain qu’il voulait depuis longtemps venger l’échec du comte de Nevers en 1396. N’avait-il pas d’ailleurs, en 1453, au milieu de ce célèbre Banquet du Faisan, déclaré formellement son intention de combattre les Turcs ? Mais, en instituant la Toison d’or, Philippe le Bon avait surtout, très probablement, un but politique. C’était un moyen de grouper autour de lui les barons les plus riches et les plus vaillants contre les communes de Bruges et de Gand. Les chevaliers de la Toison d’or pouvaient faire partie du conseil privé du souverain qui s’engageait formellement à n’entreprendre aucune guerre sans leur avis. La plus grande bravoure était exigée d’eux. Toute défection ou fuite devant l’ennemi entraînait la perte du collier, et, à chaque chapitre, on faisait une minutieuse enquête sur la conduite de chaque chevalier et même sur celle du duc. En 1468, six remontrances sont adressées à Charles le Téméraire; Philippe II, dans la suite, sera blâmé « d’employer trop de temps à sa toilette, d’être prolixe dans l’expédition de ses affaires et lent dans ses conclusions ».

A l’occasion de chaque chapitre, on organisait de brillants cortèges, des joutes et des tournois, suivis de repas somptueux. Philippe le Bon et Philippe le Beau étaient d’habiles jouteurs, et, parmi les plus illustres chevaliers qui se distinguèrent dans ces fêtes, il faut citer le fameux Jacques de Lalaing, qui, pendant une année entière, attendit au pas de la Fontaine des Pleurs les chevaliers de France, d’Angleterre, d’Ecosse et d’Espagne, qui se rendaient au jubilé de Rome, et en vainquit successivement vingt-deux.

L’illustration du livre de M. Kervyn de Lettenhove est assez abondante; on y trouve reproduites quelques-unes des œuvres d’art les plus importantes de l’Exposition, par exemple le fameux buste en bronze de Philippe le Bon, dont l’auteur est malheureusement inconnu et qui appartient au roi de Wurtemberg; les portraits de Charles le Téméraire, d’après une miniature du « Livre des statuts de la Toison d’or» (xvie siècle, collection Norris, à Londres); de Marguerite d’York, par Hans Memling (collection Leo Nardus, à Suresnes); de Philippe le Beau (collection royale de Windsor; à comparer avec celui du Louvre); de Charles-Quint, assez jeune, attribué à Bernard Van Orley (musée de Budapest) ; de Ferdinand Alvarez, duc d’Albe (musée de Bruxelles et collection du duc d’Albe, à Madrid). Enfin, on ne saurait oublier de citer les célèbres tapisseries bruxelloises représentant la conquête de Tunis par Charles-Quint, exécutées par Guillaume Pannemaker, d’après les cartons de Jean Vermeyen, qui avait suivi l’empereur sur le champ de bataille (Musée impérial de Vienne). Toutes ces richesses, qui avaient été réunies à Bruges, prouvent que, « si les Pays-Bas ont eu au xve siècle le privilège d’un art brillant, ils le doivent en grande partie à la protection que les chefs et souverains de la Toison d’or et leurs plus illustres chevaliers accordaient aux peintres, sculpteurs, orfèvres et ouvriers d’art. Ceux-ci ne trouvaient- ils pas, dans les fêtes superbes données lors de la réunion des chapitres, l’occasion de montrer leurs talents, et n’y recevaient-ils pas les encouragements les plus précieux »? Philippe le Bon, devenu le dominateur de presque tous les Pays-Bas, avait éclipsé par son faste la cour de France elle-même, et l’on peut dire qu’à aucun moment peut-être l’art ne fut appelé à concourir d’une façon plus éclatante à la splendeur d’un règne.

 arnaud pattin©

 

.

 

Armes et combats dans l’univers médiéval.

Armes et combats dans l’univers médiéval.

Claude Gaier.

Edition de boeck  1995.

armes et combats dans l'univers médiéval claude gaier pattin ar

La société médiévale, d’essence militaire, a accordé aux phénomènes guerriers et à l’armement une place de choix. Cependant, peu d’études leur ont accordé la reconnaissance et l’éclairage suffisants. Ce présent recueil rassemble un choix de vingt huit articles de Claude Gaier, publiés au cours des trente dernières années sur des sujets variés, dans le cadre de l’art militaire et de la technique des armes, du Haut Moyen Age au début du XVIe siècle.

A la croisée de l’histoire et de l’archéologie, ces études, dispersés dans diverses publications, sont ici mises en perspective et s’articulent autour de sept thèmes : des batailles rangées (ou qui le sont moins), les armées et la tactique, la typologie et l’usage des armes, la fabrication et le commerce des armes, les fortifications, la part des mentalités et l’imaginaire de l’armement.

Ainsi structuré, l’ensemble de ces sujets constitue une contribution majeure de notre temps à l’historiographie médiévale.

En outre, la bibliographie complète de C.Gaier, avec plus de trois cents livres, articles et comptes rendus, révèle les centres d’intérêt multiples de cet auteur, passionné principalement d’histoire et d’archéologie militaires et de l’armement, ainsi que de l’évolution des techniques.

Claude Gaier.

Docteur en histoire de l’université de Liège où il s’est signalé, de bonne heure, par l’originalité de ses études sur l’histoire militaire et l’armement, il est l’auteur de plus de trois cents publications dans ces domaines. Spécialiste reconnu au plan mondial, il dirige le musée d’armes de la ville de Liège et préside l’Association internationale des Musées d’Armes et d’Histoire militaire. Médiéviste de formation, il a élargi ses centres d’intérêt scientifique et l’horizon chronologique de ses recherches en fonction des diverses activités culturelles et industrielles qu’il a exercées et continue d’exercer, autant dans sa carrière professionnelle que comme témoin et acteur de notre temps dans la Cité.

 

 


12345...7


Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus