Page d'archive 6

Le modèle occidental de la guerre.

Le modèle occidental de la guerre.

La bataille d’infanterie dans la Grèce classique.

Victor Davis Hanson.

Les Belles Lettres 1990.

Préface de John Keegan.

le modèle occidental de la guerre arnaud pattin

Les Grecs de l’âge classique n’ont pas seulement inventé l’idée centrale de la politique occidentale, la démocratie, mais aussi l’aspect majeur de la guerre en Occident : la bataille rangée d’infanterie.

Le but est identique : obtenir un résultat définitif et incontestable de la façon la plus directe et la plus efficace possible, soit le vote majoritaire pour la démocratie et le combat face à face des hoplites pour la guerre.

Appliquant une pensée totalement novatrice à l’examen des textes et de l’armement anciens, Victor Hanson  nous révèle ainsi l’éthique profonde de ce mode de combat né dans les plaines de l’Attique et qui allait devenir pour des siècles, jusqu’au conflit du Viet Nam – et même si la leçon en a été mal comprise – le modèle occidental de la guerre.

Victor Hanson nous fait aussi partager, minute par minute, ce que ressentait le combattant pris dans cet affrontement effroyable où, dans chaque camp, des milliers d’hommes poussaient vers l’adversaire ceux du premier rang, vers un carnage d’une hallucinante violence qui ne s’achevait que lorsqu’un parti rompait ses lignes dans une mortelle débandade.

 

 

Les armées blanches.

Les armées blanches.

Marina Grey et Jean Bourdier.

Editions Stock 1968.

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Décembre 1917, la révolution bolchevique vient d’avoir lieu. Partout en Russie, les soviets cherchent à étendre et à consolider un pouvoir encore précaire en brisant les oppositions. Mais, quelque part sur le Don, une poignée d’hommes, officiers pour la plupart, se rassemble pour entamer la lutte contre les nouveaux maîtres de la Vieille Russie : les « Volontaires » -qu’on appellera bientôt les « Blancs »…

Ils ne sont encore que quelques centaines, mais moins d’un an plus tard, ils seront des centaines de milliers dans toute la Russie, de la Sibérie à la Crimée et de la Baltique au Caucase. Leur guerre impitoyable et héroïque contre le pouvoir soviétique va durer trois ans. Trois ans au cours desquels ils frôleront à plusieurs reprises la victoire, manquant de prendre Moscou, parvenant jusque dans les faubourg de Saint Petersbourg, jetant Lénine au bord de la capitulation et occupant, à un moment, plus de la moitié de l’immense territoire russe.

Cette épopée si mal connue, cette phase d’histoire contemporaine qui faillit changer le destin du monde, n’avait jamais été racontée dans son ensemble.

S’appuyant en bonne partie sur des archives et des témoignages encore inédits, Marina Grey et Jean Bourdier ont voulu la faire revivre avec ses véritables couleurs et sa véritable signification.

Notons au passage que Marina Grey est la fille du général Dénikine et qu’elle fut mariée à l’historien Jean François Chiappe.

Un destin corse.

Un destin corse.

Le maquis ardent.

Alain Orsoni.

Jean Claude Gawsewitch éditeur 2011.

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Aujourd’hui président respecté du club de football de l’AC Ajaccio, Alain Orsoni a un parcours unique : pendant plus de vingt ans, il a été l’un des acteurs majeurs du mouvement nationaliste corse. Un engagement qu’il a vécu avec passion, le plus souvent sous la cagoule du clandestin.

Militant puis dirigeant de front di liberazione naziunale di a corsica, le FLNC, Alain Orsoni a organisé de multiples attentats sur l’île de beauté et à Paris. Il a levé « l’impôt révolutionnaire » auprès des grands patrons et participé aux négociations secrètes avec l’Elysée sous Mitterrand. Il a connu la cavale, les tribunaux d’exception, la prison, la trahison aussi.

Le courage et les convictions de cet insurgé lui ont permis de tout surmonter. Y compris le pire : l’assassinat de son frère Guy en juin 1983 par des voyous et des barbouzes au service d’officines secrètes, un évènement dont le dénouement marque la fin du Maquis ardent, première partie de cet extraordinaire Destin corse.

A travers la vie tumultueuse et passionnante d’Alain Orsoni, l’héroïne de cet ouvrage est aussi la Corse, cette magnifique terre perdue entre ciel et mer, si peu habitée que parfois elle paraît vierge mais dont le petit peuple a donné au monde tant de personnages hors du commun.

Alain Orsoni est l’un des leaders historiques du mouvement nationaliste corse. Après plusieurs années passées à l’étranger, il a retrouvé son île en 2008 afin de présider aux destinées de l’AC Ajaccio.

 

 

Retour aux sources.

Retour aux sources.

Cinq histoires où chacun parle avec son cœur et sa voix. Cinq nouvelles que les meilleurs élèves de l’Ecole de Brive (il manque tout de même Denis Tillinac), vous offrent avec cette façon simple et chaleureuse de, toujours, nous enchanter.

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Claude Michelet.

La mémoire des pierres.

Les maisons ont une âme…vous ne le saviez pas ? Claude Michelet vous ouvre les portes d’une demeure qui n’a rien oublié des générations qui l’ont habité. Car les pierres pleurent aussi quand on les abandonne…

Yves Viollier.

L’enfant roi.

Les jambes plâtrées à la suite d’un accident, un enfant va apprendre à vivre, immobile, aidé de l’amour infini de ses parents, des merveilleux mensonges de sa grand-mère et …de la brouette de son grand-père Elie.

Jean Guy Soumy.

La photographie.

Un vieil homme. Une photo de presque un siècle. Sur le cliché, une classe. Dans cette classe, vingt-sept filles. Parmi elles, sa mère, morte quand il n’avait que huit ans. Mais comment la reconnaitre dans tous ses visages ? Il doit savoir…

Colette Laussac.

Y vivre et y mourir.

L’histoire d’une vie, celle de Marie qui voulut oublier ses racines et sa terre pour des rêves d’ailleurs. L’histoire d’une maison, celle de son enfance…et de sa mort.

Michel Peyramaure.

Détruire Fontfroide.

On ne choisit pas sa maison, c’est elle qui nous appelle. Mais lorsque celle-ci ne vous accepte plus, ne peut plus vous voir en peinture, faut-il la quitter ou…la détruire ?

 

 

 

 

 

Une Flandre à la française.

Une Flandre à la française.

L’identité régionale à l’épreuve du modèle républicain.

Benoit Mihail. Editions Labor 2006.

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Parce qu’elle choisit délibérément de rompre avec le passé, la Révolution française inaugure un siècle et demi de débats animés sur la place de l’histoire dans la société et sa fonction dans la constitution d’une identité nationale. Avec le temps se dessine l’image d’une France à la fois une et multiple, riche d’un passé propre mais aussi des passés singuliers des régions qui la constituent. Progressivement aussi, la référence à l’histoire se transforme, change de sens au point parfois de servir des idéologies aux antipodes de celles des pères fondateurs de l’identité républicaine. A telle enseigne que l’effondrement du régime de Vichy, après la guerre, signifie la fin d’une approche du passé qui aura marqué durablement la pensée européenne…

Dans ce processus, la Flandre – région importante pour l’histoire de France et aussi creuset des influences latines et germaniques – va jouer un rôle décisif et pourtant encore peu connu. C’est cette histoire riche et fascinante que ce livre tâche de retracer, en privilégiant les manifestations les plus visibles de ce réveil, et en particulier l’architecture, qui en constitue sans aucun doute le plus bel héritage : tout un chapelet d’orgueilleux édifices inspirés du passé régional et qui, des deux côtés de la frontière, nous rappellent que les identités flamande, belge et française sont le produit de ce long romantisme.

Benoît Mihail est docteur en Histoire et titulaire d’une maîtrise en Histoire de l’art de l’Université libre de Bruxelles. Ancien aspirant du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS), il dirige actuellement le Service historique de la police belge.

A noter : un très bon chapitre consacré à « l’avènement du régionalisme » à la fin du XIXème siècle.

Orages d’acier.

Orages d’acier.

Ernst Jünger.

« Le livre d’Ernst  Jünger sur la guerre de 14, orages d’acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j’ai lu ; d’une bonne foi, d’une véracité, d’une honnêteté parfaite »… André Gide, Journal.

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Œuvre sans doute la plus célèbre et la plus lue d’Ernst Jünger, ce récit est le journal de guerre d’un engagé volontaire dans le conflit de 1914-1918. Fantassin, Ernst Jünger est sur tous les champs d’opération : la Champagne, les Flandres, la Somme.  Il constate et nous livre toutes les atrocités de la guerre, évoquant la vie quotidienne du soldat : la peur, la crasse, l’ennui, le courage.

Sans avancer de point de vue idéologiques ou moraux, Ernst Jünger s’applique à transcrire de façon la plus exacte et jusque dans le détail cocasse la réalité sordide de la guerre.

Il note ainsi aussi bien l’épreuve des hommes face à la mort que telle particularité concernant la population d’une localité ou le comportement des animaux sur le champ de bataille.

Ici triomphe souverainement l’art à la fois lucide et poétique d’Ernst Jünger. Un homme parle sur le ton le plus juste et le plus noble et nous le voyons découvrir dans la réalité la plus sordide un signe de l’esprit et une raison de grandeur.

Extrait :

« Le grand moment était venu. Le barrage roulant s’approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche… Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j’eusse très chaud, ma longue capote et, comme le prescrivait le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s’empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l’assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu’un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit.
L’immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge. Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l’excès de bonheur. » 

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Chronique d’une France occupée

Chronique d’une France occupée

Les rapports confidentiels de la gendarmerie 1940/1945

Jean Marie Pontaut et Eric Pelletier

Editions Michel Lafon janvier 2008

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Pendant cinq ans, de la défaire de 1940 à la capitulation allemande de mai 1945, les gendarmes ont été les greffiers de ces temps troublés. Déportations, maquis, marché noir, crimes de guerre ou épuration sauvage : ils ont observé des Français embringués dans la pièce tragique qui se jouait des terrils du Nord aux montagnes corses, de la Manche aux Alpes, des forêt du Jura aux pinèdes des Landes. Eux-mêmes ont arrêté. Certains ont résisté.

Ces milliers de rapports confidentiels, rédigés au jour le jour, portent la marque du temps. Dactylographiés, couchés sur du mauvais papier, ils ont jauni. Mais les évènements qu’ils consignent réveillent une mémoire toujours à vif.

Au terme de plus de soixante ans de sommeil, ces archives offrent un témoignage saississant et inédit de la France sous l’occupation.

 

Extrait :

Rapport du chef d’escadron Dubois, commandant la brigade de gendarmerie de Lille, sur l’état d’esprit du personnel.

Lille, le 5 juillet 1945.

Ce qui a eu le plus d’influence sur l’état d’esprit, c’est la condamnation à mort par la cour de jusitice de Béthune de l’ex-lieutenant de gendarmerie Fleurose, qui avait commandé en 1940, 1941 et 1942 la section de Lens, ainsi que la condamnation par la même cour aux travaux forcés à perpétuité de l’ex-adjudant Hennion, de la brigade de Carvin. Ces officier et sous-officier n’étaient pas exempts de toute critique au point de vue professionnel, mais ils ont surtout agi contre les bandits qui, sous le couvert de la Resistance, semaient la terreur parmi la population. Les condamnations sont jugées excessives et les officiers ont douloureusement ressenti l’atteinte portée à la considération de l’arme, attendu que seul le lieutenant Fleurose a été exécuté et que plusieurs commissaires de police, également condamnés à mort, ont eu leur peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Les officiers ont nettement l’impression que la gendarmerie est attaquée dans son ensemble par les partis extrémistes, qui savent très bien que la gendarmerie est la seule force de police susceptible d’obéir normalement aux ordres du gouvernement. Ces partis politiques cherchent donc à abattre la gendarmerie, tout au moins à la diminuer.

 

La psychologie des foules.

Gustave Le Bon

Psychologie des foules

Texte intégral présenté par Mathieu Kojasha

Le monde Flammarion 2009

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Révolutions, émeutes, barricades : les peuples européens du XIXe siècle semblaient incontrôlables jusqu’à ce que Gustave Le Bon, en machiavel des temps modernes, publie en 1895 sa « psychologie des foules ».  Fournissant les clés de compréhension des masses, Le Bon expose leur émotivité irrationnelle, leur impulsivité et leur versatilité, et montre qu’il ne leur faut qu’un meneur habile et charismatique pour s’embraser…ou se calmer.

Texte fondateur  de la psychologie collective ou traité de manipulation des foules ? Le Bon aborde ici un sujet controversé, qui lui valut la réputation d’avoir inspiré les méthodes totalitaires d’un Hitler ou d’un Staline.

Les idées exposées dans cet ouvrage, publié pour la première fois en 1895, semblèrent alors fort paradoxales. Pourtant, ce texte qui n’a en rien été modifié dans les éditions successives, est devenu un classique, traduit dans de nombreuses langues. Sa lecture et son étude sont toujours d’actualité et font partie de la formation de toutes les nouvelles générations de jeunes sociologues.

 

Un mot mieux que tous les autres, résume les divers traits mis en évidence par Gustave le Bon : la foule est irrationnelle. Pour étayer cette conviction l’auteur établit, au fil de ses descriptions, une suite d’équivalences : la foule, produit d’une forme d’hypnose collective, fait ressortir le féminin et l’infantile, c’est une individualité qui se compare au « primitif », au « sauvage », bref au « barbare ». En somme, par « le fait seul qu’il fait parti d’une foule, l’homme descend donc plusieurs degrés sur l’échelle de la civilisation. Isolé, c’était peut être un individu cultivé, en foule c’est un instinctif, par conséquent un barbare. Il a la spontanéité, la violence, la férocité des êtres primitifs ». à l’inverse des philosophes qui voient dans la modernité l’avènement de l’individu et de la raison, Le Bon souligne que c’est la déraison qui règne sur l’ère de la foule ».

 

 

 

 

L’année terrible

Souvenirs de l’Année terrible : (1870-1871)

Broché – édition Ramsay 22 septembre 2010

de Georges Le Tervanick.

guerre de 1870

guerre de 1870

 

En décembre 1908, Jules Garçon, jeune écrivain originaire de Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais, termine, sous le pseudonyme de Georges le Tervanick, la transcription des souvenirs de Dominique Thelliez relatifs à son engagement dans la guerre franco-prussienne de 1870. Car il faut dire que son enfance, comme tant d’autres, a été bercée par les récits de cette guerre et, sans doute, par nombre de couplets revanchards ayant pour thème l’Alsace et la Lorraine. Jules Garçon entend donc témoigner à la fois des souffrances et du désarroi de toute une génération, celle de ses grands-parents, et de la modeste grandeur de deux hommes : Dominique Thelliez,  » un vieux, brave troupier « , et Léopold Foulon, son propre grand-oncle,  » mobile  » du Pas-de-Calais. Deux  » obscurs « , acteurs à peine, mais témoins actifs, attristés souvent, souvent malicieux, discrètement critiques, de cette campagne lamentable où les humbles, servirent de pions dans le jeu de dirigeants politiques et militaires d’une confondante incompétence. A travers la parole de Dominique Thelliez, recueillie et rapportée directement, et la correspondance de Léopold Foulon avec sa sœur et son beau-frère, la rancœur contre le Prussien fourbe et cruel se dévoile sans fard. Jules Garçon et ses témoins se font souvent l’écho des lieux communs, des préjugés de leur temps, de leur milieu provincial et rural. Et lorsque l’horreur s’exprime librement au spectacle d’un passage par les armes, il s’agit d’une réaction purement humaine, compassionnelle, exempte de toute analyse politique. Conservé depuis un siècle par les descendants de Jules Garçon, ce cahier, illustré et relié de sa main, était demeuré inédit.

 

L’ouvrage se compose de trois parties :

I-récit d’un vieux troupier

II-lettres d’un mobile

III-coup d’œil rétrospectif sur l’année terrible dans le pays d’Hesdin, de Saint pol et de Frévent.

Plein d’anecdotes cocasses et d’expressions vernaculaires des Flandres.

Extrait (p.95) :

« C’est aujourd’hui le marché à Gournay. Depuis 8 heures il pleut à verse, je ne sais si je pourrai aller porter mes lettres à la poste. J’irai quand même…et puis je sens que j’ai faim –il est une heure- je vais tâcher de manger 2 harengs. Tout ce qui m’ennuie dans ce pays c’est qu’on n’y boit pas de bières… »

 

Une chronique des croisades

Une chronique des croisades

les passages d’outremer

fac-similé du manuscrit de 1474 enluminé par Jean Colombe

édition complète adaptée et commentée par Thierry Delcourt, Danielle Queruel et Fabrice Masanès.

L’impression a été effectuée d’après l’original de la bibliothèque nationale de France par Taschen 2009.

chronique des croisades les passages d'outremer arnaud pattin 

 

 

Le magnifique manuscrit dont nous présentons le fac-similé est aujourd’hui conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, à Paris, sous la cote Français (fr.) 5594. Il s’agit d’un livre copié à la main, par un scribe dont le nom nous est inconnu, et illustré sous la direction de l’un des plus grands peintres-enlumineurs de son temps, Jean Colombe, qui exerça son activité à Bourges entre 1465 environ et 1493. sa réalisation a été commandée par l’un des grands personnages du temps, un des principaux serviteurs du roi Louis XI, Louis de Laval-Châtillon : il vécut de 1411 à 1489 et a donc connu la fin de la guerre de Cent Ans et le relèvement du royaume après la victoire définitive de Charles VII sur les anglais en 1453.

Le texte contenu dans le manuscrit est intitulé « les passages d’Outremer ». Il s’agit d’une histoire des croisades, œuvre du chapelain et secrétaire de Louis de Laval, Sébastien Mamerot, qui l’a écrite à la demande de son maître, entre 1472 et 1474. Le manuscrit reproduit est sans doute de très peu postérieur à l’achèvement de la rédaction du texte, car le style encore un peu sec des enluminures incline à le placer assez tôt dans la carrière de Jean Colombe, dans les années 1470.

« les passages d’outremer » racontent l’histoire des croisades, depuis l’expédition mythique de Charlemagne pour délivrer Jérusalem des Arabes, jusqu’à l’une des dernières tentatives militaires des chrétiens contre les Turcs, qui aboutit à la défaite de Nicopolis en 1396. Le récit de Sébastien Mamerot combine donc des éléments légendaires et des données historiques.

 


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